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Interview
samedi 29 mai 2021 13:16

Lilly Wood and The Prick en interview : "On a moins d'opportunités quand on est une femme"

Lilly Wood and The Prick est de retour avec l'album "Most Anything". Après six ans d'absence, Nili Hadida et Benjamin Cotto se confient à Pure Charts sur leur longue pause, le succès de "Prayer in C", les thématiques engagées de leurs nouvelles chansons et le féminisme dans la musique. Interview !
Crédits photo : Julot Bandit
Propos recueillis par Théau Berthelot.

Six ans ont passé depuis le précédent album "Shadows". Pourquoi avoir pris autant de temps ?
Nili Hadida : C'est vrai ça, six ans ?
Benjamin Cotto : Je pense qu'il était nécessaire après dix ans de tournée, de création et d'écriture, de voir d'autres choses ou de prendre du temps pour soi.
Nili : : Et aussi pour digérer tout ce qu'on a vécu, qui a été quand même incroyable. Je pense que ça aurait été une erreur de continuer sans s'arrêter, que ce soit pour se concentrer sur sa vie personnelle ou même pour explorer d'autres pistes musicales... C'était cool et en plus ça nous a donné à nouveau envie de faire des choses ensemble.
Benjamin : Il fallait retrouver une fraîcheur, une envie commune aussi. Il faut vraiment avoir envie : quand tu fais quelque chose, tu vas jusqu'au bout et c'est important.

« Ça aurait été une erreur de continuer sans s'arrêter »
C'était aussi pour se remettre du succès ?
Benjamin : C'est sûr que quand tout s'intensifie, les promos, les dates, la pression des gens ou des maisons de disques qui attendent que tu fasses encore la même chose, il y a deux options. Soit tu le fais ou soit tu te dit que tu vas prendre du temps pour toi. C'était un peu ça, et je pense que ça a joué aussi.

Comment vous l'avez vécu ce succès, et notamment celui du remix de "Prayer in C" ?
Nili : Je ne suis pas sûre que sur le moment, on ait pris la mesure de la chance qu'on avait. J'étais plus chamboulée qu'autre chose et ça s'est traduit par une attitude qui n'était pas forcément très positive, parce que je suis comme ça et que j'ai tendance à être plutôt sur la défensive. Alors, plutôt que d'en profiter, j'avais peut-être peur que notre musique nous échappe, parce que c'était un remix. C'était pas forcément très évident pour moi.
Benjamin : Tu n'es jamais préparé à ça en fait. Si on a eu le temps de créer notre carrière, de prendre le temps de la faire, quand ça te tombe dessus, c'est vrai que tu perds tes repères et tu ne sais pas forcément quelles bonnes décisions prendre.
Nili : Vis-à-vis des gens, tu ne sais pas quelle position prendre non plus. Quand tu as un tube interplanétaire comme ça, tu changes de statut. Évidemment, c'était appréciable pour tant de raisons mais du jour au lendemain, des choses sont tombées qu'on n'aurait pas forcément eues par ailleurs. Forcément tu te demandes si tu le mérites, si c'est vraiment toi que les gens veulent voir ou juste ce remix.
Benjamin : Du jour au lendemain, tu te retrouves à faire un X-Factor en Italie puis aller aux Etats-Unis, revenir en France... On s'est demandés si c'était vraiment pour ce qu'on fait ou juste pour le morceau. Mais avec le recul, on est contents ! Et tant mieux pour nous si ça arrive encore.

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« J'avais peur que notre musique nous échappe »
Aujourd'hui, est-ce que vous êtes contents ou déçus d'être toujours liés dans l'esprit des gens au remix de "Prayer in C" ?
Benjamin : C'est plutôt une porte d'entrée. C'est super cool de se dire qu'on peut aller dans plein de pays et que si on nous demande ce qu'on fait, on peut montrer le remix. Souvent les gens le connaissent et c'est chouette parce que ça peut encore nous apporter plein de belles choses.
Benjamin : C'est une porte d'accès pour être écouté par le plus grand nombre. Après c'est à nous de les conquérir avec notre musique. C'est comme quand on fait un concert aux Etats-Unis par exemple. Les gens viennent pour le remix mais à la fin, ils restent jusqu'au bout du concert et ils ont écouté trois albums...
Nili : Et ils repartent avec les oreilles qui saignent (rires).

