Du jeune premier romantique, Sorel a l’allure svelte, les traits de beau gosse et le patronyme stendhalien. Un goût aussi pour l’exaltation et l’emprise sensuelle. Mais à 32 ans, le garçon sait aujourd’hui maîtriser la flamme de son inspiration et ciseler ses chansons avec maturité. Le parcours initiatique a été riche d’étapes avant de parvenir à "S", son deuxième album, déjà porté en radios par l'excellent premier single, "La chanson des amants" (visionnez le clip en fin d'article). En ce printemps 2010, c'est avec "Je me souviens" que le chanteur part de nouveau à l'assaut des radios. Nous vous proposons de découvrir sa version live, enregistrée au China Club de Paris.
«La mélancolie est un thème qui doit titiller mon inconscient. Si tu me demandes comme ça, je te dis non. Je suis un "adulescent", comme tous ceux de ma génération. Quelque part j’ai ce désir en moi. Il s’est exprimé de manière plus ou moins volontaire» déclare Sorel lors d'une interview donnée à Charts in France, à découvrir en intégralité en cliquant sur ce lien.
Visionnez la version live du nouveau single de Sorel, "Je me souviens" :
Né enfant du rock, de parents bohèmes et trop vite séparés, Sorel a bourlingué dans plusieurs coins de France, avant de se poser à Lyon. Sur le tard, il se rapproche de la chanson française, de cet art de raconter des histoires touchantes avec des mots simples. Il admire Alain Souchon, Julien Clerc et Michel Polnareff, Yves Simon, Michel Delpech ou Philippe Chatel, remonte jusqu’à Charles Trenet et Maurice Chevalier.
L'expérience de son premier album, "Fuyons maintenant" - porté par un hit-radio "Je veux du rêve" (Top 85 en 2006), l’a poussé vers plus de simplicité et d’élégance dans la mise en valeur de ses mélodies et d’un chant capable de frémir sur plusieurs octaves. Pour cela, ce citadin s’est retranché à la campagne, dans le havre de paix du studio de Francis Cabrel, à Astaffort.