Pierre Suu / SIPA / TF1
Les élèves de la "Star Academy" sont sur le qui-vive. Ce vendredi, ils lancent à Reims une tournée colossale qui les mènera dans les quatre coins de la France, la Belgique et la Suisse. En tout, 75 dates sont prévues jusqu'à l'été ! Un marathon intense pour les académiciens, qui s'avouent déjà « au bout du rouleau » avant même la grande première. En première partie, le public pourra applaudir Léo. Sauf que le choix de l'élève ne fait pas l'unanimité puisqu'il a justement été éliminé lors du prime pour la tournée. Beaucoup s'estiment lésés car les votes n'ont finalement pas eu d'incidence sur le contenu du "Star Ac Tour". Et d'autant plus que, contrairement à la saison précédente, il n'y a pas eu de prime pour repêcher un élève éliminé. Pour la promo 2024, c'est Emma qui avait été choisie par les téléspectateurs pour rejoindre le tour de chant.
"Cela devient une médaille en chocolat"
Si le scenario n'a pas été réitéré cette année, c'est à cause du nombre trop important d'élèves. À nos confrères de Puremédias, la production de TF1 indique n'avoir « pas [eu] besoin » d'un prime de repêchage. « Il nous semble important qu'ils ne soient pas plus que la moitié des élèves à partir en tournée. Sinon, cela devient une "médaille en chocolat" » reconnaît Rémi Faure, le directeur des programmes de flux du groupe TF1, qui met les choses au clair : « Intégrer la "Star Academy" ne doit pas forcément signifier intégrer la tournée ». Selon lui, « il faut qu'il y ait un travail de deux mois pour avoir le privilège d'y participer » et ledit élève repêché ne peut pas arriver sur la tournée en ayant loupé deux mois de compétition. « S'ils arrivent à 10 en tournée, je pense que cela devient trop » conclut-il.
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Néanmoins, Rémi Faure se félicite de cette saison qu'il qualifie d'« exceptionnelle » : « TF1 continue d'écrire la musique de demain et contribue à l'émergence de nouveaux talents. La signature quasi immédiate de candidats en labels (...) confirme que le programme agit comme un puissant accélérateur de carrière. Réussir à placer des artistes dans les tops playlists sur Spotify et Deezer dix jours après la finale, c'est génial ». Le producteur estime aussi que l'énorme succès de l'émission peut permettre aux équipes d'abaisser le nombre d'artistes francophones ou internationaux invités : « À l'issue de la saison de Pierre Garnier, on a fait un constat très simple : 70 artistes étaient venus performer sur le plateau. On a rapidement compris qu'on allait se retrouver dans une impasse et qu'on allait se répéter chaque année. (...) On a réduit la dépendance du programme aux invités ».