Deezer
« J'remplis un Zénith, bientôt un Bercy » scande-t-il dans "Brutal", l'un des morceaux de son premier album "Les enfants du chaos". Nouvelle sensation du rap français, Yuston XIII a acquis depuis ses débuts il y a trois ans une forte popularité sans réelle promotion. Et l'ascension de l'artiste de 29 ans, qui se prénomme Liam, le mènera, conformément à ses ambitions, sur la scène de l'Accor Arena de Paris le 20 mars 2027. « Dire qu'il y a 4 ans je montais sur scène pour la première fois dans une salle de 100 personnes et là je viens de faire mon premier Zénith de Paris sold out. Quelle vie, quel chemin. Vaut mieux pas compter les nuits blanches qu'on a fait avec mes frères d'armes pour pouvoir vous offrir un tel show » confie le musicien, très inspiré dans sa musique par le cinéma, lui qui possède « plus de 15.000 DVD » avec son père.
Yuston XIII est un pur produit de son époque, et il a pris un soin tout particulier à construire sa vision, avec l'envie de se démarquer. « J'ai mis presque un an enfermé chez moi à construire toutes les pièces pour que ce soit mon son, ma pâte artistique et visuelle. Pour ne pas arriver avec une proposition comme il y en a 10 000. J'ai aussi observé comment fonctionnait TikTok... Quand j'ai plongé dedans, je savais exactement comment je voulais communiquer mon univers » confie-t-il au Parisien. Et ça marche ! Revendiquant plus de 200 millions de streams, Yuston XIII est entré 12ème du Top nouveautés avec son premier opus.
"J'ai essayé de prendre sur moi mais..."
Pas simple pourtant de composer avec cette notoriété nouvelle. Alors qu'il est embarqué dans une tournée et se produira cet été aux festivals Garorock et Musilac, Yuston XIII vient de subir une désagréable expérience en marge d'une date au Transbordeur, célèbre salle de concert de Villeurbanne. « Hier soir, pendant la séance de dédicaces après mon concert à Lyon, une fan a eu des gestes très déplacés envers moi » dénonce sans faux semblant le rappeur en story Instagram. « Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais elle s'est permise de me toucher à des endroits inacceptables. Ça m'a mis dans le mal. J'ai essayé de prendre sur moi pour continuer les dédicaces avec le reste du public, mais je n'y arrivais pas » témoigne-t-il, écoeuré par ce comportement.
Cet incident est la raison pour laquelle l'interprète de "L'enfant des cendres" a écourté ce moment privilégié avec son public. « Je suis désolé pour toutes les personnes qui ont attendu et que je n'ai pas pu voir. J'aurais préféré que la soirée se termine différemment » indique le rappeur, qui prend soin d'ajouter : « Mais quoi qu'il en soit, merci pour ce merveilleux concert Lyon ».
C'est bien qu'un artiste en parle parce que certains vous êtes bcp trop à l'aise quand vous les rencontrez, c'est pas nos choses hein pic.twitter.com/VNgRxVGWcC
— pauline ツ (@poplysse) March 10, 2026
Sur les réseaux sociaux, beaucoup applaudissent cette prise de parole encore trop isolée, alors que le comportement intrusif des fans s'est banalisé à l'heure où les algorithmes d'Instagram ou TikTok régissent nos interactions. Récemment, c'est Helena, chanteuse belge révélée à la "Star Academy", qui a pointé du doigt l'attitude d'une partie du public du temps où elle sillonnait la France avec ses camarades de promo. « Les gens venaient à l'hôtel après un concert. Si on ne faisait pas une photo, ils hurlaient : "Mais tu te prends pour qui ? Ça y est, t'es déjà une star ?". C'était tellement violent de recevoir ce genre de trucs au tout début de cette nouvelle carrière qui s'ouvrait à nous » a-t-elle relaté sur Europe 1. Une expérience qui lui a inspiré le texte de "Capuche", son single sur le harcèlement de rue.