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Rencontre avec...
samedi 13 avril 2013 15:30
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My Major Company à la conquête du monde, rencontre avec Laurent Bonnet

Pris à partie par quelques médias et plusieurs artistes mécontents du travail réalisé autour de leur projet, le label My Major Company peut néanmoins se targuer d'être à l'origine de l'un des plus gros succès de ces derniers mois. La compilation "Génération Goldman" s'est écoulée à plus de 670.000 exemplaires. S'il ne compte pas l'exporter, le label communautaire a néanmoins d'autres projets sous le coude pour partir à la conquête du monde. Rencontre avec Laurent Bonnet, Directeur marketing My Major Company.
Crédits photo : montage Pure Charts
Depuis sa création en 2007, My Major Company a rencontré plusieurs succès : Grégoire a servi de levier pour que le label communautaire puisse vivre (2008), puis Joyce Jonathan a créé la surprise avec son premier album "Sur mes gardes" en 2010, avant que la chanteuse Irma ouvre la voie du partenariat grâce à son tube "I Know", repris pour une campagne publicitaire du navigateur Google Chrome.

Surprenant et attractif, le concept My Major Company a d'emblée séduit : miser sur des artistes pour produire leur premier album et récolter une partie des bénéfices, c'est effectivement très alléchant. Seulement, le succès va souvent de pair avec la critique, et quelques médias ainsi que plusieurs artistes se sont récemment plaints du fonctionnement du label, jugé opaque. Depuis 2012, My Major Company s'est ouvert à de nouvelles perspectives, multipliant les projets, aussi bien dans le domaine de la bande-dessinée que du cinéma, et souhaitant un quota d'artistes plus restreint dans la musique. Depuis peu, My Major Company produit même, sans la participation des internautes, ses propres projets. C'est le cas de la compilation "Génération Goldman" (2012). C'est aussi le cas des différents projets d'export qui anime la vie du label à l'étranger, mais aussi celle de Laurent Bonnet, spécialiste export.


Rencontre avec Laurent Bonnet, Directeur marketing My Major Company


L'album "Letter to the Lord" d'Irma est sorti il y a quelques semaines en Allemagne. Une sortie qui attire l'attention sur votre service export, qui en réalité existe depuis plusieurs années. Cette fois, avec Irma, vous visez les Etats-Unis. Ce n'est pas un peu risqué ?
Tout d'abord, je tiens à préciser qu'Irma n'est pas la seule artiste sur laquelle le label parie cette année. On a aussi l'album de Mani qui sort au Japon. On s'attend à un bel accueil là-bas. Grégoire est sorti au Canada l'an dernier. Ça a été un gros carton ! Idem pour la compil' "Génération Goldman" qui marche plutôt pas mal aussi. On a Joyce Jonathan qui est sorti en Chine il y a quelques temps... En fait, ce travail à l'export, on l'a commencé dès la création du label il y a cinq ans. Mais tout ce travail commence réellement porter ses fruits. Parce que c'est quelque chose de long ! On a rencontré des personnes au fil de nos projets, qui ont porté un intérêt sur certains d'entre eux. On les tient au courant au fur et à mesure de notre actualité. C'est une manière de nouer des liens avec des grandes majors internationales. Et puis, on s'appuie beaucoup sur le service export de Warner, qui nous donne un sérieux coup de main.

« On fonctionne encore d'une manière artisanale »
Comment choisit-on quel album pour quel pays ? Ça demande combien de temps de planifier la sortie d'un album à l'étranger ?
Pour Mani, ça fait un an qu'on est en discussion avec le Japon. Quelques semaines seulement après la sortie en France de son disque ! Et ça fait trois ou quatre mois que c'est vraiment concret. Mais, entre le moment où ils reçoivent l'album, et le moment où il sort dans un autre pays, il peut se passer finalement un an. Pour moi, c'était clair d'entrée de jeu que Mani pourrait plaire au Japon. Pour des raisons toutes simples ! Tout bonnement parce que c'est en anglais. Puis le garçon est plutôt beau gosse dans un style qui plait relativement aux Japonnais. Et puis, la musique est relativement efficace. Il y ce petit côté pop à la Maroon 5 qui n'a pas vraiment plu en France mais qui séduit beaucoup là-bas. Finalement on a eu raison parce que l'accueil est plutôt positif (sourire) ! En fait, on commence par se demander quels territoires sont pertinents en fonction de ce qui marche ou pas. On commence à prendre des contacts et en fonction de ça on voit qui réagit.