Nili, tu as sorti un album solo courant 2018. C'était dur de s'émanciper du carcan du groupe ?
Nili : En fait, ça n'a été ni facile ni difficile mais j'aurais bien aimé le faire de façon plus détendue et avoir réglé certaines choses avant de le faire. Je n'en ai pas profité, même si je suis hyper fière de cet album. J'étais forcément dans un truc de réaction par rapport au groupe et je pense que je n'ai pas été judicieuse à plusieurs points de vue...

C'est-à-dire ?
Nili : Je n'avais pas encore bien digéré les 10 ans de carrière et j'aurais mieux fait de prendre 6 mois ou un an pour me reposer, pour prendre le temps. Et c'est quelque chose qu'on apprend, le fait de prendre le temps, de faire les choses hyper vite. C'est un gros défaut que je peux avoir et j'essaie de changer parce que je sais que ce n'est pas bénéfique ni pour soi, ni musicalement. Mais bon l'histoire est ce qu'elle est et je suis très fière de cet album.

« Le remix de "Prayer in C" est une porte d'entrée pour le public »
Vos projets solos ont influencé ce nouvel album "Most Anything" ?
Benjamin : Toi un peu, dans la façon de chanter... Moi peut-être dans l'écriture mais ce n'est pas sorti encore. Ça m'a peut-être appris à jouer plus de choses par moi-même et forcément tu t'améliores, mais je ne suis pas sûr qu'il y ait une couleur particulière qui s'est installée.
Nili : Après, ce qu'on fait ensemble c'est tellement "nous" qu'à la limite, ce que tu vas sortir est plus différent de ce que j'ai fait. Comme Ben, le fait de faire des choses toute seule donne plus de responsabilité mais aussi plus de liberté. C'est un apprentissage qui est différent.

Regardez le clip "In Love For The First Time" :


Comment est né ce nouvel album ?
Benjamin : Il est né lorsqu'on a retrouvé le goût de faire des choses ensemble avec Nili. On s'est rapidement dit : "Essayons de réécrire des choses". On est partis s'isoler 15 jours à côté de la Roche-sur-Yon. Très rapidement, on a fait six titres et on était très contents.
Nili : C'est revenu très naturellement ! Forcément, quand on écrit six titres, j'imagine qu'on avait cette idée derrière la tête de refaire un album, mais on voulait voir si ça collait encore et c'était le cas.

« On est reparti à zéro, comme si on redémarrait le groupe »
Du coup, les retrouvailles ont été évidentes !
Benjamin : Elles ont été assez studieuses en vrai, on n'a pas chômé pendant les 15 jours !
Nili : On se manquait ! On avait soif de faire des trucs ensemble mais on se manquait vachement, même musicalement. Quand tu t'es construit en faisant quelque chose avec quelqu'un, c'est hyper bizarre de ne plus se voir du jour au lendemain ou de ne plus faire de musique ensemble. Tu retrouves des repères, en fait !
Benjamin : On a grandi aussi avec les années. C'était marrant de se retrouver avec nos évolutions personnelles.

Des idées avaient déjà germé dans le passé ou tout a commencé avec cette session de 15 jours ?
Nili : C'était plutôt une page blanche. Comme on est deux, on aime bien créer tout ensemble de A à Z et on ne se trimballe pas des casseroles... Mais ça sert à ça aussi les projets solos : tout ce que tu ne fais pas à deux, tu peux le faire seul.
Benjamin : : C'est vrai qu'on est reparti à zéro, limite comme si on redémarrait notre projet.

Le confinement a influencé sa création ou sa production ?
Nili : Je pense qu'on a été impactés en tant que personne, comme tout le monde, mais on n'en n'a pas forcément connaissance. Après, ça nous a obligés à prendre plus le temps, et ce n'était pas plus mal finalement. On n'avait jamais autant travaillé un album que celui-là, on n'avait jamais mis deux ans à faire un disque. Même s'il n'y avait pas eu le covid, on aurait mis pas mal de temps car on a été très jusqu'au-boutiste. On a mis de côté cette urgence et cette impatience pour essayer de faire quelque chose de plus abouti.
Benjamin : C'est vrai que c'est un luxe de se dire qu'on peut laisser reposer nos morceaux 15 jours, le temps de retourner chez nous. Quand on revient, on les réécoute et ça nous permet de ne pas être la tête dans le guidon. Et par rapport au covid, c'est assez difficile d'avoir du recul alors que c'est encore là. Tu ne parles pas d'une histoire d'amour quand tu la vis, mais plus tard.

