Crédits photo : Capture d'écran YouTube
Non, Sky Ferreira n'est pas une bad girl ! C'est en substance ce qu'elle tente d'affirmer sur "I Blame Myself", son nouveau single. Ces derniers mois, la lolita trash a pourtant aussi bien fait parler d'elle pour ses dérapages que pour son premier album "Night Time, My Time". Au moment de la sortie de son projet aux Etats-Unis, en septembre dernier, Sky Ferreira avait en effet été prise la main dans le sac en possession d’ecstasy et d'héroïne. La presse n'avait alors pas été tendre à l'égard de la jeune femme, à peine majeure. Après avoir grandi dans la cité tentaculaire de Los Angeles et vu ses rêves de gloire retardés par des conflits avec son label, Sky Ferreira n'était-elle qu'une autre victime du star-system ?
Cette tempête médiatique, aujourd'hui apaisée, donne tout son sens au nouveau morceau de la demoiselle. "I Blame Myself" apparaît très éloigné des sonorités rock 80's de "You're Not The One", qui avait lancé les festivités en août dernier. Sur le ton de la confession et un tempo ralenti, Sky Ferreira montre ici ses fêlures. « How could you know what it feels like, to fight the hounds of hell ? / I blame myself for my reputation » y chante-t-elle, désabusée. Interrogée par Billboard, Sky Ferreira l'affirme : elle ne veut pas qu'on s'apitoie sur son sort. « Même si les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être et que les gens ne me connaissent pas réellement... Je suis perçue d'une certaine façon et c'est en partie ma faute. Cette chanson, ce n'est pas "Oh, soyez désolés pour moi", parce que je ne le suis pas du tout. J'aimerais que les choses soient différentes, mais c'est comme ça. Je ne vais pas essayer de prouver à tous qu'ils ont torts. C'est juste un constat », explique-t-elle, en toute lucidité.
Visionnez le clip "I Blame Myself" de Sky Ferreira :
Le clip de la chanson a été tourné fin mars, dans les rues de Compton, en banlieue de Los Angeles. Et pour trancher avec l'effet confession des paroles, Sky Ferreira se transforme en véritable bad girl ! Brune, grimée en gangster, la demoiselle s'est entourée pour l'occasion de mâles à la carrure imposante et déambule ainsi avec son crew, entre deux chorégraphies. Hélas pour elle, l'histoire se terminera menottes aux poings, dans une voiture de police... et par une petite référence au "Bad" de Michael Jackson !