Ça laisse supposer que les artistes du label peuvent tous un jour être proposés dans d'autres pays ? Le fonctionnement même de My Major Company est-il réellement pensé à l'échelle mondiale, comme vous le laissez sous-entendre ?
Historiquement, My Major Company est lié à la vente à l'export. Nos partenariats avec la Suisse et la Belgique existent depuis la création du label. On est là pour développer nos artistes. Si ça peut passer par la France tant mieux, mais s'il faut passer par l'export, on le fera. Pour les artistes qui chantent en anglais, c'est bien souvent indispensable j'irais même jusqu'à dire. Oui, je suis assez d'accord avec cette idée que My Major Company est indissociable du principe d'exporter les artistes à l'international, même si on n'arrive pas encore à systématiser tout ça pour chaque projet. On n'est pas aussi puissant qu'une major qui arrive à sortir ses albums partout dans le monde. On fonctionne encore d'une manière artisanale. Tout est une question de coup de cœur (sourire) !

« Nos artistes français peuvent séduire l'Amérique »
Et à l'inverse, My Major Company produit des artistes étrangers, dont les albums ne sortent dans un premier temps qu'en France. Je pense notamment à Ivyrise, que l'on retrouve d'ailleurs sur la compilation "Génération Goldman".
Effectivement, il y a toujours eu des artistes anglophones signés chez nous, mais Ivyrise, c'est le premier groupe anglais que l'on produit en France. On a un autre groupe anglais qui va sortir son premier album au mois de mai. Ce qui s'est passé avec Ivyrise, c'est qu'il ont été signés et financés par My Major Company UK, mais leur album est sorti en France via My Major Company France. C'est aussi produit par les internautes. Une bonne partie sont Anglais et il y a quelques Français aussi.

Si My Major Company n'a pas les tentacules d'une grande major, quel coût représente la sortie d'un album à l'international ?
Tout dépend du type de contrat en réalité. Proposer un album, jusqu'à s'occuper de la mise en rayon, ça on ne fait pas. Classiquement, on va plutôt proposer un contrat de licence ou de distribution améliorée. Les coûts, en règle générale, vont être imputés au label qui va s'occuper réellement de la sortie de l'album. Pour nous, ça implique quelques contraintes quand même. De temps en temps, on doit refaire des clips pour mieux correspondre au marché. Pour Joyce Jonathan, on avait dû refaire le clip en mandarin pour qu'il puisse passer sur les chaînes de télévision chinoise. Pour Mani, on a dû refaire par nous-mêmes une pochette. C'est le genre de coût qu'on doit potentiellement prendre en charge.

Regardez le clip "Pas besoin de toi" en mandarin de Joyce Jonathan :



« On va repérer des artistes étrangers pour les signer en France »
En tant spécialiste dans l'export, pensez-vous qu'un album comme "Bretonne" de Nolwenn Leroy, puisse fonctionner aux Etats-Unis ?
Oui. probablement. La B.O. du film "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" avait vraiment bien marché là-bas. Ils aiment bien ce côté "France traditionnelle". On a bien eu Zaz qui a été choisie par Martin Scorsese pour travailler sur la bande originale de son film "Hugo Cabret" ! Elle aussi d'une certaine façon incarne cette "France traditionnelle". C'est bien le témoignage que nos artistes français peuvent séduire l'Amérique.

