Crédits photo : ABACA
Samedi, le chanteur lyrique de 49 ans a déçu le public et les critiques au festival des Chorégies d'Orange. Il a cruellement manqué de voix pour interpréter l'opéra "Turandot" de Giacomo Puccini, notamment en ce qui concerne les passages plus aigüs, comme le soulignaient nos confrères du quotidien Le Parisien. Quelques sifflets isolés ont même saboté la prestation du ténor.
L'artiste s'est expliqué le lendemain sur Facebook : « Ayant subi un lourd traitement aux antibiotiques pendant plus d’un mois en raison de la pose d’implants dentaires, en mode accéléré vu mon planning, j’ai développé une mycose à partir de la base de la langue jusqu’au tube digestif. Les cordes vocales sont saines mais elles subissent l’effet de cette mycose qui, en sécrétant, empêche les cordes de vibrer correctement ». Un problème très technique dont le chanteur se serait bien passé, à quelques heures d'une nouvelle représentation.
En effet, Roberto Alagna était attendu une nouvelle fois sur scène hier soir au théâtre antique d'Orange. Il s'agissait d'éviter les fausses notes, d'autant plus que le show était restransmis en direct sur France 3... « A première vue, les choses vont beaucoup mieux. Il se soigne. C’est un garçon courageux. Il sera au rendez-vous. Et si ce n’est pas le cas, nous préviendrons comme il se doit les spectateurs » confiait Alain Duault - spécialiste de musique classique - au Parisien.
« Je n’ai pas voulu annuler car je tenais absolument à vous faire plaisir et à me faire plaisir » confiait Alagna sur sa page Facebook. Décidé à maintenir le cap coûte que coûte, le ténor s'en est parfaitement sorti. Roberto Alagna a offert « un Calaf somptueux de style, impeccable en musicalité, jamais débordant, ni trop vériste, jusqu'à son grand air qui ouvre le III, soulignant la nuit d'horreur que la princesse chinoise impose à son peuple. Le ténor sait gravir toutes les marches de son Nessun dorma avec une aisance et même une finesse que l'on ne lui connaissait pas » expliquent nos confrères de classiquenews.com. Il faut dire que Roberto Alagna n'en est pas à sa première représentation publique. L'interprète d'origine sicilienne faisait déjà face aux 8.000 spectateurs du Théâtre antique il y a quatre ans dans le rôle de Faust.