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Interview
lundi 27 juin 2011 16:00
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Simple Plan en interview

A l'occasion de l'arrivée dans les bacs du nouvel album de Simple Plan, nous avons rencontré Chuck Comeau et Jeff Stinco. Fiers de leur nouvelle production intitulée "Get Your Heart On", ils nous ont expliqué quelles avaient été leurs inspirations et les lignes musicales qu'ils avaient suivies. Avec le premier single "Jet Lag" qui rencontre un très beau succès en radio, ils se sentent encore plus proches de leurs fans qui ont toujours été l'un des moteurs de leur créativité.


Votre quatrième album sort le 21 juin. C'est le solstice d'été ou la Fête de la Musique qui vous a inspirés ? (Jonathan Hamard)
Chuck Comeau : C'était un bon timing pour nous nous cette Fête de la Musique. C'est aussi parce que c'est le premier jour de l'été et notre nouvel album sonne véritablement très summer. Après, c'est aussi une coïncidence qu'il sorte en juin. On s'est davantage focalisé sur le travail avant de chercher quand il devait paraître. Il est le résultat d'un long processus. On est tous très excité de revenir sur le devant de la scène.
Jeff Stinco : On voulait véritablement que l'album sorte l'été. Le 21, c'est un heureux hasard. On espère que l'alignement des planètes coïncidera et que nos étoiles vont briller.

C'est quoi le programme de la Fête de la Musique pour Simple Plan ?
C. C : On va chanter à New York pour le lancement de l'album.
J. S : Tout à fait, on fait la Fête de la Musique en musique pour Simple Plan.

Ce nouvel album est promu par une premier single, "Jet Lag", enregistré dans deux versions, l'une en anglais avec Natasha Bedingfield, et l'autre en français avec Marie Mai. Pourquoi ce traitement de faveur pour nous ?
J. S : Et pourquoi pas ! Je pense que ce duo est un véritable dialogue entre un homme et une femme. On devait trouver une chanteuse qui non seulement avait une voix qui se prêtait à ce genre de mélodie, mais aussi avec la voix de Pierre. Et puis, on cherchait aussi une chanteuse qui a le même type de relation que nous avons avec nos fans. A partir de là, on avait des préférences et c'est vrai que Natasha faisait partie de notre top ten. Elle a accepté et fait une très très bonne version. A la suite de cet enregistrement, on s'est dit que c'était
« Chanter en français, c'est quelque chose que l'on voulait faire depuis longtemps ! »
peut-être l'occasion pour une fois d'inviter une artiste francophone pour donner la réplique à Pierre. C'était quelque chose qu'on voulait faire depuis longtemps mais il fallait avoir la bonne chanson. On a eu le bon timing et Marie Mai était disponible. Au bout de dix ans de carrière, notre identité est claire, bien définie. Je pense qu'on peut se permettre ce genre de choses. Et faire ce qu'on a envie. On prend plus de liberté et on essaie de nouvelles collaborations, de nouvelles versions. En ce qui concerne le français, c'est tout simplement parce que c'est notre langue première en réalité. C'est aussi simple que ça.



Si je comprends bien, c'était clair pour vous que Natasha Bedingfield était la chanteuse avec laquelle vous souhaitiez partager la version anglaise de la chanson. Mais pour Marie Mai, était-ce aussi évident ou le simple fruit du hasard ?
C. C : Pour nous, Marie Mai est l'une des artistes les plus populaires à Montréal. C'est quelqu'un que l'on connait bien et que l'on voit régulièrement. Elle a la même approche de la musique que nous, et le même respect pour ses fans. Elle vit d'ailleurs une grande histoire avec eux, et c'est quelque chose d'important pour nous. Pierre et elle, c'était pour nous le mixe parfait. Il n'y avait pas d'autres choix, elle s'est imposée naturellement.

En France, elle n'est pas si populaire. On la connait notamment pour son titre "Encore une nuit".
J. S : On est bien contents de l'emmener avec nous et de la faire découvrir au public français. C'est une chanteuse qui a une très grande voix et qui est capable de beaucoup de choses. On est fiers de ce duo. Elle en est à son troisième album. Elle écrit ses propres chansons. C'est une artiste authentique. Elle nous ressemble beaucoup finalement.

