Joe Dassin : la généreuse somme d'argent touchée par son fils grâce à ses tubes !
La musique de Joe Dassin a traversé les générations. Son fils Jonathan, qui reprend ses plus grands tubes sur scène, touche-t-il le pactole grâce à l'héritage du chanteur ? Il répond sans détour !

Bestimage
C'était il y a 50 ans presque jour pour jour. Le 6 juin 1975, Joe Dassin publiait le morceau qui allait le faire entrer dans la légende de la chanson française : "L'Été Indien". « Cette année-là, papa a vendu 800.000 45 tours en France et 2 millions dans le monde » précise avec le sourire Jonathan Dassin, son fils qui ne l'a que très peu connu. Le 20 août 1980, alors en plein succès, Joe Dassin était foudroyé à 41 ans par une crise cardiaque alors qu'il se trouvait à Tahiti. Bien avant la tumultueuse guerre autour de l'héritage de Johnny Hallyday, la succession de Joe Dassin a donné lieu à des épisodes mouvementées.

Le domaine familial de Feucherolles ? Vendu à un mauvais prix. La villa de Palm Springs en Californie ? Envolée pour « une histoire de crédits ». Le catalogue des droits d'édition des chansons mythiques de l'artiste ? Revendu pour une bouchée de pain par sa mère, Christine Delvaux. Il appartient désormais à Gérard Davoust, éditeur des ayant-droits de Charles Trenet et Charles Aznavour. Ajoutez à cela des conflits sur la garde des deux enfants du musicien, un temps accordé à leur grand-mère Béatrice, et une animosité entre les deux frères Julien et Jonathan, qui ne se parlent plus, et vous obtenez une histoire rocambolesque qui fait les choux gras de la presse.

"Ses chansons sont des hymnes de stades"

Pour autant, la renommée intemporelle de Joe Dassin a eu des retombées financières vertueuses. Auprès du Figaro, Jonathan Dassin révèle avoir perçu un véritable pactole à la disparition de son père. « À ma majorité, j'ai touché 1,6 million d'euros investi dans l'immobilier, des costumes et les colliers de coquillage de Joe, ses vinyles et son passeport » atteste-t-il. Malgré des droits lui échappant, l'homme de 46 ans encaisse « entre 3.500 à 7.000 euros de royalties par mois ». Une somme confortable mais bien peu au regard de la résurgence phénoménale de Joe Dassin sur... les plateformes de streaming. Joe Dassin est par exemple écouté par 3 millions d'auditeurs par mois sur Spotify, et 40% des streams proviennent de l'étranger. « On entend sa musique partout. "Dans les yeux d'Emilie" résonne de fin mai à septembre dans les férias. "Les Champs-Élysées" se jouent à Noël lors de l'illumination de l'avenue. Sur la Croisette, les festivaliers ont entendu "Siffler sur la colline" dans "Dossier 137" » indique à notre confrère Matthieu Damade, qui gère son oeuvre chez Sony Music France.


A LIRE - "Il y a des choses..." : le fils de Joe Dassin rétablit la vérité sur sa mort

Les titres de Joe Dassin « sont des hymnes de stades au rugby comme aux JO ». Et sont désormais des marqueurs culturels, en apparaissant dans des séries à succès comme "Grizelda" sur Netflix et "La Fièvre" sur Canal+. « Ils figurent dans des publicités comme celles d'AirBnb, McDonald's au Canada, MasterChef en Pologne » ajoute-t-il. Une popularité sur laquelle Jonathan Dassin s'appuie désormais. Sur les traces de son père, lui aussi a pris goût aux concerts. "Les Champs-Elysées" ou "L'Amérique" résonne grâce à lui dans toute la francophonie, avec des dates programmées jusqu'en janvier 2027. « Il a fallu que j'accepte ma voix, que j'expérimente la scène » confie le musicien, qui a fait ses armes comme trompettiste et chanteur dans un groupe de musique africaine et a même publié un disque solo. À lui désormais de "Siffler sur la colline"...

Par Yohann RUELLE | Journaliste
Branché en permanence sur ses playlists, il sait aussi bien parler du dernier album de Kim Petras que du set de techno underground berlinois qu'il a regardé hier soir sur TikTok. Sa collection de peluches et figurines témoigne de son amour pour les grandes icônes de la pop culture.
A propos de Joe Dassin
Joe Dassin A propos de