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jeudi 17 février 2022 16:48

Que devient Stomy Bugsy ? "Léo Matteï" sur TF1, son prochain album... (Interview)

Par Julien GONCALVES | Rédacteur en chef
Enfant des années 80 et ex-collectionneur de CD 2 titres, il se passionne très tôt pour la musique, notamment la pop anglaise et la chanson française dont il est devenu un expert.
Stomy Bugsy fait son retour ce soir dans la saison 9 de "Léo Matteï" sur TF1, dans la peau du commissaire Daguerre, aux côtés de Jean-Luc Reichmann. En interview pour Pure Charts, le rappeur se confie sur son rôle, ses dernières années à Los Angeles, et l'arrivée de son nouvel album.
Crédits photo : TF1/Big Band Story/Jean-Philippe Baltel
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Comment es-tu arrivé sur la série "Léo Matteï" pour TF1 ?
Ils cherchaient un nouveau commissaire car ils ont refait toute l'équipe pour la saison 9, à part l'illustre Jean-Luc Reichmann, qui est Léo Matteï. Ils cherchaient un acteur sur le site de mon agent et ils sont tombés sur mon profil. J'avais mis des photos où j'avais des cernes, avec une gueule pas possible. Ils ont dû se dire : "Ah mais c'est Stomy Bugsy ?" (Rires) Quand je suis arrivé sur le plateau, Jean-Luc Reichmann m'a ouvert les bras et m'a dit : "On te voulait !". J'ai eu droit à un super accueil !

« C'est une série qui a beaucoup de valeurs »
Qu'est-ce qui te plaisait dans ce rôle ?
J'aime bien le bonhomme, Jean-Luc Reichmann, et surtout le message de la série : la protection des enfants. Avertir les parents, les enfants, leur montrer les dangers sur la cybercriminalité, le harcèlement. C'est une série qui a beaucoup de valeurs, de profondeur. Et je n'avais jamais joué de commissaire ! J'ai été inspecteur, lieutenant... Un jour, je jouerai un ministre, un président. (Sourire) Qui sait ?

Revenir à la télévision, c'était une volonté de ta part ?
Ce n'est pas forcément important que ce soit la télé ou la cinéma. Ce sont les rôles qui importent. J'ai fait beaucoup de théâtre ces dernières années. Je suis ambitieux mais tranquille !

L'exposition sur TF1 à 20h50, et donc devant plusieurs millions de téléspectateurs, c'est quelque chose qui te plaît ?
Je ne le fais pas pour ça. A Los Angeles, j'ai joué dans des salles où il y avait 15 personnes parfois ! Que ce soit 15 ou 15 millions, c'est pareil pour moi. Mais bien sûr, ça fait plaisir de se dire qu'il y a beaucoup de gens qui vont voir ce que je fais, ça fait toujours plaisir, mais pour moi, c'est le travail, ce que je fais sur le moment, qui est important. Moi, j'ai donné mon coeur, mon âme, mon amour et mon professionnalisme, après...

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Ton dernier album et ton dernier film remontent à 2015. Le public ne le sait peut-être pas mais tu es parti à Los Angeles... Peux-tu me parler de cette nouvelle vie ?
Oui, je suis parti à Los Angeles pour faire une école de théâtre, la Stella Adler Academy of Acting, pendant cinq ans. Là-bas, je me suis mis dans un appartement collé à mon école, pour ne pas être en retard, pour toujours être le premier. (Rires) Tout petit, on m'a tellement toujours mis au fond de la classe que là, non non non ! Quand tu arrives, tu rentres et tu vois les photos de Marlon Brando, de Warren Beatty... Il y a des pièces où on te dit que Charlie Chaplin était là, qu'il buvait son whisky ici en cachette pendant la prohibition, c'est chargé d'histoire. Et puis il fallait jouer en anglais du Shakespeare, des trucs assez lourds. C'était vraiment bien.

« Je ne peux pas arrêter la musique »
Tu l'as fait pour le challenge ?
C'était pour la langue, pour le challenge. Avant de partir, j'étais dans une école ici et ça m'a donné envie d'être un acteur dans toute sa profondeur. Je suis follement tombé amoureux de l'acting, j'ai eu envie d'aller à la source. Quand je suis revenu en France pour la tournée "L'âge d'or du rap français" ou quand j'ai mis en scène et co-écrit la pièce "Ecroué de rire" de David Desclos, ça m'a servi. Même là je suis dans une pièce qui s'appelle "Un jour j'irai à Détroit"... Aux Etats-Unis, ils ont tellement une rigueur de travail que ça m'a cadré. Et puis là-bas, tu arrives, tu connais personne, tu dois faire tes preuves. Tu dois faire des preuves, tu dois te battre et en même temps tu as besoin de sagesse pour être un bon élève. Il fallait que je sois connecté dans l'anglais, dans le texte, dans mon personnage... Et ça je le garde à fond.