Ce qui est aussi nouveau pour le public, c'est de vous entendre chanter en français. Faut-il le voir comme le moyen de répondre aux exigences des cotas : de plus en plus d'artistes tentent la traduction de leur titre pour se positionner en radio.
C. C : Non. Pour nous, c'était une démarche plus artistique. C'est sûr qu'on est heureux de voir que l'accueil radio est favorable. Comme on te le disait plus haut, le français est notre langue originelle. C'est peut-être surprenant pour le public, mais on nous n'avons pas le sentiment de changer tant que ça. On avait le goût de le faire, qui prend un peu les gens par surprise. Tout le monde en France nous parle de cette version. On ne nous en dit que du bien. Ce que font d'autres artistes pour répondre aux quotas de la radio, on sent que ce n'est pas authentique. On sent que ce n'est pas organique, que ce n'est pas naturel et que ça a été
« Nos fans japonais connaissent les deux versions, c'est incroyable ! »
repiqué par la maison de disques. Honnêtement, personne ne nous a demandé de le faire. C'est venu de notre propre initiative. On n'a pas cherché à reproduire la même chose dans une autre langue. On s'est intéressé véritablement au sens du titre, à sa direction pour en faire une nouvelle chanson. En studio, si la version n'avait pas été bonne, on ne l'aurait pas sorti.
J. S : Je crois que beaucoup pensent que c'est un coup marketing alors que rien n'a été calculé. On était en studio quand on a eu cette idée de faire cette chanson en français. Il n'y a pas de Major derrière qui tire les ficelles.
C. C : Ce qui est assez incroyable, c'est qu'on a plusieurs fans japonais qui connaissent les deux versions et qui nous disent qu'ils préfèrent la version francophone. C'est dire à quel point nous avons réussi à faire quelque chose de bien et non une pale copie.

Regardez le clip "Jet Lag" de Simple Plan et Marie Mai :


On connait davantage votre musique que vos personnalités. Il y a certains tubes qui ont marqué toute une génération mais tous ne connaissent pas vos visages ni vos noms. C'est peut-être plus difficile d'arriver avec un titre en français de surcroît.
« On aime dialoguer via Facebook et Twitter avec nos fans. »

C. C : Je pense qu'on a construit une très belle carrière en France. On l'a vu lors de notre dernière tournée. On a fait un Zénith complet. C'est quand même un accomplissement pour un groupe comme le notre. En revanche, il y a très certainement des millions de français qui ne savent pas qu'on parle le français. Notre réseau de fans est extrêmement complice avec le groupe. Ils connaissent nos noms et nos univers. On aime dialoguer via Facebook et Twitter avec nos fans. On n'est pas du genre à cultiver le mystère. Nous sommes très accessibles : nous aimons rencontrer nos fans. Après, que le grand public ne connaisse pas nos noms, je pense que c'est une réalité pour la plupart des groupes.
J. S : On a une réalité particulière. Nous sommes un groupe international, nous aimons beaucoup passer en France mais il y a tellement d'endroits où l'on est appelés... Ce qui est sûr, c'est que notre temps passé ici va croitre dans les prochains mois. On va passer plus de temps avec nos fans français. On joue Rock En Seine et on sera à Nîmes. Je pense aussi qu'il y a une réelle demande suite à la réception de "Jet Lag".

Le prochain disque pourrait-il être en français ?
J. S : Une ouverture du groupe à ce niveau là. Il nous reste encore beaucoup de choses à faire ensemble. Ça fait dix ans qu'on est ensemble et il nous reste encore beaucoup de défis. Peut-être qu'enregistrer les chansons en français fera partie des évolutions que le groupe prendra. Pour l'instant, on se concentre sur notre nouvel opus et les choses se feront si l'envie et le besoin se font sentir. Tout dépendra de notre état d'esprit pour notre prochain disque.



Tu me dis qu'il vous reste beaucoup de défis à accomplir pour vous en 2011. Quels sont-ils ?
C. C : La longévité du groupe : c'est un grand défi. Nous sommes ensemble depuis dix ans et l'équipe est restée la même. Nous sommes toujours aussi soudés alors que beaucoup de groupes ont régulièrement changé leur “line-up” au fil du temps. D'avoir fait un disque comme celui-la nous permettra d'aller encore plus loin et de produire encore bien des choses. Ce disque nous permet aussi de partir à la rencontre du public dans des pays où nous n'étions était allés : Russie, Estonie, Israël, Inde, Corée, Uruguay. Ce sont des étapes nouvelles. On aime découvrir des cultures différentes et des gens différents et voir que notre musique a passé les frontières.