Vous ne croyez pas que le public français pourrait à plus long terme craindre que nos artistes, voyant le succès qu'ils rencontrent à l'étranger, puissent un jour abandonner le marché hexagonal ?
Bien sûr ! Mais je ne pense pas qu'on en soit encore là. On a déjà quelques artistes français qui marchent bien aux Etats-Unis. Il y a Daft Punk, qui a signé avec Columbia US avant de signer avec Columbia France. Mais ça reste quand même très marginal. Et puis, je pense que les Daft Punk se voient encore comme des ambassadeurs de la musique française dans le monde. Ça ne peut être qu'un bien pour ces artistes qui travaillent ainsi dans de meilleures conditions et avec plus de moyens. Et si on peut contribuer à leur succès, nous en serons vraiment très contents.

Quels sont les prochains disques que vous envisagez de sortir à l'international ?
On va continuer à faire ce qu'on fait depuis le début, c'est à dire à travailler sur le plus d'artistes possibles. Il y a Irma qui vient de sortir en Allemagne et c'est vrai qu'on voudrait voir sortir son album aux Etats-Unis avant la fin de l'année. Et puis, pérenniser nos liens avec nos contacts à l'étranger. De plus en plus, on va aussi essayer de repérer des artistes à l'étranger pour les signer en France. Ça va se mettre en place petit à petit parce que ce sont des critères culturels qu'on ne maitrise pas toujours.

Et "Génération Goldman" restera un disque uniquement destiné aux marchés francophones ?
Oui ! Maintenant, si on nous fait une proposition aux Etats-Unis, on sera très content d'accepter (rire) !
Jonathan HAMARD
Toute l'actualité du label My Major Company sur son site internet officiel.
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Invité
le 13/04/2013, 15:33
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Invité
le 13/04/2013, 16:16
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Un site à évite de toue urgence..
Invité
le 13/04/2013, 16:24
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Invité
le 13/04/2013, 16:26
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facile qd l'un des fondateurs est le fils Goldman ........... la france n'est qu'un bled de pistonnés , qui est encore au 17 eme siècle au temps de louis le 14 eme .... aucune vue sur le futur aucune main tendue aux vrais talents .................prenez en de la graine les jeunes : soyez copains ou fils de ......
Invité
le 13/04/2013, 16:41
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Que de mensonges dans cet article!
Ivyrise a été produit en 2010 sur my major company UK, par une majorité d'internautes français et seulement quelques internautes anglais, et non pas le contraire!
Leur album est sorti en Angleterre en 2011, sans promo (c'est là-bas que je l'ai acheté) et n'a évidemment pas marché! Mais c'est tellement préférable de faire comme s'il n'avait jamais existé avant!
Nous n'avons jamais reçu aucun chiffre de vente à l'époque! Et pour cause!
Invité
le 13/04/2013, 17:01
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Grégoire carton plein pour le 1er opus, très beau succès pour le second
Joyce Jonathan petit succès mais rien d'exceptionnel moins de 200000 ventes au compteur ...
Irma ? malgré un joli album le succès n'a pas franchement été au rendez-vous, pourtant les 2 campagnes promo pour Google auraient pu booster les ventes mais non !
Génération Goldman ? merci papa, c'est juste la compil pour renflouer les caisses, qui devaient être loin d'être pleine
Giabiconi ? l'arnaque 2012, faire croire au succès des la 1ère semaine avec un album franchement plus que moyen et uniquement vendu sur un site dont personne ne peut vérifier la vérité sur les ventes ... des singles inexistants et un album qui a disparu aussi vite qu'il est apparu
Bref que retenir de MMC c'est juste Grégoire pour le moment et surement beaucoup de déçus autant du cotés des artistes que des internautes ...
Invité
le 13/04/2013, 17:01
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Arnaquer les français est facile. Faire la même chose à l'international, c'est une autre histoire.
Invité
le 13/04/2013, 17:30
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Grégoire, Joyce Johnatan, Irma le trio gagnant de My Major Company Mais ces artistes là date de 5 ans puisque produits par les internautes en 2008... Depuis, il n'y a eu que le second album de Grégoire sorti en 2010 et c'est tout. Le seul artiste à avoir eu droit à une promo digne de ce nom n'est autre que Baptiste Giabiconi... Mais là se sont les internautes qui ont financé la promo puisque l'album était déjà enregistré avant que Baptiste n'arrive chez MMC. L'argent misé par les internautes devait servir à faire de Baptiste Giabiconi un phénomène médiatique et commercial. Mais le résultat n'est pas à la hauteur des ambitions... Et puis depuis 6 mois bien sûr il y a eu Génération GOLDMAN... Mais pour cet album de reprises pas besoin des internautes... En prenant les jeunes stars à la mode pour les faire chanter du J. J. Goldman le jack pot a été tout de suite au rendez vous si bien que le second volume est en préparation et sortira avant l'été. Pendant ce temps de jeunes artistes labelisés my major company sortent leur album dans l'indifférence complète, n'ont droit qu'a des radios locales... Les clips tournaient ne sont visibles que sur YOU TUBE comme celui de Emily Lady dont le titre "Lola" mérite mieux que 2 ou 3 passages télé !!!
Invité
le 13/04/2013, 17:44
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My major company est un très bon site, un bon label avec tout de meme quelques belles signatures. Avoir 4 gros vendeurs dans un petits label c'est deja enorme ! Alors apres bien sur pour toutes les personnes qui ne connaissent rien au métier ça peu décevoir...

