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Interview
lundi 01 novembre 2021 13:01

Amanda Lear en interview : "Tout le monde fait du disco, quel manque d'originalité"

Elle avait tout arrêté. Mais Amanda Lear est finalement de retour avec l'album "Tuberose", pour la première fois en français, et la pièce "Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ?" avec Michel Fau. Avec son humour légendaire et l'art de la punchline qui la caractérise, l'artiste se confie sur son disque, donne son avis sur le revival du disco, évoque son envie de montrer une facette plus dramatique de son personnage et amorce la fin de sa carrière.
Crédits photo : Marco Piraccini
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Vous venez de sortir votre nouvel album "Tuberose" en français, et qui comprend aussi la chanson "I Wish You Love" que vous interprétez dans la pièce "Qu'est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ?" avec Michel Fau...
Au début, on ne devait pas chanter, c'est une pièce de théâtre quoi... Michel Fau a eu l'idée de me faire chanter en live. Ce que je ne voulais pas faire ! Mais bon, comme c'est un truc de mon nouvel album, je me suis dit autant le mettre. C'est la chanson de Trenet, "Que reste-il de nos amours", en anglais. C'est mon 20ème album quand même...

Comment l'idée de ce disque de reprises de chansons françaises a germé dans votre esprit ?
Tout a démarré parce qu'il y a deux ans, Alexis Michalik, qui est formidable, m'a écrit une très jolie chanson en français, "La rumeur". Quand j'ai chanté ça, c'était quelque chose que je n'avais jamais fait. J'adore les chanteurs à textes comme Gréco, Gainsbourg, Barbara... Moi je n'avais fait que du disco, boom boom boom. On m'a dit : "Mais pourquoi tu ne fais pas un album en français ?" Tout de suite, je répondais : "Mais parce que je suis connue dans le monde entier comme chanteuse disco !"

« A l'époque, tout le monde était la Reine du disco ! »
Dans une précédente interview, vous disiez que vous aviez été forcée de continuer à faire du disco à l'époque...
Oui, il n'était pas question de changer de style ! Vous savez, quand vous êtes sous contrat... Comme tous les artistes, j'ai eu envie d'évoluer, de faire du rock. On me disait : "Ah non non, il faut continuer dans la même lignée, tu vends du disco, t'es la Reine du disco". A l'époque, tout le monde était la Reine du disco ! Grace Jones, Diana Ross... Même Karen Cheryl en a fait, c'est vous dire ! N'importe qui faisait du disco et on disait "Queen of disco". (Elle lève les yeux au ciel)

Vous n'aimiez pas du tout ça ?
Non ! C'était la musique qui marchait. C'était les Bee Gees, "La fièvre du samedi soir", alors forcément, tout le monde s'y est mis. Je me suis dit que ça allait durer trois ans et qu'on n'en parlerait plus. Ça fait 40 ans !

Oui, le disco revient en force actuellement !
40 ans après, ils sont encore tous en train de tortiller du cul dans les discothèques. Ils s'y mettent tous : Madonna, Beyoncé, Sheila... Peut-être que les gens ont envie de danser mais moi, mon goût ça a toujours été pour les chanteuses à voix, avec des textes magnifiques qui font passer des émotions. On s'est dit qu'on allait faire un hommage à tous ces grands auteurs français. Quand on reprend des titres en français c'est toujours "Ne me quitte pas" ou "La vie en rose". On n'en peut plus ! Là, on est allé chercher ailleurs, "Strip tease" de Gainsbourg, personne ne s'en rappelle. Je chante Bashung, Dutronc, Moustaki, Doré... On ne s'attendait pas à ce que je reprenne des trucs comme ça ! "Que reste-il de nos amours", elle a tellement été rabâchée par tout le monde que j'ai voulu la faire en anglais et du coup, elle est un peu plus optimiste.




