Selon une dépêche de l'AFP, le Centre Culturel Oecuménique (CCO) de Villeurbanne, alerté par Tjenbé Rèd (une association afro-caribéenne de lutte contre le racisme et l'homophobie), a renoncé à accueillir le chanteur de reggae jamaïcain Capleton. Ce dernier, surnommé “Le Prophète” par ses fans, devait en effet se produire en concert le 21 juillet dernier. Le chanteur a notamment signé des titres comme "Hang Dem Up", appelant à «pendre les homosexuels». Il est connu pour ses paroles incitatives présentes dans vingt-neuf de ses chansons, telles que «crame les pédés, saigne-les comme des porcs» ("Bun Out Di Chi Chi"), ou «les sodomites et les pédés, je les flingue» ("Woah !"). Tjendé Rèd tient enfin à rappeler qu’il y a cinq ans, Steven Harvey, militant de la lutte contre le sida, a été assassiné en Jamaïque en raison de son homosexualité.
Contacté par nos confrères de gayclic.com, le chanteur n'a pas souhaité répondre à leurs questions. Enfin, selon son tourneur, il n'aurait pas déclaré avoir signé la charte éthique Reggae Compassionate Act, par laquelle des chanteurs jamaïcains s'engagent à ne plus appeler au meurtre des homosexuels.
Par ailleurs, l'artiste reggae, actuellement en tournée en France (Biarritz, Six-Fours-les-Plages, Faverges...), aux Pays Bas, et en Grande Bretagne, s'est produit sans problème, au Théâtre Jean Marais de Golfe-Juan, et à l'Elysée-Montmartre de Paris.
«Un chanteur homophobe a donc été autorisé à se produire dans le Théâtre Jean Marais, de Golfe-Juan... No comment !» déclarait la semaine dernière, le site gayclic.com.
Jean Marais, acteur français décédé en 1998, lui même homosexuel, et ayant entretenu une amitié amoureuse avec Jean Cocteau.