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Alain Souchon est au coeur d'une polémique. Invité sur tous les plateaux de télévision ou de radio, le chanteur de 81 ans assure la promotion de l'album "Studio Saint-Germain", enregistré avec ses deux fils Pierre et Ours. Après une tournée commune, les trois artistes se retrouvent sur un nouveau projet familial sur lequel ils reprennent ensemble les titres emblématiques d'Alain Souchon, comme "Foule sentimentale", "L'amour à la machine", "La ballade de Jim" ou "Le baiser", mais aussi quelques raretés. Sauf que durant une interview sur RTL, le poète de la chanson française s'est exprimé sur la montée de l'extrême-droite, balayant toute hypothèse d'un président issu du Rassemblent national en France aux élections présidentielles de 2027. « Ça, j'y crois pas du tout. On ne sera jamais dans un pays dirigé par le RN. Mais par contre, il monte, il fait peur, tout le monde en parle, ça fait des frissons... À mon avis, si jamais il y avait un président venant du Rassemblement National, il y aurait une révolution » a fait savoir Alain Souchon, optimiste malgré les sondages, qui placent Jordan Bardella en tête des estimations du premier tour avec 35% de voix.
"Jamais mon père ne quittera son pays"
Engagé contre l'extrême-droite depuis le début de sa carrière, Alain Souchon a ajouté : « Je ne crois pas que les Français soient assez c*ns pour élire quelqu'un du Front national pour diriger [le pays]. Que les gens du RN soient là pour asticoter le pouvoir, dire ce qu'il faut faire... Ça c'est normal, c'est la démocratie ». Avant de faire savoir qu'il quitterait la France si le Rassemblement National accédait au pouvoir : « Si jamais ça arrivait, on irait en Suisse ». Des propos qui ont évidemment été relayés, notamment sur les médias du groupe Bolloré, et qui génèrent de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Hier soir dans "C à vous", accompagné de ses deux fils, Alain Souchon a été interrogé sur ses déclarations. Le chanteur assure n'avoir voulu blesser personne. « Mais bien sûr ! J'ai dit des choses comme ça, j'ai fait comme si j'étais avec des amis chez moi... Mais il ne faut pas, on est à la télévision, il faut mesurer ce qu'on dit » a réagi l'interprète de "J'ai dix ans", avant que Charles, dit Ours, remette les pendules à l'heure. « C'était une blague en fait. Je trouve ça assez désolant... À la fin de l'interview, mon père fait une blague. Jamais mon père ne quittera son pays. Il n'y a même jamais pensé » a-t-il déclaré face à Anne-Elisabeth Lemoine.
« J'aime bien dire des trucs en déconnant, en riant » a renchéri Alain Souchon, tandis qu'Ours est revenu à la charge : « Sur les réseaux sociaux, le montage est tronqué. Ils ont vraiment monté la phrase. On croit que mon père pose cette phrase comme une vérité, comme s’il le disait sérieusement. C’est un peu malhonnête ». Et de faire une explication de texte, en ciblant la chaîne CNews: « Il a pris la Suisse exprès parce que c'est un cliché de l'exil. On n'entend pas les rires derrière qui désamorcent tout. Tout le monde a ri dans le studio, ce qui montre bien qu'ils ont compris le troisième degré. C'était une grosse blague ». De son côté, Pierre Souchon a fait savoir que son père « aime bien faire l'idiot » et qu'il reste très attaché à la France.