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Maurice André avait redonné ses lettres de noblesse à un instrument parfois mal aimé. Il est décédé samedi soir à l'hôpital de Bayonne, près d'Urrugne (Pays Basque) où il habitait. Sa famille n'a pas souhaité communiquer les causes de sa mort.
Né le 21 mai 1933 à Rochebelle, près d'Alès dans le Gard, il fut très tôt initié à la musique classique par son père. Après avoir consacré son adolescence au travail dans les mines, il intègre le Conservatoire de Paris à l'âge de 18 ans. Le musicien se fait connaitre au début des années 50 en France.
Auteur de 250 disques, dont une dizaine d'or et de platine, Maurice André a apporté une popularité nouvelle à la trompette, en revisitant de nombreuses partitions et en conviant des compositeurs contemporains à écrire pour son instrument. Maurice André a toujours eu à coeur de transmettre son art. Professeur au Conservatoire de Paris jusqu'en 1978, il a formé plus de cent trompettistes.
Malgré la fatigue, il s'était produit une dernière fois en 2004, lors d'une série de concerts à travers la France. Le président Nicolas Sarkozy a salué dimanche la mémoire du trompettiste, estimant que son destin « reste la preuve vivante que le travail et le talent peuvent tout ». Selon le communiqué de l'Elysée, « Maurice André est parvenu à allier d'une façon incomparable l'exigence artistique la plus haute à une volonté farouche de populariser son instrument et, au-delà, la musique classique, auprès du public le plus large ».