Adele, dans son clip "Someone Like You". Crédits photo : DR
La revue "Psychology of Aesthetics, Creativity and the Arts" vient de dévoiler une étude selon laquelle les tubes sont de plus en plus longs, de plus en plus lents et de plus en plus tristes, depuis 50 ans. Publiée dans le magazine américain "Pacific Standard", l'enquête a porté sur plus de 1000 tubes entrés au Top 40 américain entre 1965 et 2009.
Schellenberg et Von Scheve n'ont pas hésité à comparer cette évolution à celle de la musique classique entre 1600 et 1900 : « aux 17e et 18e siècles, il était facile de distinguer les oeuvres musicales joyeuses et tristes. Le siècle suivant, et le milieu de la période Romantique, ont vu naître des oeuvres dont le tempo et le mode étaient plus en conflit ». Cela permettait aux compositeurs de s'exprimer avec un panel d'émotions plus large dans un même morceau.
Cette tendance va de pair avec le nombre de plus en plus important d'artistes féminines dans les charts. Parmi les célébrités concernées, on peut citer l'exemple d'Adele.
La chanteuse britannique sortait en septembre 2011 le clip nostalgique de "Someone Like You". Numéro un des charts US pendant 5 semaines, le titre faisait déjà l'objet d'une étude scientifique en février dernier car il provoque régulièrement frissons et pleurs chez ses auditeurs. Le morceau serait, selon les psychologues, neuroscientifiques et autres experts, une bonne application de la « recette pour une chanson larmoyante » : début calme, montée d’intensité, puis brusque changement d’octave au moment du refrain. Il figure, par ailleurs, au classement des 10 titres les plus relaxants, selon le laboratoire Mindlab International.