Crédits photo : Abaca
Décidément, le retour en musique de Lily Allen s'avère plus mouvementé que prévu ! Depuis "It's Not Me, It's You" en 2009, la chanteuse s'était fait plutôt discrète, pour des raisons personnelles. La jeune femme a en effet privilégié sa vie privée, en épousant son compagnon Sam Cooper et en donnant naissance à une petite fille. Personne n'attendait donc de sitôt son comeback, même si son troisième album a déjà fait l'objet de plusieurs annonces avant d'être finalement décalé.
Pourtant, sans crier gare, ce sont deux nouveaux singles qui ont surgi fin novembre. Lily Allen s'est d'abord illustrée dans le cadre de la nouvelle campagne publicitaire de Noël des grands magasins John Lewis, avec une reprise douce et épurée du tube de Keane, "Somewhere Only We Know". Mais puisque la chanteuse ne fait jamais rien comme personne, elle a publié dans la foulée le clip loufoque et décalé de l'inédit "Hard Out Here". Seulement, en dépit de son ironie mordante, les critiques ont été nombreuses à son égard, notamment concernant la présence de danseuses noires, reléguées au simple statut de femmes objets. Des tirs croisés que Lily Allen a balayés d'un revers de la main sur Twitter. « Le clip est censé être une vidéo légère et satirique à propos de l'objectivation de femmes dans la culture pop moderne. Ça n'a rien à voir du tout avec la race » s'est défendue l’interprète de "Smile".
Visionnez "Hard Out Here", le dernier clip de Lily Allen :
Une plainte contre une publicité offensante
Après ce bras de fer, Lily Allen est de nouveau empêtrée dans une polémique impliquant cette fois-ci Spotify et l'Advertising Standards Authority (ASA), l'équivalent britannique du CSA. Le service de streaming propose en effet à ses utilisateurs de découvrir de nouveaux titres par l'intermédiaire d'encarts publicitaires sur son interface. Seulement, certaines chansons de la discographie de Lily Allen ne semblent visiblement pas du goût de tout le monde ! Une plainte a été déposée auprès de l'autorité de régulation concernant le morceau "Fuck You". C'est plutôt la tournure de la publicité qui aurait irrité l'internaute : « Avez-vous déjà entendu cette chanson de Lily Allen ? Essayez donc. "Fuck You" ». En vertu de cette demande, l'ASA a donc ordonné à Spotify le retrait pur et simple de la pub.
Surpris, le numéro un du streaming a fait valoir la pertinence de sa publicité, dont le contexte exclut toute provocation. Spotify a rappelé que ce service de recommandation se basait sur l'historique d'écoute de l'utilisateur, ce qui signifie que l'auteur de la plainte a déjà cliqué sur les titres de Lily Allen avant de se voir proposer l'écoute de "Fuck You". De plus, les conditions d'utilisation du service prévoient l'autorisation d'un parent pour les moins de 18 ans et l'interdiction d'accès aux moins de 13 ans, susceptibles d'être choqués par l'encart en question. L'entourage de Lily Allen n'a pour le moment pas commenté l'affaire.