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Interview
samedi 19 septembre 2020 12:01

Jean-Baptiste Guegan en interview : "Je veux raconter mon histoire et rester le même"

Un an après l'immense succès de "Puisque c'est écrit", Jean-Baptiste Guegan est de retour avec un deuxième album plus intime, "Rester le même". Le chanteur phénomène se confie sur ce disque, ses collaborations avec Slimane et Marc Lavoine, et l'image de "sosie vocal de Johnny Hallyday" qui lui colle à la peau.
Crédits photo : Renaud Corlouer
Propos recueillis par Théau Berthelot.

Vous sortez d'un premier album vendu à 300.000 exemplaires. Comment vous avez vécu cet accueil ?
Plutôt pas mal, mais assez étrangement je n'y croyais pas. Je ne pensais pas qu'aujourd'hui on puisse vendre 300.000 exemplaires d'un album, d'autant plus qu'il y a beaucoup d'albums physiques. C'est vraiment quelque chose d'assez étrange à vivre, mais en même temps, j'ai travaillé pour cela et j'ai une très belle équipe autour de moi qui sait bien gérer ça.

Vous vous attendiez à ce que ça marche autant ?
Pas du tout ! Je viens d'arriver dans le milieu, mais ce métier-là je le fais depuis 17 ans, je l'ai appris pendant 17 ans. On s'imagine pas qu'on peut devenir du jour au lendemain aussi connu et qu'on puisse vendre autant de disques. Et tant mieux, je suis très fier que les gens soient réceptifs.

Découvrez "Rester le même", le nouveau clip de Jean-Baptiste Guegan :


« Je ne lis pas ce qu'on dit sur moi »
Quelle était l'ambition de ce deuxième album ?
Ce deuxième album est beaucoup plus personnel, plus rock, plus variété aussi. Il y a des chansons d'amour, d'autres qui me correspondent... Je ne suis pas dans l'optique de me dire "aujourd'hui je fais un album, demain un autre". J'y vais à l'instinct, ça fonctionne comme ça. Si je sens que c'est le moment d'enregistrer, je le fais, peu importe les chansons qu'on me donne, je prends et je dévoile ce que je veux dévoiler. Je pense que je suis plus que jamais attendu avec cet album, enfin je l'espère.

Vous dites vouloir sortir de l'ombre de Johnny Hallyday. Dans quel sens ?
Johnny fera toujours partie de mon ADN, ce sera toujours en moi. J'ai cette faculté vocale, et je ne peux pas changer mes cordes vocales, ça reste en moi. C'est celui qui m'a pratiquement tout appris et si je fais ce métier-là aujourd'hui, c'est grâce à Johnny Hallyday. Donc je ne renierais jamais ça !

Appeler l'album "Rester le même", c'est un pied de nez aux critiques ?
Il y a aucun rapport avec ce qu'on a pu dire dans la presse ou dans les médias. J'ai simplement envie de raconter mon histoire et de "rester le même". Dans la vie, ce sont les autres qui changent, l'entourage, pas nous.

Elles vous ont touché ces critiques ?
Je n'ai pas l'habitude de me pencher dessus, je n'ai pas l'habitude de lire ce qu'on dit sur moi sur les réseaux sociaux. Je m'en fous ! Libre à chacun de penser ce qu'il veut. On est tous dans le droit de dire aujourd'hui "j'aime" ou "j'aime pas" et de dire son avis. On est en France, chacun voit midi à sa porte (sourire).

« Slimane et Marc Lavoine ont compris qui j'étais »
Vous vous dévoilez beaucoup sur l'album : sur les critiques, votre mère, la peur... Vous sentiez que c'était le bon moment pour être aussi personnel dans les textes ?
Quand cet album est né, il a fallu que je parle très longuement avec Michel Mallory, qui a écrit 10 textes sur l'album. Il y a des gens, comme Slimane ou Marc Lavoine, qui ont compris qui j'étais et comment je fonctionnais. Dans l'ensemble je dirais que l'album est très personnel mais que le public peut s'y retrouver. Il n'a pas été écrit que pour moi mais aussi pour tout le monde. Chaque chanson ou chaque personne s'y retrouvera.

