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Nous y étions
mercredi 19 décembre 2018 14:59

Christine and the Queens à Bercy : un concert minimaliste et déroutant

Hier soir, Christine and the Queens montait sur la scène de l'AccorHotels Arena pour la première fois de sa carrière. La chanteuse a surpris le public en proposant un concert dépouillé, quitte à dérouter ses fans. Pure Charts y était. On vous raconte !
Crédits photo : Bestimage
C'était sans doute l'un des concerts les plus attendus de l'année. Après l'incroyable succès de "Chaleur humaine", Christine and the Queens a bousculé les attentes avec "Chris", quitte à surprendre ses fans. Hier soir, dans un AccorHôtels Arena affichant complet, la chanteuse est entrée sur scène en toute simplicité, rejoignant alors ses danseurs qui discutaient entre eux. Et on peut dire que le coup d'envoi est éclatant : sur l'excellent et rythmé "Comme si on s'aimait", lien parfait entre ses deux albums, Christine and the Queens donne tout. Vocalement irréprochable, et ce tout au long de son spectacle d'ailleurs, l'artiste impressionne d'emblée en chantant et en dansant en même temps, portée alors par une superbe alchimie avec sa troupe. Le tout devant une petite toile représentant une vallée verdoyante et brumeuse. Pourquoi ? Pourquoi pas. Sauf qu'après cette introduction saisissante, la machine ne prend pas.

Ça ne tient pas debout


Globalement, l'absence de décor, de mise en scène forte et de jeux de lumières n'a pas permis aux chansons de prendre du relief. Car musicalement, il n'y a rien à redire. "Chris" figure parmi les meilleurs albums de l'année. Mais le grand écart est flagrant avec les titres de "Chaleur humaine", plus faciles à chanter et plus ancrés dans un concept (ce qui était retranscrit avec brio sur la précédente tournée). Les anciens morceaux se révèlent donc encore aujourd'hui parfaits pour embarquer le public, souvent stoïque hier soir. Concentrée et investie dans sa proposition, la chanteuse enchaîne ses chansons avec ses danseurs pour des chorégraphies contemporaines implacables, devant une simple toile puis une plus grande représentant des vagues déchaînées. Une sobriété déroutante. Entêtant et funky, "Damn, dis-moi" n'a ainsi pas pu décoller, tout comme "Le G", "Doesn't matter" ou "Follarse", aussi bons soient-ils. D'autant que pour cette ère, Chris a proposé des visuels impactant, soignés et propres à chaque titre... mais sur scène, le public n'a pas du tout retrouvé ces codes. Pourquoi ne pas avoir musclé les tableaux et étoffé l'aspect divertissement du concert ? Il a fallu attendre "Paradis perdus", forcément magique, et surtout "Christine" avec la fameuse chorégraphie du clip récréée sur scène pour que les spectateurs - retrouvant leurs repères - soient transportés et le fassent savoir en applaudissant et en criant. Enfin !

Chris crée l'étincelle


Le reste du temps, la foule a assisté à un concert globalement excluant, autocentré sur son concept de déconstruire l'idée d'un show mainstream. Certes, le parti pris d'aller à contre-sens en proposant un spectacle dépouillé peut se justifier par l'envie de mettre en avant les corps et la danse, mais Christine and the Queens est une artiste populaire et son show (à Bercy qui plus est !) ne l'est clairement pas. Cependant, si l'immense salle s'est révélée trop imposante pour le spectacle minimaliste proposé par Chris, elle a tout de même su créer une étincelle à plusieurs reprises, comme lors de "iT", sans doute l'un de ses meilleurs morceaux, ou encore "5 dols", sans oublier "L'étranger (voleur d'eau)", l'un des rares titres à être incarné. Devant l'immense toile représentant une mer déchaînée, ses danseurs s'unissent pour créer un mouvement compact, jouant sur un ralenti du plus bel effet, tandis que la toile tremble et que les éclairs fusent, donnant alors une impression d'être en pleine tempête. Sur "Goya! Soda!" aussi, le fumigène vert déclenché sur scène alors qu'une fine neige tombe et que de la fumée sort du plafond - et que les gradins vides derrière la scène sont éclairés ?! - installe un univers. Certes le rendu est bancal, mais il se passe quelque chose. Résonne alors un passage de "Nasty" de Janet Jackson pour revigorer le public.

En interprétant sa ballade mélancolique "Nuit 17 à 52" a cappella, juste aidée par les 18.000 voix des spectateurs, Christine and the Queens a là aussi visé dans le mille, proposant alors ici l'un des meilleurs moments de la soirée. En guise de final, avant le rappel où elle traverse les gradins et la fosse pour une communion très attendue avec le public sur "Saint Claude" et "Intranquillité", la chanteuse émeut comme rarement avec la poésie de son tableau proposé pour "La marcheuse". Seule sur l'avancée de la scène, juste éclairée par un halo de lumière, Chris interprète sa chanson sur les blessures, entourée de fines cascades de sable tombant du plafond. Un rendu particulièrement bouleversant. Finalement, Christine and the Queens a donc été là où ne l'attendait pas, quitte à nous laisser souvent sur le bord de la route.

Setlist du concert de Chris à l'AccorHotels Arena


Comme si on s'aimait
Damn, dis-moi
Le G
Science Fiction
Make Some Sense
Les paradis perdus
iT
Feel So Good
Christine
5 dols
Machin-chose
Here (featuring Booba)
L'étranger (voleur d'eau)
Goya! Soda!
Follarse
Nuit 17 à 52
Doesn't Matter (voleur de soleil)
La marcheuse
Saint Claude
Intranquillité
Julien GONCALVES
Toute l'actu de Christine & the Queens sur son site officiel et sur sa page Facebook.
Ecoutez et/ou téléchargez l'album "Chris" de Christine and the Queens.
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