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Festival
lundi 20 août 2018 18:05

Sziget 2018 : les temps forts du festival avec Dua Lipa, Kendrick Lamar, Shawn Mendes...

Du 8 au 15 août, 560.000 festivaliers ont posé leurs valises à Budapest pour assister au plus grand événement open-air d'Europe : le Sziget Festival. Avec une programmation particulièrement riche, cette 26ème édition aura tenu toutes ses promesses, de Lana Del Rey à Shawn Mendes en passant par Dua Lipa, Asaf Avidan ou Petit Biscuit. On vous raconte !
Crédits photo : Fabien Chareix

Les temps forts : Lana Del Rey, Kygo...


Après Pink l'an dernier, le Sziget Festival se devait d'organiser une soirée d'ouverture à la hauteur. Et le public n'a pas été déçu en assistant au set puissant du roi incontesté du hip-hop actuel, considéré comme le meilleur parolier au monde : Kendrick Lamar. "Pulitzer Kenny", comme il se fait appeler depuis qu'il a reçu le prestigieux prix Pulitzer, est arrivé avec 45 minutes de retard sur la Main Stage suite à des problèmes techniques, mais a bien vite comblé la frustration de la foule en alignant tubes ("DNA", "Alright", "Humble") et punchlines avec une imparable dextérité. Seul sur son ring, le rappeur américain n'a pas failli à sa réputation : on a assisté à une véritable démonstration de force.

Mais avant le concert très attendu de Kendrick Lamar, Lykke Li a chauffé les spectateurs de la Main Stage. Dans un décor recréant la pochette de son dernier album - l'excellent "so sad so sexy", l'artiste suédoise toujours aussi mystique a offert les meilleurs titres de son répertoire, alternant alors les atmosphères moites et sombres avec "No Rest for the Wicked, "deep end", "two nights" et "Sex Money Feelings Die", "Never Learn" tout en donnant des frissons sur le superbe "utopia". Mais Lykke Li ne pouvait pas partir sans interpréter son plus grand succès "I Follow Rivers", repris en choeur par un public un peu mou mais en communion à ce moment précis.

Clean Bandit déçoit


On attendait aussi le concert de Clean Bandit avec impatience. Mais le groupe n'a pas vraiment été à la hauteur des attentes. Peut-être le fait qu'il était le premier artiste à lancer les festivités du Sziget ? Mais la bande n'a pas réussi à convaincre en live malgré les inédits "Piece of You" (samplant "Lady" de Modjo) et "Should've Known Better", et une avalanche de tubes : "Rather Be" bien sûr, mais aussi "Solo" (sans un mot pour Demi Lovato), "I Miss You" ou "Symphony". Coincés au milieu de la scène, sans décor, sans artifice, les musiciens de Clean Bandit ont laissé place à deux chanteuses qui ont repris en choeur les titres fédérateurs, mais sans étincelles en live. Dommage !

Programmé sous la tente gigantesque de l'A38 le vendredi, Asaf Avidan a préféré jouer la carte de l'inattendu. Quelle ne fut pas notre surprise de voir le chanteur frêle et tatoué s'avancer seul, sans musicien, vers son tabouret ! Un concert acoustique solo a tout d'un trésor quand on est face à un artiste de cette trempe, capable d'arracher des frissons d'émotion en l'espace d'une seconde. Guitare, percussions, harmonica, clavier : l'Israélien sait décidément tout faire, mais son plus bel instrument reste encore sa voix puissante et fragile, embrumée par un verre de vin rouge, surgissant du fond des entrailles. La communion avec le public était si forte sur "Reckoning Song" que le temps s'est suspendu. Beau à en pleurer...