Retrouver Michel Mallory, c'était logique ?
C'est vrai que Michel voulait tirer sa révérence, et je trouvais ça normal. Je l'ai énormément répété mais 50 ans d'amitié avec Johnny Hallyday, ce n'est pas rien quand même. Il a accepté de faire ce deuxième album pour moi.

Regardez le clip de "Tu es toujours là" par Jean-Baptiste Guegan :


« L'album est né durant le confinement »
Sur cet album, on retrouve aussi Slimane ("Tu es toujours là") et Marc Lavoine ("Sur le bord de la route"). Comment se sont déroulées ces collaborations ?
Malheureusement, ça s'est passé en période de confinement donc ça a été compliqué pour se voir. J'ai eu la chance de croiser Slimane qui est venu avec moi en studio, et tout s'est super bien passé, on a longuement discuté ensemble. Par contre, je n'ai pas eu la chance de rencontrer Marc Lavoine, mais peut-être qu'un jour ça viendra. Mais je le remercie énormément de m'avoir écrit une chanson. On s'entend très très bien.

Vous disiez qu'il y aurait aussi Didier Barbelivien, Florent Pagny et Pascal Obispo, mais finalement ils n'y sont pas : pourquoi ?
(Rires) Je ne sais pas qui a pu raconter cette bêtise parce que ce n'est pas vrai, même si je les connais très très bien. Il n'y a absolument aucune chanson de ces trois-là. J'ai le droit de les connaître sans pour autant faire de chansons avec eux. Mais peut-être que ça viendra ! Pour l'instant, c'est amical tout ça.

L'album est plus rock que le précédent. C'était une envie ?
C'est un choix personnel. Je ne voulais pas que ça ressemble à l'ancien album, je voulais que ce soit plus rock, effectivement, et peut-être un peu plus variété avec des chansons d'amour. Et même musicalement, ce n'est pas country ou blues, on a effacé ça, même si je suis capable de chanter tout ça.

Le coronavirus a-t-il affecté la création du disque ?
J'ai eu cette chance, par rapport au coronavirus, de pouvoir enregistrer cet album en toute sécurité. Ce disque s'est fait tout naturellement. Certes, il est né en pleine période de coronavirus, mais on s'est donné les moyens pour faire un bel album.

L'enregistrement s'est fait à distance avec les musiciens à Nashville et vous, de chez vous...
Il a fallu amener un matériel assez important parce que je ne suis pas habitué à travailler dans ces circonstances-là. Du jour au lendemain, on se retrouve enfermé, on reçoit un ordinateur, deux enceintes et un micro, et on doit se débrouiller avec ça. En plus, on était en visio (rires). Par contre, ça a été un énorme plaisir de retrouver les musiciens de Nashville qui ont participé à l'album. Mais les circonstances étaient un peu spéciales.

Ecoutez "Je joue" :


« C'est un album sur ma vie »
Sur "Je joue", vous chantez : "Je suis un comédien, je joue, j'existe quand je joue". C'est en rapport à votre surnom de "sosie vocal" ?
Cette chanson est née grâce à Michel qui m'a toujours dit que j'avais une gueule de comédien. Je me suis rendu compte que quand tu es chanteur, tu es obligé d'être comédien sur scène. Cette chanson, elle est née comme ça. "Je suis un comédien, je joue" : quand on est chanteur on joue, on est obligé d'être acteur. Après, je ne vais pas faire Chimène et Esmeralda, on n'est pas arrivé jusque-là quand même (rires). C'est une chanson que j'adore, c'est un peu mon "Bohemian Rhapsody".

