Crédits photo : Zamora Productions
La dernière fois qu'on les avait laissés, les six acolytes de Moriarty se glissaient dans la peau de "Fugitives" hors-normes dont ils racontaient les histoires, à travers des reprises en hommage aux plus grands songwriters blues, folk et country américains, de Woody Guthrie à Hank Williams. C'était en 2013 et le groupe, emmené par la voix d'un autre temps de l'artiste franco-américaine Rosemary Standley, n'a cessé depuis de se produire sur scène, aux quatre coins du globe. Lors de ces voyages en Allemagne, à Tokyo ou à Paris, Moriarty a pu dénicher une kyrielle de nouvelles chansons, concoctées à partir de « brides accumulées pendant des années » et de « fragments inachevés ».
Danse funeste et blues américain
Réuni dans un quatrième album baptisé "Epitaph", à paraître le 30 mars, ces morceaux « archaïques et modernes » évoquent des histoires d'amour et d'abandon, de séduction et d'addiction, celles « de femmes tragiques et d'hommes déchus ». « Nous avons été surpris de constater que ces chansons tournaient - de près ou de loin - autour du thème de l’au-delà, du passage d’un monde à l’autre » atteste le collectif révélé par "Jimmy", qui a choisi d'intituler cet album "Epitaph" pour « moquer la mort et pour croire qu'on peut danser avec ».
En guise de mise en bouche, un premier extrait vient d'être envoyé aux radios françaises : "Long Live The (D)evil". Comme cinq autres chansons de l'album, ce titre reposant sur un gimmick mêlant guitare et maracas a été inspiré par le roman "Le Maître et Marguerite" de Mikhaïl Boulgakov, écrit entre 1927 et 1940. Le charme est immédiat et le dépaysement assuré ! De quoi promettre le meilleur pour la soixantaine de concerts prévus en France à partir d'avril. Moriarty annonce notamment deux représentations à l'Olympia de Paris, dont les dates seront prochainement dévoilées.
Écoutez un extrait de "Long Live The (D)evil" de Moriarty :