C'est ce que disent beaucoup d'artistes, que le confinement a permis de faire un point sur soi ou de se remettre en question.
Nili : Tu te rends compte que tu es tout petit, en fait ! Il y a l'aspect philosophique de la chose aussi, c'est quelque chose qui nous dépasse. C'est comme un scénario de film catastrophe ! Ça permet aussi de remettre les choses à leur place et la musique c'est un luxe, même si ce n'est pas la chose la plus importante.

« Avec cet album, on voulait revenir à la maison »
Parlons de la pochette qui est assez étonnante. Que signifie-t-elle ?
Nili : Elle interpelle !
Benjamin : Sans vraiment l'avoir cherché, elle représente quelque chose d'assez poétique. Il y a cet animal à deux têtes qu'est le groupe, mais aussi ce côté clown triste. Tu peux souvent avoir ce rôle-là quand tu es dans le milieu du spectacle, tu amuses un peu la galerie mais par moment tu ne sais pas trop qui tu es. Le côté exagéré du maquillage peut représenter ce côté clownesque mais aussi un regard un peu neutre ou fermé pour ma part, qui est ce côté plus intime de l'artiste. Julot Bandit, avec qui on a travaillé sur cette photo, a ce côté assez poétique. C'est un garçon qui aime bien coller nos têtes.
Nili : A chaque fois qu'on bosse avec lui, il nous fait nous imbriquer. Je me souviens, on a fait un shoot pour une paire de chaussures vegan de Robert Clergerie. Déjà on était à poil, mais il nous a fait s'imbriquer alors qu'on était tous nus, c'était hyper gênant.
Benjamin : Je pense qu'il nous voit comme une seule entité parfois. Alors que quand il y a des photos de groupe où ils sont quatre ou cinq, en rang...
Nili : Heureusement qu'on n'était que deux, sinon je ne sais pas comment on aurait fait (rires).

Vous le décrivez comme un album plus proche de vos origines. Dans quel sens ?
Nili : On a essayé de faire ce qu'on sait faire de mieux. On trouve que nos deux premiers albums, surtout le deuxième, sont ceux qu'on a préférés. Sur le troisième, on est partis sur une direction autre, qui est très chouette aussi, parce qu'on avait envie de changement. On avait envie de revenir à la maison, du coup on a retravaillé avec Pierre Guimard, qui est notre producteur de coeur, afin de faire ce qui nous plaît le plus, sans complexe, c'est-à-dire de la pop bien ficelée.

Regardez le clip "You Want My Money" de Lilly Wood And The Prick :


Justement, c'est un album très solaire et pop. Il y avait cette envie d'aller vers quelque chose de positif dans le son ?
Nili : En tous cas, on s'est imposés des BPM plus élevés que d'habitude et c'est vrai qu'il y a très peu de ballades sur cet album. Il y en a une... non, deux !
Benjamin : C'était peut-être inconscient. Mais comme on est revenus à ce qu'on faisait au départ.
Nili : On s'est dit que pour le jeu, on allait mettre des BPM plus élevés. Par exemple, "You Want My Money" c'est du 130 BPM, on n'avait jamais écrit un morceau aussi rapide de notre vie. Et puis quand tu penses au live, tu te dis :
c'est chouette de faire chialer les gens mais essayons aussi de les faire danser autant qu'on les fait chialer pour voir. Ne mets pas ça en grosse quote, s'il te plait (rires).

« On se manquait ! »
Promis ! Musicalement, vous parlez d'une influence des années 90. Qu'est-ce qui vous a marqués dans cette décennie ?
Benjamin : On a commencé à écouter de la musique dans les années 90, nos premiers émois sont arrivés à ce moment-là. Ça se ressent peut-être dans l'album d'une certaine façon car dans les années 90, c'était un vrai fourre-tout musical. Il y avait de la dance, du R&B, du rap, de la chanson française, du rock, du grunge...
Nili : C'était le bordel ! C'était l'apogée du clip, de MTV, des boysband et girlsband. Ça partait tellement dans tous les sens et notre album, c'est un hommage à tout ça et c'est pour ça qu'il s'appelle "Most Anything". C'était le moment où cet espèce de capitalisme de la musique était en éruption et il n'y avait pas de complexe, c'était cool !
Benjamin : C'est une décennie qui est vraiment propre à elle. Toutes les autres avaient moins de mélange. On a écouté plein de choses et peut-être que ça s'entend dans cet album car à l'heure d'une première rétrospective de notre vie, c'était nécessaire.