Oui, car tout au long de l'album, vous chantez "Ma solitude", "La mélancolie", "Il pleure dans mon coeur"...
Dans l'ensemble, c'est vrai que la couleur de l'album est un peu mélancolique. C'est peut-être la faute au confinement, on a eu le temps de réfléchir. Où est-ce qu'on va ? Est-ce qu'il n'est pas temps de tourner la page ? Ça m'a fait réfléchir. Donc, je me suis dit : "Pourquoi pas essayer de faire quelque chose d'un peu plus grave ?" On m'a dit que mes fans disco allaient être déçus. Mais, maintenant, mes fans disco au lieu de les croiser en discothèque, je les croise à la pharmacie, au rayon arthrose. (Rires) Pareil au théâtre, après avoir joué des tas de pièces rigolotes, j'avais envie de faire quelque chose d'un peu plus tragique. Les gens sont étonnés de me voir, pathétique, mourante, alcoolo, enlaidie avec cette perruque brune sur scène. Et ça, ça me fait plaisir, j'aime bien surprendre. Michel Fau m'a demandé de mourir comme Marion Cotillard, vous voyez le genre ! (Elle éclate de rire)

« Si on veut durer, il faut se renouveler »
Ça vous fait jubiler de surprendre le public ?
J'ai horreur de me répéter. Personnellement, je me fatigue très vite : aller au même resto, mettre la même robe, sortir avec le même mec, ça me gonfle. Et je me suis dit que peut-être, un beau matin, les gens allaient en avoir marre de me voir à la télé, coiffée pareil, à sortir les mêmes vannes. Si on veut durer, il faut se renouveler. On m'a toujours dit qu'une carrière durait trois ans : pendant trois ans, vous avez tout juste, le look qu'il faut, la chanson qu'il faut. Les 2be3 ont duré 3 ans, Ophélie Winter 3 ans aussi... Après, fini ! Il faut se renouveler. C'est d'ailleurs la qualité première de Madonna de chercher à se renouveler tout le temps. En piquant à droite à gauche certes, mais elle se renouvelle. Moi je l'ai fait en chantant, en passant au théâtre, en animant des shows télé... C'est important ! C'est risqué aussi, vous pouvez vous casser la gueule.

C'est justement ce que j'allais vous dire car à l'heure où beaucoup font du disco, vous qui en avez toujours fait, vous sortez finalement un album de reprises de variété française...
Eh oui ! Je pense qu'il faut aller à contre courant. Tout le monde en fait du disco ! A mon avis, ça démontre un peu un manque de créativité, je vous avouerais. Comme ça marche, on en fait... Je trouve qu'au bout d'un moment, non. Par exemple, Lady Gaga est une excellente chanteuse, elle est formidable. Elle a un goût de chiotte, elle s'habille comme un pied mais c'est une excellente chanteuse. En revanche, Madonna ce n'est pas une chanteuse. C'est une showgirl, je l'ai vue mille fois sur scène, elle est formidable mais ce n'est pas une chanteuse. Madonna, il faudrait qu'elle arrête de mettre des bas résilles et montrer son cul, qu'elle se mette devant un micro et qu'elle chante.

« Kylie Minogue, Rihanna et Beyoncé ce sont mes filles »
Comme ce que fait Lady Gaga avec sa résidence "Jazz & Piano" à Vegas ?
C'est ce qu'on attend ! Nous, les chanteuses ça se passe là. (Elle montre sa gorge) Ce n'est pas parce qu'on tortille du cul et qu'on a des gros seins... Quand je suis arrivée, il y avait Nana Mouskouri ou Juliette Gréco dans la chanson. Comme je n'avais pas une voix extraordinaire, j'ai très bien compris que si je voulais conquérir un public il fallait que je m'entoure de choses plus visuelles. J'étais la première à prendre des boys magnifiques et musclés qui dansaient autour de moi. C'était nouveau. Mais elles s'y sont toutes mises ! Maintenant, un spectacle c'est 10.000 danseurs à poil, autour d'une bonne femme qui a des extensions qui volent avec un ventilateur... La chanson on s'en fout complètement, personne l'écoute. De toute façon, c'est tout en playback.

