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Festival
lundi 03 juin 2019 19:00

We Love Green 2019 : les meilleurs moments du festival avec Chris, Rosalia, Tame Impala...

Un week-end de soleil, d'écologie et de musique : voilà le joli programme proposé par le festival We Love Green au bois de Vincennes. Pour cette édition 2019, Christine and the Queens, Metronomy, Rosalia, Pond ou Tame Impala ont fait vibrer nos reporters. Le débrief !
Crédits photo : Bestimage
Plus de 80.000 festivaliers ont profité des hautes températures pour se ruer ce week-end du 1er juin au bois de Vincennes, où se déroulait la nouvelle édition du festival éco-responsable We Love Green. Avec la révolution verte au coeur de son identité, ce grand rendez-vous pré-estival a été le laboratoire d'initiatives individuelles ou collectives en faveur du développement durable, de conférences sur le climat mais aussi de réjouissances musicales. Très alléchant, le cru 2019 de We Love Green a tenu toutes ses promesses et c'est Aya Nakamura en personne qui a lancé les festivités dès 16h le samedi sur la scène principale. Glissée dans un short en jean de circonstance sous le soleil de plomb qui chauffait la Prairie, la plus populaire des chanteuses actuelles n'a eu aucun mal à ambiancer la foule au son de ses tubes pop-zouk-love-R&B : "La Dot", "Pookie", "Sucette" et bien sûr l'incontournable "Djadja". Un peu répétitives mais diablement efficaces, les chansons ont été scandées en choeur et avec générosité, signe qu'Aya a parfaitement réussi sa première apparition à We Love Green.

Christine is the Queen, Booba en roi de Vincennes


La plus cool des formations britanniques, Metronomy, a de son côté accompagné la tombée du jour. Devant un public acquis à sa cause, le groupe anglais a délivré un set énergique entre hits incontournables (de "The Bay" à "The Look" en passant par "Love Letters" en plein milieu de set) et nouveaux morceaux plus rock qu'à l'accoutumée. S'essayant au français pour remercier le public, Joseph Mount et ses quatre musiciens ont séduit et fait danser une foule compacte sur la Grande Scène. Un très beau moment que l'on a hâte de revivre à l'Olympia en octobre. Programmé à la Clairière, SebastiAn a-t-il été l'une des claques du festival ? Assurément ! Le poulain d'Ed Banger a mis tout le monde d'accord avec un set puissant et violent qui mélangeait autant ses titres (le récent "Run for Me") que des remixes de Rage Against The Machine ou de The Kills. Malgré le sérieux gardé par le DJ, toujours caché derrière ses platines et ne lançant que quelques regards au public, tous les festivaliers présents sont repartis le sourire aux lèvres. On a vibré et applaudi à deux mains.

A l'unanimité des votants (c'est à dire nos deux journalistes), le prix de la mise en scène a été attribuée à... Christine and the Queens ! Six mois après nous avoir quelque peu dérouté à Bercy, la chanteuse est revenue avec une proposition plus percutante et flamboyante. Débarrassée de sa simple toile de fond, Chris a fait appel à des effets pyrotechniques bluffants et ses danseurs, toujours aussi performants. Le public a adhéré dès les premières notes et chanté par coeur chaque chanson, à notre plus grande surprise. Délaissant "Chaleur humaine" (seulement 4 titres), l'artiste nantaise a fait l'honneur à son deuxième album (10 titres !) et nous a même gâtés d'une reprise du "California" de Mylène Farmer. Parfait pour la popstar qui fêtait ce soir-là ses 31 ans !



Après Chris lui suivait une autre mise en scène tout aussi conceptuelle, celle de FKA Twigs, présente à la Clairière. Était-ce l'heure, la chaleur ou la fatigue ? Toujours est-il que le show sobre de l'Américaine (4 danseurs, aucun musicien, toiles blanches) nous a laissé quelque peu de marbre. Il aurait été plus judicieux d'offrir cette proposition dans une salle. Ensuite, sur la Main Stage, il a fallu s'armer de patience pour assister au set très attendu de Booba. Miné par des « contraintes techniques », le concert du Duc de Boulogne a commencé avec plus de 40 minutes de retard, soit plus de minuit. Les festivaliers n'ayant pas jeté l'éponge suite aux inévitables problèmes de transports suscités par cet horaire tardif ont pu découvrir un B2O très en forme, qui a enchaîné punchlines et egotrip pendant une trentaine de morceaux. Le rappeur a même fait monter une jeune artiste, Tessae, pour chanter son dernier titre "Arc-en-Ciel" à ses côtés. L'attente valait le coup !


