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Interview
jeudi 04 novembre 2010 00:00
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Louis Chedid en interview

A l'occasion de la parution de son nouvel album "On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime" ce 2 novembre, Louis Chedid nous a conviés pour une entrevue. Revenant sur quelques temps forts de sa vie et sur la complicité avec son fils Matthieu Chedid, il nous a convaincus qu'il faut savoir dire à nos proches que l'on tient à eux, à leur évoquer nos réactions et nos sentiments. Ce seizième album n'est pas son hommage à la nostalgie mais plutôt une ode à la tendresse et à l'espoir d'un monde meilleur.
Bientôt 40 ans de carrière et un 16ème album studio. Les longues carrières sont de plus en plus rares. Du coup, je voulais d’abord vous demander : d’après vous, quelles selon vous les vertus nécessaires à un artiste pour que son œuvre sache se renouveler et qu’elle soit pérenne comme l’est la votre ? (Jonathan Hamard, rédacteur)
Louis Chedid : Alors, je répondrais qu’il faut toujours rester sincère et toujours faire exactement ce qu’on a dans la tête et dans le cœur. Il ne suffit pas de se poser des questions et avancer suivant sa bonne étoile, se laisser influencer seulement par son envie et son désir de faire les choses. Et puis bien sûr travailler beaucoup. Mais, disons que pour durer, il ne faut surtout pas y penser. Il n’y a aucune stratégie là dedans. Quel artiste va se réveiller le matin en se disant ce matin je vais faire un album et je serai encore là dans quarante ans. Personne ne peut se dire ça. On ne fabule pas sur la suite, on espère seulement qu'un disque marche. Et puis un qui marche, un deuxième, puis trois… et on arrive au seizième. Il n’y a pas de calcul du tout. J’en parle avec des amis proches comme Souchon et Cabrel, et on se dit tous la même chose : on s’étonne encore d’être là. Voilà ce que je pourrais répondre.

« Je sais que la vie passe vite. C’est un constat et non de la nostalgie. Il faut donc en profiter un maximum. »
Vos proches et ceux qui vous entourent, ce sont des personnes ou des artistes que l’on retrouve sur votre nouvel album "On ne dit jamais aux gens qu’on aime qu’on les aime". C’est d’ailleurs un titre assez universel. Qui est-ce qui vous inspire pour l'intituler ainsi ?
J’ai dépassé la soixantaine. J’ai vécu pas mal de choses et j’en ai vu beaucoup. Je sais que la vie passe vite. C’est un constat et non de la nostalgie. Il faut donc en profiter un maximum et ne pas se dire qu'il reste cinquante ans devant soi. Peut-être que si, mais personne ne peut savoir le temps qu'il lui reste. Et quand on arrive à un certain âge, on se dit voilà, là, il me reste à peu près vingt ans si tout va bien. L’idée, c’est de profiter de la vie en partageant avec les autres, en parlant avec eux. Et quand quelqu’un nous plait, le lui dire. Ca c’est quelque chose que j’essaie au maximum de mettre en pratique. Ce n’est pas un message, c’est une philosophie. Quand on perd quelqu’un, on se dit qu’on aurait peut-être pu lui parler. J’ai des amis qui ont perdu leur père, qui n’avait pas particulièrement de dialogue et qui aujourd’hui regrette de ne pas avoir davantage parlé avec leurs parents.

« Je ne suis pas nostalgique car la nostalgie c’est préférer le passé au présent. »
Cette valeur autobiographique de l’album, totalement volontaire, se voit dans la manière dont il a été conçu. La notion du temps qui passe est très présente, voire pesante...
Et vous, ce temps qui passe et ce titre… Ca vous parle ?

Oui, aussi.
Vous avez quel âge ?

23 ans. Et on a déjà un vécu, comme un bagage a transporter avec nous, même à mon jeune âge.

Il y a surtout pour moi l’idée d’une société de plus en plus difficile en avançant dans le temps. Malgré différents thèmes que l’on retrouve sur l’album, c’est bel et bien l’idée de temps qui passe qui domine. Une nostalgie du passé ?
Je ne suis pas nostalgique car la nostalgie c’est préférer le passé au présent. J’aime certains trucs du passé mais je zappe en général les mauvais souvenirs. Je pense plutôt aux bons. Ce qui m’intéresse le plus, c’est ce qui se passe maintenant : le présent. Je n’ai pas de nostalgie sur les choses passées. J’ai juste parfois un regard amusé sur ce que j’ai vécu avec certaines personnes.