Un album qui en amène d'autres selon vous. Qu'est ce qui le différencie des précédents ? Les rôles sont-ils les mêmes ?
C. C : Oui, les rôles n'ont pas changé. Nous avons mis presque un an pour écrire ce disque. Ce qui est différent, c'est que nous nous sommes forcés à finir beaucoup plus de chansons. Au lieu d'en écrire 12 ou 13 comme on fait habituellement, nous avons écrit 65 chansons pour ce disque. On voulait vraiment se dépasser, aller plus loin dans la créativité. Même l'album prêt, on a continué à enregistrer. Et puis, on s'est rendu compte que nos fans étaient très attachés à certains de nos titres, qu'ils les accompagnaient véritablement dans leur vie. D'une certaine manière, ça nous donne presque des responsabilités à nous et à nos chansons. Il faut que l'on donne un album qui réponde aussi à ce que le public attend. Chaque
« Ce disque était très important pour nous, comme un cap. »
titre a été fait pour qu'il puisse devenir la bande-son de leur vie. On est allé toujours plus loin pour un travail de qualité. On a passé beaucoup de temps sur ce disque, vraiment.
J. S : Il y a aussi eu un sentiment au sein du groupe que ce disque était vraiment très important pour nous. Comme un cap, on savait que cet album nous orienterait sur l'intérêt ou non du groupe. Allait-on s'essouffler ? Au bout de quatre mois et demi, il s'est révélé que non. Tout s'est fait avec un très grand plaisir malgré un travail acharné.
C. C : C'est notre plaisir qui nous inspire. En créant ce disque, on avait véritablement eu l'impression d'être un groupe nouveau, tout récent.

"Get Your Heart On" est-il le meilleur d'entre tous ?
J. S : Bien sûr ! Sinon, nous serions encore en studio. Mais c'est normal. Si tu ne t'es pas donné à fond sur ton album, tu ne peux pas en être fier. Je sais que c'est un peu un cliché de sortir un disque et de dire que c'est le meilleur. Mais on s'est donné une mission : réaliser le meilleur !
C. C : Oui, nous sommes fiers de notre album et nous voulons en parler. C'est pour ça qu'on te rencontre.

Il y a deux titres qui ont particulièrement retenu notre attention, "Can't Keep My Hand Of You" et "Astronaut". Le premier a déjà son clip, et le second serait le prochain single. Un clip aurait même déjà été tourné.
J. S : Seulement deux chansons sur tout l'album ! Ne t'inquiètes pas, je blague.
C. C :"Can't Keep My Hand Of You" est sorti en premier pour annoncer à nos fans que nous préparions un nouvel album. C'était en quelque sorte une première annonce. C'est un titre très énergique, très légèr. C'est un peu un retour aux sources pour nous. Quant à "Astronaut", c'est mon titre préféré de l'album. C'est une pièce charnière de ce disque. Elle témoigne de notre évolution : on n'aurait pas pu l'écrire sur notre premier ou deuxième album. Il y a une certaine maturité musicale et au niveau du texte. La vidéo viendra renforcer une métaphore déjà bien ancrée dans le titre. On l'a tournée dans le désert, en même temps que "Can't Keep My Hand Of You".
J. S : C'est pour ma part le titre que je préfère sur cet album.

Regardez le clip "Can't Keep My Hand Of You" de Simple Plan :


D'après ce que vous me dites pour le titre "Astronaut", j'en viens à me demander ce que le travail sur cet album vous a apportés.
J. S : On a travaillé avec passion et intégrité. Le résultat s'est vite fait sentir car le titre "Jet Lag" devient vraiment populaire. Le travail sur cet album est en train de porter ses fruits.
« Il n'y a pas un mot, une note que l'on changerait sur cet album ! »

C. C : Au delà des ventes, il faut comprendre que pour nous c'est une grande satisfaction personnelle. Il n'y a pas un mot que je changerais, ni même une note. A Montréal, on a joué pour un show case privé. On a présenté nos chansons pour la première fois. C'était l'aboutissement de tout notre travail. Finalement, après avoir imaginé ce que les fans apprécieraient, c'était un grand moment d'émotion. On se posait tellement de questions.

Avez-vous trouvé toutes les réponse à vos questions ?
C. C : C'est difficile de se faire une première opinion, surtout pour des titres que l'on découvre sur scène. Après une première écoute live, ce qui est très difficile pour accrocher sur des nouveaux morceaux, les fans venaient déjà nous donner leurs première impressions en citant les morceaux qui plaisaient le plus. Les réactions de nos fans sont unanimes. C'est incroyable.
J. S : Les gens s'arrêtent beaucoup sur ce titre "Astronaut". Il sort du lot par rapport aux autres.

Je vous souhaite donc bonne route.
Merci.
la Redaction
Retrouvez toutes ces informations sur leur site internet officiel.
Écoutez et/ou téléchargez le nouvel album de Simple Plan.
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Invité
le 27/06/2011, 17:25
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J'aime beaucoup cette nouvelle chanson, mais seulement en Français.
connection001
le 27/06/2011, 19:33
Citer
Cette chanson passe ne boucle en radio et je comprends pas ce que les auditeurs lui trouvent? on dirait de la pop rock de fin des années 90 début 2000. c'est creux
Invité
le 28/06/2011, 16:07
Citer
Jonathan Hamard, spécialiste des phrases sans sujets, sans verbes... "Le prochain disque pourrait-il être en français ?
J. S : Une ouverture du groupe à ce niveau là."

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