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Alors que le biopic sur Claude François entre dans sa phase de promotion, les Claudettes font parler d'elles. Les danseuses du chanteur français, qui ont contribué à forger le mythe de "Cloclo", se sont lancées - et ce depuis plus de deux ans - dans une épopée judiciaire. Le 13 février dernier, les douze danseuses ont assigné la société Spedidam au Tribunal de Grande Instance de Paris.
Pourquoi ? Elles réclament à cette société les droits de diffusion d'images de l'époque, insatisfaites de la somme que la Spedidam leur reverse annuellement. Cette dernière est effectivement chargée « de rémunérer les choristes, les musiciens et danseurs qui figurent sur des œuvres filmées à partir des sommes versées par les diffuseurs », comme l'expliquent nos confrères de Purepeople. Lydia Naval, par exemple, Claudette de 1970 à 1976, n'a perçu que 149.52 euros en 2011. Un bien maigre butin qui n'est visiblement pas à la hauteur de ses attentes.
La bande des Claudettes, soutenue par l'ancien chef d'orchestre Slim Pezin, est défendue par l'avocat Daniel Richard. Ce dernier affirme que ses clientes auraient du « toucher environ 1 000 euros par an sur les seize dernières années ». Le président de la Spedidam est loin d'être de cet avis et déclare qu'il « ne faut pas qu'elles se fassent d'illusions ». Affaire à suivre.