Sorcellerie espagnole avec Rosalia


Dimanche à We Love Green, c'était un petit peu la fête nationale australienne à Paris. Sous un ciel bleu, les Australiens de Pond sont venus transporter la foule. Ensoleillé, terriblement dansant et psychédélique, leur set a été l'un des plus beaux du week-end, emmené par des titres impeccables (cette ouverture impeccable sur "Daisy") et le leader Nick Allbrook complètement déchaîné, s'essayant même à la flûte ! En guise de surprise, le groupe a même offert une reprise fantasmagorique du "Ray of Light" de Madonna. Jouissif ! Reine de la guitare, Courtney Barnett a multiplié les riffs sous la Clairière. La rockeuse australienne (encore !) a joué de ses charmes et de sa force de frappe durant une heure tantôt douce ("Depreston", "City Looks Pretty") tantôt électrique ("Elevator Operator", "Pedestrian at Best") pour notre plus grand plaisir. Du talent a l'état brut. Pas très loin, sous la Canopée, Lolo Zouaï a prouvé qu'on pouvait être Française et faire de la pop R&B à l'américaine. Seule sur scène, la jeune artiste a imposé avec douceur les pépites de son premier album "High Highs to Low Lows" dont le percutant "Ride", offert en ouverture, ou le langoureux "Moi".

Pour Rosalia, la scénographie était radicalement différente. C'est avec un show hyper millimétré, renforcé par trois choristes (dont deux hommes), un groupe de musiciens et six danseuses à la forme olympique, que la chanteuse catalane a fait sensation. Du haut de ses 26 ans, avec une détermination folle dans le regard, Rosalia a orchestré la collision du flamenco traditionnel et du hip-hop moderne avec une maîtrise vocale véritablement impressionnante. Tant d'histoire et de beauté se dégageaient des savoureux "Pienso En Tu Mira" et autres "Malamente", présentées à travers une gestuelle combative inspirée par la corrida. Quelque part entre Beyoncé et Jennifer Lopez, une vraie star s'est révélée !



Faire la fête à l'australienne


Pendant que Kali Uchis proposait une relecture divine du "Creep" de Radiohead à la Prairie, nombreux sont venus admirer le passage pour le moins décalé de Flavien Berger, le nouveau prodige de l'électro made in France. Si on était trop loin pour vraiment profiter du spectacle, le chanteur a délivré une performance vraiment prometteuse notamment grâce au délirant "La fête noire" en guise de final ! Il y avait aussi du très beau monde à voir sur la scène électro La La Land : on peut notamment citer les passages remarqués de Mall Grab, Marie Davidson, Bonobo ou encore de la légende Laurent Garnier qui a gâté les fêtards avec 3 heures de set. De quoi faire danser les festivaliers non-stop malgré l'extrême chaleur qui a régné durant tout le week-end.

We Love Green s'est finalement conclu par un voyage irréel dans l'imagination de Kevin Parker avec le concert de Tame Impala. Érigé en porte-étendard de la pop psychédélique avec le chef d'oeuvre "Currents" (2015), le groupe originaire de Perth a hypnotisé les festivaliers avec ses mélopées hallucinatoires, ses graphiques géométriques et ses jeux de lumière flamboyants déclinant toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. L'entame en sept minutes de bonheur sur "Let It Happen" nous a propulsés au septième ciel pour une heure hors des lois du temps et de l'espace. Du tubesque "The Less I Know the Better" et sa basse rutilante aux riffs tapageurs de "Elephant", la bande australienne a réalisé un sans-faute et donné un avant-goût très prometteur de son nouvel album avec les inédits "Patience" et "Bordeline", qui se sont intégrés à merveille dans une setlist rêvée. Un final en apothéose !


Théau Berthelot et Yohann Ruelle

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