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Pour la sortie de son premier album solo "Subliminal" en 2013, Maître Gims n'avait accordé que peu d'interviews. Ce qui ne l'a pas empêché d'en vendre plus de 800.000 exemplaires. Un carton ! Mais pour promouvoir son nouvel opus intitulé "Mon cœur avait raison", l'interprète des tubes "Bella" ou "Longue vie" a décidé de sortir de sa tanière pour livrer quelques pans de sa vie. Ainsi, dans le magazine Gala, on apprend que l'artiste s'est marié alors qu'il était âgé de seulement 19 ans. « Je suis père de quatre enfants, ma seule obsession est d'être présent pour eux. Le temps passe vite et les problèmes peuvent arriver si l'on est trop absent » a-t-il expliqué, admettant qu'il a déjà « craqué » et failli tout « plaqué ». Les affres de la célébrité..
"Je ne suis plus un noir comme les autres"
Même si sa famille lui permet de « garder la tête froide », Maître Gims considère effectivement qu'un succès aussi « brutal » que le sien « brise beaucoup de choses » et « rend parano ». C'est ce qu'il a bien voulu admettre à l'antenne de la radio RTL, après avoir assuré qu'il a pris conscience de l'impact de sa musique auprès de la jeune génération : « J'ai rencontré pas mal de jeunes. Tant qu'ils sont touchés par les textes, que ça change des vies... C'est quelque chose qui te tombe sur les épaules. Tu n'écris plus de la même façon. Cela te remet sur un chemin un peu plus droit ».
Rappelant qu'on peut-être « rappeur » et « gentil », sans doute en écho à l'image que renvoient certains artistes comme Rohff et Booba, ce natif de Kinshasa (Congo) replonge dans son enfance compliquée pour nous inviter à entrevoir l'homme qu'il est devenu aujourd'hui et mieux comprendre les textes de son nouvel opus. « On a vécu dans les ghettos français. J'ai été placé à gauche à droite, tout comme mes quatorze frères et sœurs, puis j'ai erré de squat en squat, changé d'école une bonne quinzaine de fois. J'étais dans une situation terrible, sans stabilité ni domicile fixe jusqu'en 2008 » a-t-il décrit à nos confrères de Gala, garantissant qu'il est « difficile de grandir en tant qu'immigré ». « Tu as l'impression que les noirs et les arabes c'est terrible » a-t-il lâché, soulignant néanmoins qu'il n'est « plus un noir comme les autres » désormais, puisque selon lui « un immigré, un Africain, un noir connu dans toute la France, il n'est plus pareil » : « Il n'est plus vu de la même façon » a-t-il conclu.