
En 1972, Manu Dibango, musicien camerounais originaire de Douala, considéré comme l'un des parrains de la world music, crée "Soul Makossa". C'est un succès fulgurant en Afrique et partout dans le monde. En 1982, c'est au tour de Michael Jackson de sampler l'artiste africain sur "Wanna Be Startin' Somethin'", extrait de l'album "Thriller". Manu Dibango décide d'intenter une procédure devant les tribunaux, mais Bambi niera le plagiat, et le différend sera réglé à l'amiable, moyennant finances... C'était sans compter sur Rihanna qui, en 2007, remet ça avec "Don't Stop The Music" et obtient un succès planétaire, réveillant ainsi les vieux démons... Manu Dibango a alors décidé d'intenter un procès à la chanteuse, mais aussi de nouveau à Michael Jackson, du vivant de ce dernier. Un procès qui se poursuit malgré tout encore aujourd'hui.
Un musicien de légende pour un hit planétaire !
« Sa partie à lui, personne n'a jamais repris ça. Tout le monde a repris « Mamako Mamasa ». Il a transgressé l'arrangement. Il a donné des autorisations aux gens, moyennant des finances, d'utiliser non pas tout le morceau, mais ma partie à moi. Jamais, tu ne connais la première partie de ce morceau. Voilà pourquoi il y a procès, même comme il est mort. Paix à son âme. Ça n'empêche évidemment pas que c'est un des plus grands artistes qu'on a eus. Mais à grand artiste aussi, des fois grand problème. On ne fait pas la musique pour ça. Mais enfin, ça fait travailler les avocats » déclare-t-il.
Visionnez le live jam de "Soul Makossa 2.0" au feat. de Wayne Beckford et Yannick Noah :
Le single sera disponible à partir du 7 mars sur les plateformes de téléchargement légal, et l'album "Past, Present, Future", en mai prochain.