
Au début il n'y avait rien. La première graine germe en 1999 sous les pieds d'Aladin (guitare, chant) et Florent (sax, chant) qui rencontrent Clem (percussions), puis Rémi (basse). Les saisons passent, d'autres musiciens arrivent et partent, jusqu'à l'automne 2002 où la Mauvaise Herbe pousse toujours sous le nom de l'Herbe Folle. Des mutations génétiques font naître de nouveaux instruments et les vents d'ailleurs aèrent les chansons de nouvelles influences. Nous dansons sur les styles sans s'arrêter sur aucun. « Nous chantons sous la pluie pleins de rêves et d'envies, musique à chanson, sons “désaccordéons” valsants autour des roulottes manouches, on se couche sur tout ce qui bouge; jazz et java n'y couperont pas. Textes crus ou cuits, naïfs mais sincères, le poil soyeux pour dénoncer des vérités qui nous énervent. Alors, les deux doigts dans la prise, notre son s’électrise : grondement de tambours/dub dans la jungle saturée... Le xylophone déraisonne au loin, le saxophone pleure, la contrebasse danse... changement de tonalité ».
Visionnez le teaser du nouvel album de L'Herbe Folle :
Entre Paris Combo et les Wriggles
Réduire le groupe à de la chanson pure et dure serait erreur. "J'suis bleue", par exemple, raisonne résolument rock dans l'esprit, défendu par la voix féminine du quatuor. "L'arrière de la boutique" ne manque pas d'humour (comme pouvait déjà l'être "Cochon"), "N'en parlons plus" se fait tendre, suivi de "Marutka", pour finir dans la gaieté avec "Nao faz mal". Une belle générosité tellement rare dans le paysage musical actuel qu'on ne peut que le souligner.
Par ailleurs, la formation actuellement en tournée en France, posera ses valises à La Plage du Glaz'Art de Paris, le 11 août prochain (avec aussi Courir Les Rues).