Et la musique dans tout ça ?
C'est dur d'arrêter, tu peux pas arrêter la musique... Même si parfois j'aimerais pour me concentrer sur le théâtre, mais la musique me rappelle tout le temps. C'est le coeur. J'avais sorti l'album "Royalties" en 2015 mais on l'a retiré car on n'était pas satisfait de certains mixes. Et là, j'ai vraiment trouvé mon style musical. J'ai enregistré quelques titres l'année dernière. C'est du béton. En tout cas, moi ça me plait beaucoup.

« L'important c'est de se réinventer »
Tu dis que tu as trouvé ton style. Tu te cherchais ?
J'ai une personnalité assez... Je suis Gémeaux donc je peux exploiter plein de choses. Parfois c'est une qualité, parfois un défaut. Ça peut partir dans tous les sens. Si tu regardes ma carrière, ça a toujours été ça, sur un titre je suis un ouvrier, après je suis un mac des années 70, après un chien, et ensuite un esclave, un mafieux... (Rires) Il fallait vraiment que je fasse du théâtre et du cinéma ! Sur le prochain album, il y a moins ça, il y a encore quelques concepts mais ça respire plus. Ça part moins dans tous les sens.




Est-ce que tu as une pression vu ce que tu as fait musicalement jusqu'ici ? Et même par rapport à la nouvelle génération de rappeurs...
J'ai pas de pression. La pression c'est de me faire plaisir d'abord. Et faire plaisir aux gens qui m'ont aimé, mais c'est large. Car entre le Ministère A.M.E.R. et Stomy Bugsy... Mais faire plaisir à ceux qui m'ont aimé et qui ont grandi aussi, et qui acceptent d'avoir grandi. Il y en a qui veulent que je fasse la même chose qu'avant mais j'ai 50 ans ! Je ne serais pas crédible. Je ne vais pas faire des trucs de jeunes. Laissez-moi faire mon truc ! Soit il faut tuer Stomy Bugsy, soit faut le réinventer. Je vais le réinventer.

Tu as parlé d'une sortie en 2023...
En vrai, ça peut sortir super vite, mais après, il faut trouver la bonne cible. Il faut que j'arrête de me poser des questions surtout, et que j'arrête de demander l'avis de tout le monde autour de moi. Il y a des gens qui vont adorer, et d'autres qui vont détester, c'est pas grave. L'important c'est de se réinventer, de ne pas faire les mêmes choses à chaque fois.

Est-ce que tu penses faire le pont entre l'ancienne et la nouvelle génération, avec des feats par exemple ?
Non, je ne pense pas qu'il y aura des feats avec la nouvelle génération. Plutôt avec l'ancienne ! Récemment, j'ai fait écouter à ma petite soeur et elle m'a dit qu'il faut que je ramène un peu de groove. Entre ma vieille école, les musiques avec lesquelles j'ai grandi comme la bonne variété, intemporelle, et un peu de groove. Il faut que je fasse attention que le groove ne détruise pas l'intemporel que je suis en train de créer. Il faut que je trouve le bon équilibre. Mais je vais trouver !

« On travaille sur le film Ministère A.M.E.R. »
Un retour du Secteur Ä, ce serait possible ?
Secteur Ä pour une tournée avec plaisir, c'est la famille. On l'a fait pour la tournée "L'âge d'or du rap français", et une tournée avec le Secteur Ä aussi. Pour un album, ce ne serait pas compliqué de réunir tout le monde... Mais je ne sais pas si les gens veulent entendre ça aujourd'hui. Les gens de notre génération veulent écouter les trucs d'avant, c'est tout. Et puis, Passi il aime trop commander en studio, et c'est moi le patron donc... (Il éclate de rire)

Un film sur NTM est sorti il y a quelques mois, et bientôt il y aura même une série sur le groupe. Vous avez ce genre de projets ?
Avec Passi, on travaille depuis huit ans sur le film Ministère A.M.E.R.. Le film était monté mais après la société de production a capoté. Le scénario est presque écrit. On est dessus depuis longtemps, à un moment ça va arriver oui...
Stomy Bugsy en interview
03/03/2022 - En 1996, Stomy Bugsy rencontrait un énorme succès populaire avec "Mon papa à moi est un gangster". Dans un nouveau format "Raconte" avec Pure Charts, le rappeur, également acteur dans la série "Léo Matteï" sur TF1, revient sur l'histoire de son tube inspiré par son fils.
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