Vous exagérez !
Non mais ce sont mes filles tout ça : Kylie Minogue, Beyoncé, Rihanna... Elles font ce que je faisais il y a 40 ans. C'est très bien mais je me suis fatiguée de voir toutes ces excellentes artistes. La chanteuse pour moi, c'est devant un micro, c'est Piaf. J'ai envie de revenir à ça, avec beaucoup de classe, avec un piano et une guitare, de chanter près du micro, de faire quelque chose de très confidentiel, de jouer avec ma voix, avec juste un spot sur la gueule. Comme on ne vend plus de disques, c'est plus que Spotify, Deezer etc, les artistes vivent des spectacles, donc ils font des gros shows, de plus en plus grands, qui coûtent de plus en plus cher d'ailleurs. Je veux m'éloigner de ça, j'en ai fait des tournées avec des boys, on a été partout, à Moscou, en Grèce, c'est trop galère. Revenons à l'essentiel !




C'est clair : vous voulez faire passer des émotions avec des textes !
Ce qui marque les gens, ce qu'on retient, c'est le texte. "Ne me quitte pas", c'est le texte. "My Way", c'est un très beau texte. Malheureusement, aujourd'hui, avec le boom boom boom, on a négligé le texte pour privilégier le rythme. Quand on me dit que je crache sur le disco, c'est juste qu'on aurait pu faire des efforts. Quand ils chantent "Daddy Cool", ça ne veut rien dire. Quand Donna Summer a un orgasme dans le micro pendant 20 minutes sur "Love To Love You Baby"...

C'est du divertissement, il en faut aussi !
Oui mais moi toutes ces conneries, je les ai écrites, "Queen of Chinatown" etc... Donc je voulais des vraies chansons, faire passer des messages.

« Julien Doré, je n'ai rien compris à sa chanson »
Pourquoi vous ne faites pas un album original en français, en vous entourant d'auteurs ?
Jusqu'à présent, c'est très bizarre, aucun de ces auteurs qu'on connaît, Barbelivien, Goldman, ne m'a jamais contacté. Enfin si, Adamo m'a écrit une ou deux chansons. Claude Nougaro m'avait écrit une très jolie chanson en jouant sur les mots, mais je ne l'ai pas chantée. C'est vrai qu'avec tous les bons auteurs qu'on a, pourquoi pas. Clara Luciani m'avait contacté très gentiment pour me dire qu'elle aimerait m'écrire des chansons. Mais allez-y ! Au lieu de travailler avec Vartan... Mais ça ne leur vient pas à l'idée car Amanda ils se disent que c'est international, en anglais. Ils pensent que je ne peux pas chanter en français. Peut-être que cet album va les décider.

Vous reprenez "Mon écho" de Julien Doré, qui est une chanson assez méconnue. Pourquoi celle-ci ?
Parce que je n'ai rien compris à sa chanson ! (Rires) Je ne comprenais pas du tout où il voulait en venir, et ça m'a fasciné. Le personnage est intéressant, il est assez spécial. La next step, c'est qu'il m'écrive des chansons ! En tout cas, ce n'est pas une chanson facile mais elle m'a plu car elle n'est pas évidente. Après, il y a des chansons plus évidentes sur l'album comme "Ma solitude". (Elle réfléchit) C'est peut-être une nouvelle Amanda Lear, j'en sais rien !

« On a une fausse image de moi »
Justement, je me disais en écoutant l'album et en voyant la pièce, que ces projets ne sortaient pas simultanément par hasard, on vous y découvre sous un nouveau jour...
Mais mon chéri, maintenant je suis âgée ! Maintenant, j'aimerais faire un duo avec, je ne sais pas, Kanye West ! Je ne veux plus être là où on m'attend.

