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Chronique d'album
samedi 10 novembre 2018 14:00

Muse, Patrick Bruel, Imagine Dragons : 3 albums au banc d'essai

Au milieu des nombreuses sorties du moment, Pure Charts passe en revue trois albums incontournables : Muse avec "Simulation Theory", Patrick Bruel et "Ce soir on sort..." et Imagine Dragons de retour aux "Origins". Critiques, en quelques lignes !
Crédits photo : Montage Pure Charts

Muse | "Simulation Theory"


Virtual Insanity Gloire aux années 80 ! Voilà en substance ce que clame Muse sur son huitième album studio. On avait laissé le trio britannique avec le récit sombre et dystopique de "Drones", sorte d'avertissement sur les dérives du monde qui sonnait alors comme un retour aux sources ébouriffant. Cette fois-ci, les guitares hurlantes ont été (partiellement) rangées au placard pour laisser place aux synthétiseurs et autres machineries électroniques. Emporté par la vague de nostalgie qui s'abat sur la pop culture (le succès du film "Ready Player One" de Steven Spielberg en est le parfait exemple), la bande de Matthew Bellamy s'est donné un seul mot d'ordre : se faire plaisir ! Et il faut avouer qu'on résiste difficilement à l'humour ultra référencée qui arrose les clips de "Thought Contagion" ou "The Dark Side", brillants hommages à Michael Jackson, "Tron" ou la saga "Retour vers le futur". Seulement, au-delà des visuels fort réussis de cette ère, la dégustation manque de sel. Au prétexte d'explorer de nouveaux terrains de jeu, Muse s'embourbe soit dans des sentiers électro-rock bien balisés ("Dig Down", "Something Human") qui ne marqueront pas les mémoires, soit dans des expérimentations proprement indigestes, à l'instar du décousu "Propaganda" ou de "Break it to Me", inaudible. C'est d'autant plus dommage que l'album s'ouvre et se conclut par deux excellentes symphonies rétro-futuristes, "Algorithm" et "The Void", qui laissent entrevoir avec frustration la séduisante direction qu'aurait pu prendre l'ensemble du projet s'il avait été un peu plus creusé et cohérent. Reste alors quelques rares moments d'excitation comme "Blockades", qui promet son lot d'adrénaline en live. YR

Ça ressemble à un bonbon acidulé en 8 bits
A écouter : Les superbes intro et outro, "The Dark Side", le refrain régressif de "Get Up and Fight", "Blockades"
A zapper : "Dig Down", pâle copie de "Madness", le trio de l'enfer "Propaganda" / "Break it to Me" / "Something Human"





Patrick Bruel | "Ce soir on sort..."


Entre deux A 59 ans, après sept albums à succès, des tournées triomphales et une multitude de tubes populaires, comment se renouveler ? Patrick Bruel s'est forcément posé la question. Pour éviter de se répéter, le chanteur français s'est alors impliqué sur les textes tout en faisant appel à de nouvelles plumes comme Vianney, Pierre Lapointe et Mickaël Furnon (Mickey 3D) et même le producteur Skalpovich (Black M, Soprano...). Un renouveau qu'il a amorcé avec le single "Tout recommencer", surprenant mais finalement taillé pour sa personnalité. S'il bouscule nos repères parfois sur des titres modernes qui ne lui vont pas du tout comme l'hymne "Stand Up", taillé pour les stades, ou "On se plaît", Bruel parvient à rafraîchir son répertoire ici et là tout en conservant son ADN romantique. L'agréable "Rue Mouffetard" (écrit et composé par Vianney) ou "Qu'est-ce qu'on fait" en sont les meilleurs emblèmes. Mais ce sont évidemment sur ses ballades que Patrick Bruel excelle. "Arrête de sourire", avec son texte brut et une mélodie imparable, est un joyau, tout comme "Ce soir on sort..." en écho aux attentats du 13 novembre (et son superbe final où est murmurée "La Marseillaise"). Mais le vrai diamant de l'album reste "J'ai croisé ton fils". Ecrit et composé par Patrick Bruel, ce bouleversant titre piano-voix évoque le temps qui passe et les relations père-fils avec pudeur et une sensibilité à fleur de peau. Il vaut à lui seul l'écoute de "Ce soir on sort...", un album un peu long, imparfait mais qui regorge de très beaux moments. JG

Ça ressemble à du Bruel, cru 2018
A écouter : "J'ai croisé ton fils", le plus beau titre de l'album, "Mon repère", "Rue Mouffetard", "Je suis fait pour elle", "On partira"
A zapper : "Stand Up", "On se plaît", inadaptés pour Bruel, "Héros", plombant




Imagine Dragons | "Origins"


Big machine. Imagine Dragons ne perd pas de temps ! Un an et demi seulement après "Evolve", écoulé à plus de 200.000 exemplaires en France, le groupe de rock américain est déjà de retour avec un quatrième opus décrit comme le successeur du troisième. Disons-le tout de suite : le quatuor ne prétend pas bouleverser la recette qui a fait son succès et continue de brandir son éclectisme, insufflé par les productions d'Alex da Kid ("Radioactive") et du duo Mattman & Robin, comme un porte-étendard. Comme "Believer", les grosses percussions de "Natural" claquent les tympans et donnent furieusement envie de crier sa rage à l'unisson avec Dan Reynolds. Dans le sillage de "Thunder", les effets électroniques prolifèrent entre le refrain musclé de "Only" et les reflets drum and bass de "Digital". La ballade introspective "Bad Liar", avec son texte très personnel relatant les déboires amoureux du chanteur, renvoie inévitablement à "Next To Me". Malgré une impression globale de déjà vu et quelques facilités (le titre folk "West Coast", ses claps fédérateurs et ses "houhou"), on se laisse embarquer à la force de l'interprétation incarnée de Dan Reynolds, âme du groupe et porte-voix impérial qui sait baisser la garde pour mieux nous cueillir. "Stuck" et "Love" sont d'une simplicité désarmante, deux belles parenthèses au milieu de morceaux étonnants, déroutants mais séduisants comme "Bullet In A Gun" ou l'excellent "Cool Out", parfait pour une petite évasion en Californie au volant d'une cabriolet. YR

Ça ressemble à un disque peu révolutionnaire mais authentique et accrocheur
A écouter : "Natural" et "Machine", "Bullet In A Gun", "Cool Out", adopté dès la première écoute, "Stuck" et "Love"
A zapper : "Boomerang", vite oubliable, et le déroutant "Digital"


La rédaction

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