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Interview
mardi 21 octobre 2014 16:43

Manau en interview : "Tout le monde s'en fout de nous, on a une image ringarde"

Que devient Manau ? Après les tubes "La tribu de Dana" ou "Mais qui est la belette ?", le groupe breton a petit à petit disparu des radars. Alors que M6 fête ce soir les 30 ans du Top 50, Pure Charts a rencontré Martial, sans ses deux acolytes qui ont quitté la bande il y a quelques années. Le succès, les médias, l'argent, une possible reformation... Il dit tout !
Crédits photo : Montage Pure Charts
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Martial, qu'est-ce que ça fait d'être invité sur M6 dans une émission qui célèbre les artistes qui ont marqué le Top 50 ?
C'est super canon, c'est sympa. Je viens pour "La tribu de Dana", c'est un tube, je l'assume. Je suis très content, ça me fait plaisir.

« La Tribu de Dana, je n'en pouvais plus ! »
C'est une chanson que tu prends toujours plaisir à chanter ?
J'ai eu une période où je n'en pouvais plus, comme tout le monde je pense. J'ai digéré toute cette période, maintenant ça fait partie de moi. Je ne le chante pas, en général le public le fait en concert ! Ça me fait kiffer. A la télé, ils ne me font chanter que ça mais comme je fais des concerts avec tout le répertoire de Manau en parallèle et que je continue de travailler, ça ne me dérange pas. La télé me rappelle pour ça, je joue le jeu. Mais j'aimerais bien chanter les nouvelles évidemment.

Tu le demandes parfois ?
Non, je ne le demande pas. Ils m'appellent pour "La tribu de Dana", je vois si ça me plait ou pas, j'ai souvent refusé. Là j'ai dit oui car c'est un bon truc, donc je viens avec plaisir.

Financièrement, c'est un titre important pour toi, j'imagine ?
C'est comme tout, ça dépend. Il y a des pics de Sacem. D'un seul coup, les radios peuvent se mettre à le jouer et ça tombe, parfois beaucoup moins. Mais je vis toujours de la musique. Actuellement, on vient de sortir le titre "Le chant du coq" et on partira en tournée en 2015 avec le nouvel album.

« On a cette image un peu ringarde »
Qu'est-ce qui est différent entre le Manau d'aujourd'hui et celui de la "Tribu de Dana" ?
Regarde ma tête, je ressemble de plus en plus à un raisin sec. (Rires) Je vieillis ! Non, mais il y a la sagesse. Je suis comme un boulanger qui a 17 ans de métier. Aujourd'hui, on est ultra indépendant, on fait tout de A à Z. C'est important pour moi. On est un peu sorti du circuit des grands médias. Tout le monde s'en fout un peu de nous, on a cette image un peu ringarde. On est entré dans un créneau, c'est un peu bizarre de le dire de la part de Manau, un peu "underground". Par bonheur, ça fonctionne pour nous.

Souvenez-vous de "La Tribu de Dana" :



Ça a été difficile à vivre quand tout s'est arrêté ?
Très sincèrement, non. Quand on était au top, je ne savais pas qu'on était au top. C'était une bulle, on se disait : "Mais qu'est-ce qui se passe ?". Le jour où c'est retombé, on s'est dit : "Ok bon bah il s'est passé un truc sympa". On a toujours travaillé, qu'on soit numéro un ou pas. Il y a toujours eu des albums, des envies de créer, plus que de rester sur un capital d'un titre. Même si le grand public est peut-être resté sur ce tube-là, on a avancé.

« Refaire un énorme tube, c'est presque impossible »
Et aujourd'hui, tu as envie de refaire un tube ?
Refaire un énorme tube, c'est presque impossible, car on n'a pas les médias avec nous. Ils ne nous suivront pas. Mais on a la chance d'avoir Internet, on voit que "Le chant du coq" a fait plus de 230.000 vues en une semaine, c'est énorme pour nous. On appelle ça un tube à notre échelle ! (Rires) On est super contents. Et puis il n'y a pas de recette. Rien n'a changé entre "La tribu de Dana" et le dernier titre. On est les mêmes. On voudrait faire des tubes, on aurait une maison de disques, un tourneur, une maison de production... Et on ferait le même titre ! (Rires)

Est-ce qu'à un moment donné aussi, après le succès de "La tribu de Dana", vous n'êtes pas devenus un produit marketing ?
Nous, on n'a pas changé. Ce sont les gens autour qui ont changé. On était dans notre bulle, comme je le disais, et on a toujours travaillé. Les autres qui nous ont vendus comme du "rap breton", ça ne veut rien dire ! Nous c'est du rap celtique. Tous ces trucs-là autour, on n'a jamais rien contrôlé. Les journalistes sortaient des trucs sur nous, alors qu'on n'avait jamais dit ça... A un moment, tout le monde nous a critiqué. Ils ont raison car il y a des hauts et des bas, mais dans les critiques il y avait des trucs qu'on n'a jamais compris.

« On nous a marketés comme un boys band »
Quand tout fonctionne, comment on accepte les critiques ?
Pour être honnête, Manau c'est un groupe populaire avec une belle image. Les gens sont super cool avec nous, ça se passe toujours bien. On n'est pas des boys bands mais les gens comprennent ce qu'on fait. Il y a un mur parfois avec les journalistes mais pas avec les gens. Je n'ai pas de casserole aussi, il faut dire, je ne me suis pas trahi. Donc ils restent sur une image sympa !

On t'a proposé de participer à des émissions comme "Danse avec les stars" ?
Si je danse, je me casse le dos et je casse la fille ! (Rires) Je ne vais pas critiquer cette émission, je ne vais pas juger. Mais moi je suis un très très mauvais client pour les télés. Ils ne pensent pas forcément à moi. En télé, je chante ma chanson et je me sauve. Je ne suis pas à l'aise. J'ai toujours été impressionné par la caméra. Ils ne vont pas faire de l'audimat avec ma tronche !

Tu es toujours en contact avec les deux autres membres phares de Manau ?
Manau, au tout départ, on était six. Moi j'écrivais tout. A l'image, on était trois, c'était un truc de maison de disques, on nous a marketés comme un boys band. Nous, on a dit "oui" sans comprendre. Grégor le violoniste a une pizzeria à Madagascar ! (Rires) Cédric, il fait du théâtre. On reste en contact.

Regardez le nouveau clip de Manau, "Le chant du coq" :



Pourquoi les deux autres ne te suivent pas aujourd'hui ?
J'ai continué et pas eux, c'est tout. Cédric, il a voulu faire du théâtre. A un moment, ça a chuté, ça l'a saoulé, il a voulu se lancer là-dedans. Ils sont passés à autre chose, tout simplement.

Découvrez ce qu'est devenu Cédric de Manau dans notre article "La descente aux enfers de Cédric Soubiron".


Vous pourriez refaire quelque chose tous ensemble, comme à l'époque ?
Je ne sais pas. On est tellement indépendant... Si demain on fait un Olympia, Cédric sera là, c'est automatique. Mais la colonne vertébrale de Manau, ça a toujours été moi. Il y a toujours eu plein d'autres gens... L'âme de Manau, c'est tribal, les gens viennent, partent, je suis un peu le centre puisque j'écris. Attention, je dis ça sans me la péter ! (Rires)
Julien GONCALVES
Toute l'actualité de Manau sur leur site internet officiel et leur page Facebook.
Écoutez et/ou téléchargez la discographie de Manu sur Pure Charts.

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