Theodora pas légitime pour juger du rap dans "Nouvelle École" sur Netflix ? Sa réponse sans détour
Sur les réseaux sociaux, Theodora a subi une vague de critiques parce qu'elle sera juge de la saison 4 de "Nouvelle École" sur Netflix. Sa légitimé remise en question, la chanteuse sacrée aux Victoires de la musique a décidé de répondre sans détour.

Bestimage
On ne présente plus Theodora, nouvelle reine des charts en France grâce à son projet "Mega BBL", qui compte 300.000 ventes et n'est autre que le plus grand succès féminin en 2025. Après avoir explosé sur les plateformes grâce au titre "Kongolese sous BBL", l'artiste de 22 ans, qui vient de décrocher quatre Victoires e la Musique, a signé des tubes comme "Zou Bisou" avec Jul, "Ils me rient tous au nez" et a collaboré avec Juliette Armanet, Guy2Bezbar et Disiz sur "melodrama", décrochant un record de longévité au sommet du Top Singles. Touchant à tous les styles, Theodora a vu sa légitimité être remise en question lorsque Netflix a annoncé qu'elle serait jurée de la saison 4 de "Nouvelle École". « On arrête de faire semblant quand avec elle ? », « Genre ça y est elle a assez d'expérience pour juger ? Quelle farce », « Les participants auront plus de talent qu'elle » peut-on par exemple lire sur X.

"Je consomme énormément de rap"

Quelques mois plus tard, Theodora pose pour le magazine Native dans lequel elle accorde une interview et répond à ses détracteurs. « Je trouve ma légitimité dans la sincérité que j'ai par rapport à mon niveau de connaissance » commence-t-elle avant de poursuivre : « J'ai longtemps eu du mal à réaliser que j'étais légitime. Je consomme énormément de rap, par exemple, et aujourd'hui je sais que je suis légitime pour en parler. Avant, à chaque discussion, je me disais : "Mais je ne suis pas rappeuse." Et puis j'ai vu le vrai niveau de connaissance des gens dans l'industrie. Tu parles avec quelqu'un et tu réalises qu'il ne connaît même pas Chief Keef ». Puis de citer ses inspirations dans le milieu : « J'adorais Hamza. J'ai aussi beaucoup écouté Gradur, parce que j'ai de la famille à Roubaix et ce sont eux qui me l'ont fait découvrir. J'écoutais énormément La Fouine, parce qu'il chantait beaucoup et que j'aimais le mélange entre des couplets très rap et des refrains plus chantés. Il y avait toujours un lien avec la pop dans ses hooks et ses mélodies ».

Pour Theodora, « le terme Afropop fait sens » concernant sa musique. « Je suis très éclectique » précise-t-elle. Il n'est donc pas question pour elle d'entrer dans des cases formatées par la société. Et peu importe ce qui se raconte à son sujet, la Boss Lady compte bien casser les codes : « Est-ce que je suis dans un secteur autre que celui où on attend une femme noire ? Est-ce qu(on me laisse y entrer pleinement ? Quand je fais de la pop, est-ce qu(on me laisse me définir comme une artiste pop ? Bah non. (...) Je vais continuer à forcer les portes, même si on me dit : "Tu ne devrais pas aller là." J'irai. On va me traiter comme de la merde. Mais j'irai. Pour que ce soit plus simple pour celle qui viendra après moi, puis celle d'après. Je continuerai, dans la limite de ma santé mentale, pour faire bouger les choses ». Un message fort !

Par Sébastien Jean | Journaliste
Passionné de musique depuis l’enfance, Sébastien se tourne naturellement vers des études de journalisme afin de raconter l’actualité culturelle et médiatique. Grâce à de nombreuses opportunités professionnelles, il multiplie les expériences, rencontre plusieurs artistes comme Shy’m ou Camila Cabello, et découvre les coulisses du métier. Aujourd’hui pigiste chez Purecharts (Webedia), il écrit sur l’actualité musicale en partageant sa passion pour la pop et les grandes divas comme Lady Gaga, Beyoncé ou Rihanna.