"Un enfant de lui" est la seule chanson du disque à la troisième personne : que raconte-t-elle ?
Au départ, elle devait faire partie du premier album, mais on l'a écartée car elle ne correspondait pas aux thèmes. J'ai décidé de la mettre sur le deuxième album parce que c'est une chanson qui me touche énormément. Elle parle des femmes ou des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants. Je sais à quel point il peut y avoir beaucoup de femmes dans le monde que ça touche, et c'est frustrant. Je me suis dans la peau d'une femme quand je chante cette chanson. C'est dur, c'est très dur.

Ça a été difficile de se dévoiler sur certaines chansons ?
Sans avoir choisi vraiment ce côté personnel de l'album, parce que j'y suis allé à l'instinct, ça a été quelque chose de grandiose. C'est un album qui correspond à ma vie et qui retrace tout ce que j'ai pu vivre, ce que j'ai pu voir. Ça a été compliqué de chanter, dont la chanson pour ma mère, "La dame aux yeux verts". Ça fait 10 ans qu'elle est décédée et je voulais lui faire un clin d'oeil parce qu'elle me manque terriblement. On n'a qu'une mère dans la vie, et plus tard elle disparaît, mieux c'est. Donc ma façon de lui rendre hommage est d'avoir demandé ça à Michel. Je n'avais pas grand chose à lui dire mais il a conçu ce texte, qui est compliqué à chanter. C'est la chanson que j'ai mis le plus de temps à chanter.

Ecoutez "La dame aux verts" :


Il n'y pas de duos sur cet album, c'était voulu ?
Les duos, ça se fait plutôt sur un plateau télé. Pour un album, c'est compliqué. J'aurais pu en faire, mais on a pas voulu. On en a discuté longuement avec mes équipes mais on n'était pas encore prêt à faire un duo. C'est une chose qui se fait instinctivement.

Et avec David Hallyday ?
Il faut lui poser la question (rires). Moi, ça ne me dérangerait pas ! Je pense qu'il a autre chose à faire qu'un duo avec moi, en ce moment.

« C'est important de continuer à faire vivre Johnny »
Vous avez hâte de remonter sur scène ?
Evidemment, je n'ai qu'une seule hâte c'est de remonter sur scène. Mais ce qui nous empêche, nous les artistes de remonter sur scène, c'est cette merde qui nous arrive actuellement. J'ai eu, comme tous les autres, surtout des concerts reportés à 2021, donc on va y arriver. On verra bien... S'il y a quelques spectacles à faire par-ci, par-là, je les ferais sans problème. Et puis il y a cette date à l'Accor Arena, le 6 décembre. C'est extraordinaire de faire Bercy, sachant que je vais être sur une scène où Johnny Hallyday est passé maintes et maintes fois et où je l'ai vu là-bas pour la première fois quand j'avais neuf ans. J'ai fait la Cigale, c'était magnifique aussi. Pour moi, il n'y a pas de grandes ou de petites salles, ce sont des endroits cultes. Si un jour, on me dit que je vais faire le Stade de France, je le ferais, mais pour l'instant on n'est pas prêt (rires).

Warner vient d'annoncer la sortie d'un nouveau coffret posthume de Johnny Hallyday. Que pensez-vous de toutes ces sorties ?
Je trouve ça important de continuer à le faire vivre, même s'il est parti et qu'il nous est très cher à nous les fans. C'est magnifique que l'on puisse sortir des choses inédites, mais un peu comme tous les artistes qui nous ont quittés comme Annie Cordy ou Serge Gainsbourg. Ça fait perdurer la légende, et il n'y a rien de mal à ça. Je trouve ça important. Si c'est pour parler de moi, je ne suis pas là pour tout le temps rendre hommage. Je fais ce qu'on me demande de faire. Ce n'est pas moi qui décide mais le public. Pour l'instant, j'y suis et si ça plait tant mieux.
Théau BERTHELOT
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