A 34 ans, Thomas Dutronc se fend d’un premier album. La musique, Thomas s’est faufilé entre ses gouttes tant bien que mal jusqu’à 17 ans, mais à 18, bac en poche et fac d’art en cours, elle lui a brusquement fondu dessus en formidables bourrasques. Ca lui viendra des roulottes Rom et des campements sauvages tout fumant de jazz manouche !
Quand Thomas ne joue pas à perdre haleine avec ses amis manouches, il bricole des chansons avec ses copains d’enfance, parce ça le travaille aussi, évidemment. Petit à petit, les expériences acquises et les rencontres de hasard aidant, tout ça le mène vers un spectacle fait de pans de rêves éparpillés, de sketches foutraques, de bouts de ficelles incandescentes et, surtout, surtout, de fraternelle créativité : "Thomas Dutronc et les esprits manouches".
Soixante-quinze représentations plus tard, c'est sur un album que ça débouche, un camaïeu incroyablement dense d’instrumentaux bouillants et de chansons libre-songeuses, comme tombé du ciel avec une grâce d’acrobate, absolument dévolu à l’ardente fantaisie, à la folie douce d’un artiste au faux air de jeune homme sage mais aux charmes frappeurs, comme son père en son temps.
Merci à F. Ducray
Pour écouter et/ou télécharger, "J'aime plus Paris", le premier extrait de l'album de Thomas Dutronc, cliquez sur ce lien.