Le ton sarcastique des chansons de Didier Super, en fait un artiste engagé, friand du second degré, rejetant volontairement toute notion de bon goût et de politiquement correct. Après un premier album paru en 2006 chez V2, "Mieux vaut en rire que s'en foutre" (vendu à 30 000 copies), la réédition de ce dernier avec des versions inédites dites “versions pour les vieux”, et "Ben quoi ?" (Top 65 en 2008), le chanteur sera de retour en bacs dès le 5 octobre prochain avec leur successeur, "La merde des autres" (avec Zeu Discomobile), actuellement porté par le premier single extrait, "Comme d'habitude".
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Dans ses chansons, il s'en prend tour à tour aux pauvres, aux cons, aux caniches, au catholicisme, aux petits enfants chinois qui fabriquent des jouets de mauvaise qualité sans aller à l'école... et incite les internautes à télécharger sa musique illégalement sur Emule (il offre actuellement par ailleurs son second album sur son site officiel). L'ironie et le second degré et la dérision sont donc les armes favorites de Didier Super. La grande simplicité de l'instrumentation (généralement constituée d'un orgue pour enfants et de trois accords de guitare) et de la voix est totalement assumée.
Pour la promotion de son dernier album, Didier Super est allé uriner au pied des locaux de la major Universal Music qui a récemment racheté V2 Music, le label sur lequel il est édité. La page critique musicale du magazine "Télérama" lui a attribué un symbole qu'elle ne décerne qu'en de très rares occasions (il avait été créé pour un album de Yōko Ono) : un canon. Le chroniqueur qualifia l'album de “plus mauvais disque du monde et de tous les temps”. Didier Super est néanmoins cité dans un article de la revue, daté de l'été 2006, et traitant du rôle positif et de la nécessité de la provocation.
Olivier Haudegond aka Didier Super - auteur, compositeur, et interprète français né à Douai en 1973, est par ailleurs actuellement en tournée dans toute la France jusqu'à décembre prochain.