Est-ce que vous avez envie aussi d'humaniser un peu ce personnage drôle et exubérant ? On vous connaît désormais une gravité qu'on ne soupçonnait pas jusqu'ici.
On ne la connaît pas du tout cette part-là chez moi... Justement, je viens d'accepter un documentaire d'une heure pour Arte. Ils m'ont contacté pour faire un documentaire sur moi et ma carrière. En Allemagne, ils ont accès à des tas d'archives qu'on ne connaît pas ici car j'ai fait carrière là-bas avant la France. Je me suis dit que ça sentait le sapin ce genre de projets ! (Rires) C'est comme le César d'honneur... Mais bon, c'est aussi pour montrer aux Français qu'ils ne me connaissent pas très bien. Ils sont restés à une image bien fixe : les Grosses Têtes, les pièces de boulevard, elle balance, elle est rigolote. C'est une image mais il y a beaucoup d'autres choses derrière le personnage. Je veux montrer qu'il y a quelque chose de plus grave. Pourquoi je chante "Ma solitude" ? Parce que j'adore la solitude, je suis très sauvage, on a une fausse image de moi, sur des red carpet, des yachts...




C'est vrai qu'on vous imagine plus bling bling, en vacances au soleil avec des éphèbes...
Mais pas du tout ! Figurez-vous qu'hier, M. et Madame Macron sont venus voir la pièce. Après, ils m'ont invité à dîner avec toute l'équipe au resto à côté. Ils sont adorables, tout à fait charmants. Mais je vous assure, ce n'est pas du tout mon truc. J'aurais dû sauter de joie, faire un selfie mais j'étais très embarrassée. Ils sont très cultivés, surtout elle. Ils ont parlé de musique, de classique, de concerts, de pièces... Ça m'a beaucoup étonnée. Tout ça pour dire que moi, les mondanités ce n'est pas mon truc.

« On est rapidement mis dans la case "ringard" »
Récemment, on a interviewé Damiano, du groupe italien Maneskin, et il est revenu sur votre duo manqué. Il vous qualifie d'"iconique" et "rock'n'roll" !
Il m'adore ! Il m'a envoyé plein de textos, il est adorable avec moi. Le gros problème de Maneskin, c'est que comme tous ces groupes qui marchent, ils se sont fait vampiriser par une manageuse. Une bonne femme italienne redoutable qui est là : "C'est mon groupe, il faut ça rapporte du pognon". Ils sont manipulés, c'est dommage. Eux, ils ont envie de faire des choses mais derrière il y a tout le gros business. Ils voulaient qu'on chante en duo la chanson "Amandoti", que j'ai mise sur mon album d'ailleurs, à San Remo. Je ne les connaissais pas, j'ai dit ok mais je voulais au moins qu'ils paient l'hôtel. Mais la manageuse voulait que je vienne à mes frais. Si vous m'invitez, au moins le minimum c'est de me payer le voyage et l'hôtel. Donc j'ai dit non. La manageuse l'a très mal pris et s'est répandue dans la presse en disant que je voulais de l'argent. Mais je m'en fous, c'est très flatteur qu'ils aient eu envie de chanter avec moi.

Ça vous touche que la jeune génération vous adoube ?
Ça me fait plaisir de voir des jeunes chanteurs, qui devraient se dire qu'Amanda Lear c'est ringard... Mais pas du tout ça les intéresse ! Ils sont fascinés par le parcours avec David Bowie, Dali, tout ça. C'est rassurant parce que sinon on est rapidement mis dans la case "ringard".

Vous avez envie de quoi aujourd'hui ?
J'aurais bien aimé qu'on continue la pièce... Bon, il va y avoir quelques dates, à Marseille, au festival d'Anjou l'an prochain. Des pièces, j'en ai refusé ! Même des comédies musicales. C'est vrai qu'une bonne comédie musicale... On n'a jamais fait "Sunset Boulevard" en France par exemple, alors que c'est magnifique. Pourtant, c'est la France qui a inventé les comédies musicales, avec les opérettes. Les Etats-Unis nous l'ont piqué et ils en ont des merveilleuses qui marchent là-bas. Nous, on nous fait "Ali Baba"... Mais j'aimerais beaucoup en faire une. Il y a 2-3 ans, on m'avait approché pour "Chicago" pour que je fasse le rôle de Queen Latifah. Mais je ne suis ni grosse ni black ! Ils voulaient adapter le personnage alors j'ai fait le casting mais ils cherchaient un théâtre de 2.500 places à Paris, et on n'en a pas. Il y a Marigny ou Châtelet, mais ils étaient pris. C'est un peu dommage.




