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Chronique d'album
dimanche 30 août 2015 12:24

Maitre Gims, Foals et Jess Glynne : 3 albums au banc d'essai

Chaque semaine désormais, Pure Charts passe en revue trois albums incontournables du moment pour un débrief en quelques lignes. Cette semaine, la rentrée est très chargée avec la sortie de "Mon coeur avait raison" de Maître Gims, "What Went Down" de Foals ou encore "I Cry When I Laugh" de Jess Glynne. Verdict !
Crédits photo : Montage Pure Charts

Maître Gims | "Mon coeur avait raison"


Longue vie. A ceux qui en doutaient encore, Maître Gims est une véritable machine à tubes. Qu'on n'aime ou pas le personnage ou sa musique, le chanteur, rappeur et producteur prouve encore une fois son talent à faire danser les foules ("Laissez passer") et même à émouvoir ("Mon coeur avait raison"), grâce à des titres pensés pour les radios. La première face du double album, plus pop, répète la recette du succès de "Subliminal". Les productions implacables sont légion, il multiplie les influences, parfois très américaines ("Habibi"), demande avec intelligence au public et aux médias de lui pardonner ses erreurs sur le réussi "Contradiction", et on retrouve même l'ambiance latine de "Bella" sur "Hasta Luego", où l'artiste s'imagine comme Zorro, motivé à donner aux pauvres. Les hits potentiels s'alignent avec une facilité déconcertante ("Tu vas me manquer", ") même s'ils sont globalement déjà sortis. Petite déception : "Je te pardonne", le duo avec Sia, n'est pas aussi explosif qu'attendu, et sa version solo est largement meilleure, plus cohérente. JG

Ça ressemble à "Subliminal" volume 2
A écouter : "Brisé", dévastateur, pop et radio-friendly. Bref, accrocheur
A zapper : "Sappés comme jamais", un hommage à Magic System ?





Foals | "What Went Down"


Chaos au premier round. « Beau, fou, puissant, passionné, violent et sexuel ». Voilà la meilleure façon de décrire le quatrième album de Foals, selon son leader Yannis Philippakis. Mégalo ? Pas vraiment. On ne peut qu'approuver ses dires tant ce nouveau projet dégage une énergie foudroyante. En dix morceaux d'une ambition folle, pas plus, pas moins, le quintette britannique parvient à se hisser à la hauteur des espérances laissées par le prodigieux "Holy Fire" en 2013. A l'instar de sa chanson-titre, "What Went Down" est une odyssée bouillante et intense qui, fort heureusement, ne se contente pas d'aligner de purs hymnes rock'n'roll ("Night Swimmers", "Snake Oil") et tubes instantanés ("Moutain At My Gates"). Car c'est quand le groupe se pare de mélancolie et fait tomber le masque qu'il se révèle le plus brillant. Dépaysant et mélodieux, "Birch Tree" déploie délicatement ses ailes tandis que "Lonely Hunter" accroche le coeur avec sa beauté chimérique. Fragile et tourmentée, la voix rocailleuse de Yannis Philippakis insuffle un supplément d'âme à des textes griffonnés sans filtre, à vif, évoquant tantôt la solitude tantôt la fuite du temps. Un album passionné, passionnel et passionnant. YR

Ça ressemble à l'album rock de 2015
A écouter : "A Knife In The Ocean", splendide piste de conclusion entre calme et tempête
A zapper : "London Thunder", pas déplaisante mais convenue





Jess Glynne | "I Cry When I Laugh"


Shake That ! Voix explosive du tube "Rather Be" de Clean Bandit, Jess Glynne est à l'image de son timbre. Tornade à la chevelure de feu, la Britannique de 25 ans fait souffler un véritable vent de fraîcheur avec "I Cry When I Laugh". A coup de productions électro-pop et house, Jess, entourée de Jack Patterson (Clean Bandit), Starsmith ou Naughty Boy, sert ici un cocktail survitaminé. Le coup de fouet idéal en cette rentrée grisonnante. Mais si elle excelle évidemment sur les beats dancefloor bondissants aux paroles déchirantes, qui ont fait d'elle une étoile montante, sur les imparables "Hold My Hand" ou "Real Love", Jess Glynne surprend aussi. Elle fait ainsi vibrer sa voix chaude et rugissante sur "Gave Me Something", "It Ain't Right" ou "Love Me", enivrants avec leurs reflets soul, gospel ou R&B, et lève le voile sur une facette plus authentique de sa personnalité. L'atout principal pour durer. Jess Glynne signe un premier album remarquable, riche, accessible mais pas sans âme. Loin de là. JG

Ça ressemble au bébé improbable de Emeli Sandé et Clean Bandit
A écouter : "Don't Be So Hard on Yourself", d'une puissance incomparable dès l'intro
A zapper : "Right Here", lassant


Découvrez "Don't Be So Hard on Yourself" de Jess Glynne :
La rédaction

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