Dans les paroles, vous parlez de choses assez "sérieuses" et dures : la paranoïa, la société de consommation... Pourquoi aller vers ce contraste entre textes sérieux et mélodies légères ?
Nili : Il y a plusieurs raisons : il y a un contraste entre celui qui écrit la chanson et...
Benjamin : Celui qui ne comprend pas l'anglais (rires).
Nili : Ça a toujours été notre marque de fabrique ce contraste mais on n'a rien inventé ! La lamentation, ce n'est pas très intéressant. Et puis comme c'est un exutoire, mettre un rythme cadencé sur quelque chose de dur, c'est une façon un peu cathartique de parler des choses.
Benjamin : Aussi, la mélodie-voix peut être très enjouée sur un texte qui ne l'est pas forcément. Ce n'est pas que l'instrumental mais l'interprétation qui est parfois particulière et qui porte à se poser des questions.

« Nos textes sont les mêmes mais sont devenus de vrais sujets »
"If I Tell" est une chanson sur le viol. J'imagine que c'est un sujet assez dur à aborder en chanson...
Nili : Très ! Parce que c'est difficile d'en parler, c'est pour ça que c'est plus agréable en musique. Je pense que les gens sont hyper portés par la parole des autres et le fait qu'il y a ait une libération à ce niveau-là aide à sortir des trucs. Et puis ça fait du bien, d'une manière ou d'une autre. Moi, j'ai souhaité le faire en chanson. Au début, notre producteur Pierre était parti pour faire un truc assez solaire et quand on a commencé à discuter des paroles, il a fait finalement quelque chose de presque violent à la fin avec la basse... C'est super agréable de se sentir soutenue à travers la musique. C'est pudique, on n'en parle pas, mais la façon dont ils l'ont produite et qu'on l'a écrite, ça veut dire qu'ils comprennent.

"Adele" parle d'Adèle Haenel. Que représente-t-elle pour vous ?
Nili : Quand elle s'est barrée de la cérémonie des Césars, c'était cinématographique. On aurait dit un film sur la cérémonie tellement c'était lunaire, mais c'était aussi "empowering" de voir une meuf dire "ça suffit maintenant". Il se passe vraiment quelque chose. Il y a eu aussi le texte de Virginie Despentes qui dit "On se lève et on se barre" et tout ça m'a hyper inspirée. On l'a écrit en deux temps et quand Ben a écrit le refrain, ça m'a tout de suite fait penser à cette scène.

Le féminisme est donc une cause qui vous tient à coeur.
Nili : Pas qu'à moi !
Benjamin : Depuis tout le temps, en vrai !
Nili : On n'a pas attendu. "Down the Drain", qui est sorti il y a presque 15 ans et parle des violences conjugales et "Prayer In C" d'écologie... Je pense que les textes sont exactement comme ils étaient avant mais comme c'est devenu de vrais sujets, on va plus nous poser la question et c'est une bonne chose.
Benjamin : Et puis ça va pousser les gens à essayer de plus comprendre les textes en anglais.

« C'est pas normal qu'il y ait si peu de postes pour les femmes »
Depuis la sortie de votre dernier album, il y a eu le mouvement #MeToo mais aussi #MusicToo. Vous avez l'impression qu'il y a enfin du changement dans l'industrie musicale ?
Nili : Il y en a mais...
Benjamin : Il y a toujours une forme d'hypocrisie totale car ceux qui devaient tomber ont été virés juste avant.
Nili : Et puis même si moi j'ai la chance de bosser avec des gens que j'adore, le fait est que quand on fait une réunion Lilly Wood and The Prick, il y a 15 mecs et moi. C'est symptomatique d'un problème. Les gens ont beau être les plus sympathiques du monde, c'est pas normal qu'il n'y ait pas ou si peu de postes de maisons de disques pour les femmes ou que tous les cadres dans une boîte soient des hommes. Il faut que ça change. Mais après, c'est ma lecture de la chose : les stagiaires sont des filles et les boss sont des mecs. A un moment donné, c'est gros comme le nez sur la figure. Ça ne peut pas changer du jour au lendemain mais j'imagine que les gens qui pourvoient des postes font attention à ce qu'il y ait une équité.
Benjamin : C'est surtout qu'il y a encore pas longtemps, on ne donnait pas la chance à une fille qui sortait de ses études d'aller dans le milieu de la musique. Tout de suite on lui disait "ce n'est pas pour toi". Il y avait peut-être moins cette opportunité-là d'offerte et j'ai l'impression que ça va enfin s'équilibrer.
Nili : On va voir mais pour l'instant, mais en vrai pour l'instant, il n'y a pas de grosse différence. Et ce n'est pas que dans la musique : les gros boss du Cac 40 sont des mecs ! Dans la vie, on a moins d'opportunités quand on est une femme. On le sait !