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Invité
le 13/04/2013, 18:07
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AVEC UN CHANTEUR COMME GREGOIRE QUI N'A PAS DE VOIX NI AUCUNE PRESENCE SUR SCENE, JOYCE JOHNATAN QUE J'AI VU ET ENTENDU CHANTER EN DIRECT ET C'ETAIT FAUX...
MY MAJOR COMPANY EST LOIN D'ETRE UN BON LABEL EN TOUT CAS LES ARTISTES CONNUS ET QUI ONT EU UN CERTAINS SUCCES NE TIRE PAS LA MUSIQUE VERS LE HAUT.
Invité
le 13/04/2013, 18:20
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MDR non mais faut arrêter avec le mensonge il ne parle que de Grégoire ou mani c trop marrant joyce Johnatan c barre et son premier album est un flop malgré la couverture médiatique ,le soucis c les 30 ou 40 autre artistes ayant récolte l'argent ils sont ou??????????? Ils ont des procès au cu ,des menaces se sont des voleurs des bandits qui brisent la carrière d'artistes voilà mais la roue tourne
Invité
le 13/04/2013, 19:23
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facile qd l'un des fondateurs est le fils Goldman ........... la france n'est qu'un bled de pistonnés , qui est encore au 17 eme siècle au temps de louis le 14 eme .... aucune vue sur le futur aucune main tendue aux vrais talents .................prenez en de la graine les jeunes : soyez copains ou fils de ......
entierement
d accord avec vous ce pays n a aucun sens du merite je suis alle en angleterre et aux etats unis meme au canada les mentalites st differentes du coup j y suis reste si j ai un conseil a donner aux gens talentueux en france quittez n y restez point ce pays ne fonctionne que coe une monarchie
Invité
le 13/04/2013, 19:55
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Une belle arnaque ! Des chanteurs de merde.
Invité
le 13/04/2013, 20:50
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Moi je prefererais ne pas faire ma passion de chanteur que d'être chez MMC car je ne pourrais accepeter que l'on decide tout à ma place !
Un projet musical a besoin de cohérence ! Et de mystère !
Et leurs promos est toujours mal faite !
non vraiment , c pas cool d'être chez eux !!!!
Invité
le 13/04/2013, 22:10
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Tout pour le fric ! Opportunisme commercial.

Génération chanteurs de karaoké qui reprennent les succès d'un grand chanteur : Goldman.

Les années 2000-2010 dont vraiment nul H.I.É !!!

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