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Depuis son sacre dans la saison 1 de "Drag Race France", Paloma suit la trajectoire d'une comète. En plus d'une émission sur France Télévisions et d'un podcast, la reine du drag français a fait des apparitions remarquées dans les séries "Balthazar" et "The Walking Dead : Daryl Dixon". Depuis quelques mois, elle parcourt les routes de France pour proposer sur scène son premier seule-en-scène, "Paloma au Plurielles". Un show humoristique savoureux durant lequel la comédienne déploie toute une galerie de personnages haut en couleurs, et chante même un titre inédit : "P.A.L.O.M.A". « Lorsque Rebeka Warrior m'a envoyé le texte de la chanson, j'ai eu la sensation qu'elle avait, plus que personne, sondé en moi quelque chose de profondément intime. Ses mots m'ont littéralement mis à nu. Mon ascension a été merveilleuse mais s'est accompagnée de beaucoup de violence. Car le monde n'est pas toujours très accueillant pour une drag queen... » souligne Hugo Bardin, le créateur qui alimente l'exubérance de Paloma, dans un communiqué accompagnant la sortie du single sur les plateformes de streaming.
Entourée de l'ex-figure de Sexy Sushi et de l'artiste RAUMM à la production, Paloma se livre à travers ce titre techno-pop à une véritable introspection sur la dualité de son métier d'artiste. « Je déambule tard dans la vie, j'ai mis mon plus joli visage / Je suis agile et volubile, mais c'est grâce à mon maquillage / Qui sait qui je suis dans le fond, c'est mon secret le mieux gardé / J'ai beau m'afficher, ma mission reste de cacheter mon coeur brisé / P.A.L.O.M.A, protège-moi / Je suis toi et tu es moi, Paloma » susurre-t-elle sur des beats frénétiques nous entraînant sous les lasers d'une discothèque.
"Un clip ambitieux et un peu fou"
Réalisée par Olivier Calautti et Hugo Bardin, la vidéo illustrant "P.A.L.O.M.A" est un objet de curiosité qui multiplie les évocations cinématographiques. « J'ai immédiatement su que je voulais réaliser un clip pour cet hymne. Un clip ambitieux, un peu fou qui raconte l'ambiguïté de ce rapport créateur/création. Moi qui aime les hommages et les références je n'ai pas pu m'empêcher d'en faire » confie Paloma, qui se met en scène à la manière de la fiancée de Frankenstein en glissant ça et là des clins d'oeil à "Matrix" des soeurs Wachowski, Leeloo du "Cinquième élément", "Blade Runner" de Ridley Scoot, le tableau "Le radeau de la méduse" de Théodore Géricault et à l'oeuvre de Mylène Farmer, son idole.
Les plus attentifs auront reconnu plusieurs passages conviant l'imaginaire farmerien : la tenue en bandelettes de "Dégénération", le faux crâne rappelant le monstre de "City of Love", les séquences de danse de "Du temps"... Il faut dire que l'interprète de "Love l'artère" n'a jamais caché son admiration pour la célèbre chanteuse et a souvent rappelé à quel point l'album "Innamoramento" (1999) avait constitué un refuge pour lui. Avis aux fans, la tournée du spectacle "Plurielles" se poursuit, avec un passage programmé aux Folies Bergère à Paris les 10 et 11 avril prochains.