Crédits photo : Pochette de "Quelque part" de Kenza Farah
Si le nouvel album de Kenza Farah s'ouvre tout en douceur avec le titre qui lui a donné son nom, "4 Love", et ses quelques notes de piano, le morceau devient rapidement plus pop et les couplets claquent avec délicatesse, répandant le message "l'amour est partout pour qui sait le voir". Même si son refrain se révèle un peu plat, la chanson donne une idée assez juste de ce que sera le disque dans son ensemble : positif et plus léger.
C'est le cas du titre "Indélébile", mêlant pop, R&B et petites touches d'électro et dubstep, qui apporte un nouveau souffle à la musique de Kenza Farah grâce à son rythme syncopé. Le morceau s'impose comme l'un des meilleurs de l'album, grâce au contraste entre son beat infectieux et la voix mélancolique de la jeune femme. Il prépare d'ailleurs l'auditeur à la piste suivante "Avec toi", qui pousse le changement un peu plus loin. Véritable chanson d'amour dans le texte, le titre commence en piano-voix et se transforme sans prévenir en hymne dancefloor. Un style complètement inattendu de la part de Kenza Farah, qui tranche avec le reste de l'album et notamment le midtempo "Là-haut", envoûtant titre R&B, ou encore l'estival "Quelque part", au texte positif, et qui accompagne "Changer d'air" sur ce terrain musical.
Mais l'ancienne Kenza Farah est toujours là, en filigrane, notamment sur le texte de l'efficace single "Lucky", grâce à ses tididi dam dam, dans lequel la chanteuse règle ses comptes avec ses détracteurs. On retrouve aussi l'âme de ses anciens titres sur les morceaux plus sombres comme "Accordez-moi", critique très attendue de notre société qui milite pour un monde meilleur, ou encore l'inégal "Coup de coeur" feat. Soprano, qui n'est pas sans rappeler le tube "Dernière chance" de Léa Castel. La chanson finale, "Mohamed", co-écrite avec le rappeur Youssoupha, reste l'un des moments forts de "4 Love" grâce à son texte poignant, même si un refrain digne de ce nom aurait été salutaire.
Kenza Farah sera en concert le 2 février 2013 à l'Olympia (Paris).