Ecoutez "Most Anything" :


"Lonely Life" parle de la vie d'artiste. Est-ce qu'elle est si "solitaire" que ça ?
Nili : La vie en tournée est très solitaire, en fait !
Benjamin : Tu peux être très entouré mais te sentir seul.
Nili : Surtout, tu es loin de ta famille et tes amis. Tu as beau vivre des choses géniales tu sais qu'à minuit, tu dois remonter dans le bus parce que le lendemain matin, tu vas te réveiller sur le parking dans une autre ville... C'est pas Cosette mais au-delà des choses concrètes et physiques, il y a aussi le fait d'être hypersensible qui va souvent de pair avec le fait d'être artiste, et ça te met dans une bulle. C'est un peu une prison invisible que tu crées toi-même autour de toi, et ça c'est solitaire.

« Il y a toujours une hypocrisie dans l'industrie »
Contrairement au précédent disque, il n'y a pas de titres en français dans celui-ci. Pourquoi ?
Benjamin : On n'a pas réfléchi à ça... Il n'y avait pas de choix particulier d'en avoir ou pas.

C'est plus facile de prendre la parole et de chanter en anglais ?
Nili : C'est la langue de mon père donc je n'ai pas de problème de légitimité. Je trouve quand même que le français est une langue bien plus riche et complexe que l'anglais. Mais il y a quelque chose de très immédiat dans l'anglais. J'ai l'impression que les concepts sont plus faciles à transmettre et exposer en anglais.

Vous avez une tournée cet automne et un concert prévu à l'Olympia en décembre. Au vu de la réouverture des lieux culturels, vous reprenez espoir ?
Benjamin : On espère surtout que les gens ne vont pas avoir peur d'y aller. Après, tout dépend des conditions de live. Je me dis toujours que si on t'interdit de boire une bière parce qu'il faut garder ton masque, ça va être compliqué...
Nili : Tu penses ? Mais j'avais même pas pensé à ça ! Il n'y aura personne alors (rires).
Benjamin : Peut-être qu'ils vont l'autoriser... Tout est question de capacité aussi : si sur une salle de 1.500 places, tu n'as le droit qu'à 800 personnes, est-ce que c'est viable sur une tournée de 40 dates ? On ne sait pas ! J'espère que ce sera encore progressif et qu'en septembre on nous dira qu'on peut reprendre.
Nili : Et puis peut-être qu'on va se payer la vague d'hiver... Enfin, n'y pensons pas !
Benjamin : Peut-être que les vaccins vont fonctionner pour cette vague d'hiver.

« Ça fait mille ans qu'on n'a pas fait de concert »
Pour la bière, je crois que c'est comme pour le popcorn au cinéma : c'est pour que les gens n'enlèvent pas leurs masques.
Nili : Mais s'il n'y a pas de bières, personne ne va aller aux concerts !
Benjamin : C'est sûr que si tu vas au théâtre du Châtelet, t'es pas obligé de boire une bière. C'est vrai qu'avec un concert, où les gens ont un peu envie de lâcher la soupape, ils boivent au moins un coca.
Nili : Ne pas se désaltérer pendant deux heures dans une salle où il y a du monde, c'est chaud !

Vous qui êtes un groupe qui tournez beaucoup, j'imagine que les concerts vous manquent !
Nili : On était dans un cadre particulier vu qu'on était en pause, du coup ça fait mille ans qu'on n'a pas fait de concert. Ça a rajouté un an d'attente mais c'est moins frustrant que certains de nos potes qui ont vraiment été coupés dans leur élan au bout de 3-4 dates. Ça c'est horrible. Donc on a eu plutôt de la chance sur ce coup-là.
Théau BERTHELOT
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