Crédits photo : rockstar photographers
C'est au Sziget Festival que Lana Del Rey a mis un terme à sa tournée "LA to the Moon Tour", en soutien à son dernier album "Lust for Life". Dans un décor mêlant strip club et spleen californien, avec ses deux danseuses sexy, ses palmiers et ses balançoires, la chanteuse a délivré ses plus belles chansons avec une candeur et un large sourire qui en dit long sur son plaisir à être sur scène. Plus à l'aise, très proche de son public (elle va même dédicacer des objets et prendre des photos avec ses fans pendant dix minutes en plein concert), Lana Del Rey s'est parfois économisée en laissant chanter la foule, mais a réservé de nombreux moments de grâce sur "13 Beaches", "Born to Die", "Blue Jeans", "National Anthem", "Young and Beautiful" ou "Ride". Accompagnée de vidéos rappelant ses premiers clips faits maison, la baby doll n'a pas oublié ses tubes "Video Games" ou "Summertime Sadness" (mais a zappé "Love"), tout en jouant de ses charmes et en dansant avec ses deux complices. Bonus : elle a même pris le temps de jouer quelques titres proposés en direct par les fans comme "The Blackest Day" a cappella ou "Gods & Monsters". Du pur Lana !


Pour Gorillaz, le défi n'était pas des plus simples. Tout l'univers visuel du dessinateur Jamie Hewlett repose sur quatre faux membres (2D, Murdoc, Russel, et Noodle) auxquels on a virtuellement donné vie. Sauf qu'en live, évidemment, impossible de tromper le public avec un tour de passe-passe. L'ingéniosité de Damon Albarn a donc été de s'entourer d'une impressionnante clique de musiciens. Six choristes, un batteur, un claviériste, un guitariste, un bassiste et deux rappeurs sont venus prêter main forte au prolifique Britannique pour retranscrire toute la richesse musical de Gorillaz, avec une cohésion de groupe qui faisait chaud au coeur. Deux heures plus tôt au même endroit, Oscar and the Wolf attirait sur lui toute la lumière du soleil. Vêtu d'un pantalon au motif japonais et d'une longue veste kaki, l'artiste belge a enchaîné hits fiévreux ("Strange Entity", "Breathing"), poses langoureuses et sauts de cabri avec une attitude so bling-bling. On en redemande !

Dua Lipa, l'éclosion d'une popstar


Avec Dua Lipa, Pure Charts a pu assister à l'éclosion d'une popstar. En janvier 2016, on la découvrait lors d'un showcase prometteur à Paris devant une poignée de privilégiés. Depuis, la chanteuse a pris d'assaut le monde entier. Débarquant sur scène avec une énergie redoutable, dans une tenue des plus audacieuse, Dua Lipa n'a reculé devant rien pour bluffer le public. Chorégraphie, mouvements sensuels... L'artiste a fait le show, parfois handicapée par les titres inégaux de son premier album. Mais Dua Lipa a su nous les faire oublier pour proposer le meilleur en ouvrant avec l'explosif "Blow Your Mind", avant d'enchaîner avec ses duos "No Lie" avec Sean Paul ou "Lost in Your Light" avec Miguel. Après s'être arrêtée pour un set acoustique réunissant "Thinking 'Bout You", Dua Lipa a tout donné sur son final au son de "One Kiss" de Calvin Harris, "Scared to Be Lonely" de Martin Garris et ses deux hits "IDGAF" puis "New Rules", recréant alors le clip culte avec ses danseuses. Féroce !

Les amateurs de rock et folk, eux, en ont eu pour leur argent avec les apparitions à un jour d'intervalle de Mumford & Sons et The Kooks sur la scène principale. Les premiers, d'humeur généreuse, ont offert au Sziget la primeur d'une poignée de titres inédits extraits de leur prochain album en préparation. Et à en juger par ces "Woman" et autres "Guiding Light", ça s'annonce très bon ! Même stratégie pour The Kooks, qui a pu profiter de l'événement pour présenter en avant-première les morceaux de "Let's Go Sunshine", prévu le 31 août, avec toujours ce goût de la fête qui lui sied si bien. Quant à Kygo, ce fut encore meilleur qu'espéré. Alors que les Chainsmokers nous avaient un peu refroidis l'an passé, le DJ néerlandais a su cocher toutes les bonnes cases en mêlant d'excellents remixes house à ses tubes ("Stargazing", "It Ain't Me") avant d'offrir un final réjouissant au son de "Firestone" en acoustique, interprété par Justin Jesso. Superbe !