Et revenir à la télévision ?
L'an dernier, j'ai eu une expérience très drôle. En Italie, j'étais dans le jury d'une émission comme "The Voice Kids", ils avaient 14-15 ans. On m'avait pris pour que je sois méchante, donc j'ai été très méchante. Le premier jour, il y en a un qui chante, tout le monde lui dit "Bravo", ils lui donnent 7 et 8, et moi 1. (Rires) Il ne m'avait pas plu ! On m'engueule, on me dit que c'est un gamin etc... Le public me sifflait. Ensuite, comme on voulait que je sois gentille, j'ai été très gentille. Une fille chante, un truc de Laura Pausini et elle fait une petite fausse note. Les autres donnent 6 ou 4, et moi 10 ! (Rires) On m'a dit que je faisais n'importe quoi. Je leur ai dit : "On s'en fout des fausses notes. Tout le monde en fait, même Laura Pausini !". Qu'est-ce que je n'avais pas dit ! Les fans de Laura Pausini me sont tombés dessus !

« Avec les réseaux sociaux, on ne peut plus rien dire »
Mais vous le faites exprès aussi !
Evidemment que je fais exprès ! C'était terrible, les fans voulaient ma peau. Ils m'ont dit qu'au moins elle, elle avait des Grammy, elle avait une carrière. Ils m'ont abreuvé d'insultes, donc j'ai appelé Laura Pausini pour lui expliquer. Elle m'a dit : "Je m'en fous, je t'adore, tu me fais tellement rire, tu peux dire ce que tu veux sur moi, je m'en fous complètement, au contraire !". Donc je leur ai dit : "Vous avez vu, Laura c'est ma meilleure amie". Ils étaient furieux. (Elle éclate de rire) J'adore, ça me fait rire. Sinon c'est consensuel, c'est Drucker, tout est merveilleux.

Les artiste sont trop lisses aujourd'hui ?
Oui ! Ils ont peur de faire de la peine, d'être critiqués, surtout avec les réseaux sociaux, on ne peut plus rien dire. Si vous avez le malheur de faire la moindre critique, c'est l'enfer. Ça devient très difficile. On ne fait plus rien, les gens prennent les choses au premier degré. Moi je fais tout dans l'humour un peu vache...




Vous vouliez arrêter votre carrière ces dernières années, non ?
Il y a trois ans, j'avais arrêté complètement. Je ne m'amusais plus. Faire l'énième disque disco, ça ne m'intéresse plus. Faire une énième pièce de boulevard, ça ne m'intéresse plus. Et le confinement est arrivé, je suis restée chez moi, sans voir les cons. J'ai adoré le confinement ! On continuait de m'envoyer plein de propositions, mais je ne voulais pas revenir, jusqu'à ce que Michel Fau me contacte. C'était difficile de refuser.

« A la fin, je pense que je tomberais dans l'oubli »
Vous n'allez pas vous ennuyer si vous arrêtez ?
Je ne m'ennuie jamais. Je peins, j'ai un jardin, les mots croisés, la télé... J'ai une vie intérieure. Si on ne me voit plus jamais... Il n'y a pas un jour qui passe sans que je dise "merci". Franchement, après plus de 40 ans, d'être encore là, c'est merveilleux. Je n'ai jamais pris un cours de chant, un cours de théâtre. On disait qu'Amanda Lear ça durerait 5 minutes. Je crois beaucoup en la chance et aux rencontres. Après, bien sûr, il y a beaucoup de travail.

Vous aimeriez qu'on retienne quoi de vous ?
Quand je serai morte ?

Non, quand vous aurez arrêté et qu'on ne vous verra plus.
Je pense que je tomberais dans l'oubli, comme tout le monde. Je n'ai pas du tout l'intention de passer à l'histoire. Il y a des gens qui sont convaincus qu'Amanda Lear, c'est exceptionnel, que ça n'arrive qu'une fois de temps en temps. Peut-être...
Julien GONCALVES
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