Tate McRae en concert à Paris : la nouvelle star a-t-elle tenu ses promesses ?
Nouvelle idole de la pop, Tate McRae a posé ses valises à l'Accor Arena de Paris hier soir dans le cadre de sa tournée "Miss Possessive Tour". Chorégraphies endiablées, tubes jouissifs... Purecharts a vu son concert !

Bestimage
En trois ans seulement, Tate McRae est devenue une star mondiale de la pop adulée par la jeune génération. Et la France n'a pas échappé au phénomène. À 21 ans, la chanteuse canadienne a pu savourer cette popularité soudaine lors de son concert sold out à l'Accor Arena de Paris hier soir. Un contraste fou avec son premier show donné au Petit Bain devant une poignée de curieux en 2022. Après une playlist d'ambiance idéale (avec du Charli XCX), Tate McRae apparait sur les écrans géants, devant une tour de contrôle avec de nombreux écrans.

En lingerie, elle craque en voyant une autre femme s'approcher de son boyfriend, avant que l'énorme écran central s'ouvre en deux pour laisser apparaitre sa silhouette sculpturale dans un halo de lumière et de fumée : « No seriously, get your hands off my man ». Avec une assurance redoutable, qui tranche avec son visage angélique, Tate McRae débarque pour scander "Miss Possessive" et se battre avec sa rivale dans un ballet aussi sensuel qu'électrique. Le tout sur une plateforme surélevée avec deux musiciens aux extrémités.

Tate McRae sur les traces de Britney Spears

Clairement, Tate McRae est venue défendre son titre de princesse de la pop. Dans un décor malin, basique et un brin sous-estimé, où deux grues nous plongent au coeur d'un chantier de construction, l'idole se déchaîne alors au son de ses tubes redoutables "No I'm not in love", "2 hands" ou "Guilty conscience", repris en choeur par la foule, tout en enchaînant les chorégraphies avec sa troupe de danseurs qui vont vite tomber la chemise. Car sur scène comme dans ses clips, Tate McRae assume à fond son hypersexualisation, mais aussi celle des éphèbes à ses côtés, qu'elle chevauche ou malmène en véritable girl boss. C'est elle qui mène la danse et porte son concert d'une main de maître, quitte parfois à délaisser le chant pour laisser une bande-son faire le travail sur les refrains. Faisant revivre les belles heures de la pop avec Janet Jackson ou Britney Spears comme références évidentes, la performeuse n'a d'ailleurs pas besoin d'imposants éléments de décor pour embarquer le public : une chaise, une barre de pole danse, des pieds de biche, une avancée de scène en mouvement... Simple mais ultra efficace.

Une popstar entre sensualité et authenticité

Après cette introduction en guise de préliminaires, Tate McRae continue de captiver même quand les titres se font plus lascifs ("Purple lace bra", "Like I Do") et que l'énergie se transforme en braise. Évoluant sous la plateforme, comme dans un labyrinthe, l'artiste, en soutien-gorge phosphorescent, multiplie les corps à corps avec ses danseurs pour faire monter la température. La partie se poursuit sur la partie supérieure dans une ambiance de strip club, où ses danseurs, en talon aiguilles, se mélangent sans barrière de genres. Une fête torride et inclusive. Pour faire mentir une étiquette trop réductrice, Tate McRae fait exploser cette armure de popstar sulfureuse quand elle débarque sur une scène circulaire tout au fond de la fosse. Dans une robe blanche, elle offre quelques ballades avant de s'assoir derrière un synthé. Sans artifice, Tate McRae rappelle alors qu'elle est avant tout une musicienne et une interprète. Presque timide, elle offre des extraits de ses toutes premières chansons (un peu naïves) - dont l'hymne "You Broke Me First" - écrites alors qu'elle n'avait que 15 ans et qu'elle tentait sa chance sur YouTube. Sa voix prend ici toute son ampleur.

Mais après cette séquence intense, Tate McRae retourne aux affaires sérieuses en reprenant son rôle de popstar, bien décidée à nous en mettre plein la vue. Avec son crew, elle aligne ainsi les titres les plus percutants de son répertoire, de "exes" au génial "Revolving door" en passant par l'explosif "It's ok I'm ok". Le moment le plus fun ? Quand la troupe est suivie par une caméra embarquée sur "bloodonmyhands", avant de finir dans la fosse pour un selfie. Une dernière ligne droite jubilatoire avant un final flamboyant mais un peu expédié au son des tubes "Sports car", où Tate McRae ne chante quasiment pas pour danser à tout rompre, et enfin "greedy", où elle salue la foule une dernière fois sous une pluie de confettis. Merci Tate pour le cardio !

Par Julien GONCALVES | Rédacteur en chef
Enfant des années 80 et ex-collectionneur de CD 2 titres, il se passionne très tôt pour la musique, notamment la pop anglaise et la chanson française dont il est devenu un expert.
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