Crédits photo : Fabien Chareix

Les révélations : Shawn Mendes, Cigarette After Sex…


Pour notre premier rendez-vous avec Shawn Mendes (oui, nous l'avions loupé lors de sa venue à Paris en mai 2017), on s'attendait à un concert de popstar adulescente ponctué des cris d'hystérie des fans déchaînées. En réalité, Shawn Mendes est bien plus qu'un chanteur à midinettes : guitare en main, avec une générosité sans faille, le chanteur canadien a mouillé (littéralement) le maillot pour affirmer son âme de rockstar. Son charme ténébreux et ses tubes entêtants ("Mercy", "In My Blood") on fait le reste : opération séduction réussie. Petit Biscuit, lui, avait tout d'un grand sur l'A38 : le prodige de l'électro made in France, dont nous avons pu recueillir les impressions avant son set, a étincelé en proposant un show incarné et visuellement ébouriffant, avec la pépite "Sunset Lover" en guise de cerise sur le gâteau. L'ambiance était plus douce à l'écoute de la voix pure de Greg Gonzalez, le chanteur de Cigarettes After Sex. Le coeur serré, l'esprit enivré par la sensualité, on s'est facilement laissé bercer durant une heure pleine de grâce.

Big Freedia met le feu !


Si le duo électro Sofi Tukker a enflammé l'A38 avec les titres survoltés de son premier album "Treehouse", dont le tube "Best Friend", Tom Grennan a également pris d'assaut la scène couverte du Sziget Festival pour faire découvrir son univers. Ne passez pas à côté de son album "Lighting Matches". Avec sa voix rauque, son verre de vin à la main et une âme torturée, le jeune Britannique , ex-footballeur devenu chanteur, a mis tout le monde d'accord, armé des refrains pop-rock et accrocheurs de "Royal Highness", "Sober" ou "Make 'Em Like You" pour finir avec brio sur son hit "Found What I've Been Looking For". Un talent brut !

La véritable révélation de cette édition 2018 du Sziget Festival restera sans aucun doute Big Freedia. Surnommée la Queen de la bounce music, l'artiste queer originaire de la Nouvelle Orléans - que l'on entend dans les clips "Nice For What" de Drake ou "Formation" de Beyoncé, et que l'on voit (enfin !) dans la vidéo de "In My Feelings" - a mis le feu au Magic Mirror avec ses titres ("Karaoke", "Rent", "Y'all Get Back Now"), mais aussi des réinterprétations dingues de "Hello" d'Adele ou "Formation" de Beyoncé. Entre deux cours de twerk, l'artiste et ses deux danseurs délurés font monter les spectateurs en furie (et la température) pour des battles de danse, le concert prenant alors des allures de grand n'importe quoi. Délirant mais tellement bon ! Clou du spectacle ? Un au revoir au son de "I Will Always Love You" version Whitney Houston, le jour de sa disparition. Un show inoubliable !

Côté électro, sensations fortes garanties avec le set de Lemaître. Le duo originaire d'Oslo a électrisé les festivaliers venus nombreux sous l'A38 avec ses hymnes dancefloors ("We Got U", "Rocket Girl"), présentées sous un déluge de couleurs. Avec la participation exceptionnelle de la chanteuse Mark Johns ! Mauvais point : nous avons raté les concerts d'Arctic Monkeys et Zara Larsson à cause des conditions météorologiques. On ne s'en remet pas !

Crédits photo : rockstar photographers .
La Rédaction
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