Ceux qui vous entourent, c’est aussi votre fils Matthieu. Même si vous aviez déjà travaillé ensemble, c’est la première fois que la collaboration est aussi intense entre vous deux, non ?
La collaboration s’est faite très naturellement. On travaille ensemble depuis très longtemps. Matthieu avait déjà travaillé sur plusieurs de mes disques et m’avait déjà accompagné sur scène. Et puis en juin 2009, il m’avait demandé de mixer son album "Mister Mystère". Et donc, ça s’est retourné, c’était la première fois qu’il me demandait de participer à un projet à lui. Donc je l’ai fait et à ce moment, on s’est dit que ce serait bien de faire enfin cet album qu’on veut chacun de notre côté. Lui, son fantasme, c’est de faire enfin un album tout seul de son côté, alors que moi, je l’ai fait il y a longtemps. Et finalement, on s’est retrouvé en studio pour enregistrer tout cet album à deux. Banco, parce qu’on a enregistré tout le disque en dix jours. Entre nous, il n’y a pas d’égo, on s’entend très bien. Musicalement, on a un système de Ping Pong. On a essayé de dynamiser le projet pour aller le plus haut possible. Je le dis souvent : je travaille avec lui parce que c’est mon fils mais aussi parce que c’est un très bon musicien. C’est l'un des meilleurs musiciens que je connaisse. Je suis content de travailler avec quelqu’un dont je respecte la sensibilité musicale.

On retrouve d’ailleurs sur l’album un premier duo entre vous deux : "Tu peux compter sur moi". Faut-il y voir une déclaration d’amour d’un père à son fils et d’un fils à son père ?
Oui, surement. Si vous voulez, quand on fait un disque comme ça, on se montre et l’un et l’autre qu’on peut compter sur l’autre. Quand il a eu du mal à conclure son disque, je l’ai aidé à ça. Quand j’ai des problèmes sur mon projet, il est là pour trouver des solutions. Et puis dans la vie, on est très complémentaire. On se parle beaucoup. On a cette chance. Je sais que tout le monde ne l’a pas. On a un langage commun, c’est la musique. Et ça, ça nous a beaucoup rapprochés.

Visionnez le clip "Tu peux compter sur moi" :


Sur cet opus, il n’y a pas que Matthieu qui a participé. On retrouve aussi Pierre Dominique Burgaud avec qui vous aviez collaboré pour "Le soldat rose". A cette heure, c’est aussi le moment de faire en quelque sorte le bilan de cette comédie musicale à succès.
C’est une idée à moi. J’avais été le raton-laveur dans la comédie "Emilie Jolie" à la fin des années 70. J’avais adoré cette expérience. Je démarrais là dedans. Je me suis retrouvé avec Brassens, Sylvie Vartan, Souchon… que des gens énormes. J’avais apprécié la manière dont les enfants et les adultes avaient reçu l’œuvre et comment c’était rentré dans le patrimoine. Et je me suis dit que j’aimerais vraiment faire une comédie musicale pour enfants. C’était vraiment un fantasme. Et puis, de l’eau a coulé sous les ponts. En 2005, j’ai lu des textes de Pierre-Dominique Burgaud. J’ai voulu le rencontrer. Je lui ai parlé de mon projet de comédie musicale et lui venait de recevoir le jour même la première impression de son conte pour enfants qu'il venait d’écrire. Ca a commencé comme ça. A ce moment là, j’étais en tournée. Il m’envoyait des textes, moi des morceaux et en quelques mois, tous les textes du "Soldat rose" ont été écrit comme ça en se voyant une fois par mois. Après, il a fallu trouver des artistes. On a fait un listing et tous les artistes qui arrivaient en « number one » ont répondu oui.

D’ailleurs, c’est la remarque que je voulais faire : il s’est formé une espèce de réseau entre Souchon, Cabrel, Vanessa Paradis, Matthieu… et vous.
Oui, tout à fait. Toute cette équipe, de manière amicale, a dit oui. Ca a donné un casting de rêve, extraordinaire. J’étais vraiment heureux. On a sorti le disque en espérant que ça ne se passe pas trop mal. C’est vrai que sur le papier c’était très alléchant. Mais là, on a rencontré un succès qui dépassait mes espérances. Ca a touché les gens, et c’est devenu un deuxième "Emilie Jolie". Dans mon idéal, je voulais que ça plaise aux enfants et aux parents aussi.



Pierre Dominique, c’est aussi les textes de "Tu peux compter sur moi" et "Chat Noir". Ce dernier titre se rapproche de notre époque car les sonorités sonnent très contemporaines, presque électro.
C’est ça qui est marrant sur ce titre parce que c’est une chanson sur laquelle j’ai quasiment tout fait dessus. En l’écoutant, beaucoup vont croire reconnaître Matthieu alors que non, pas du tout. C’est rigolo de laisser planer un doute. Disons que l’univers et les bruitages, je les ai faits. Des choses très électroniques, j’en avais déjà fait sur tous mes disques mais on les connait moins.

« L’essentiel, c’est ce qui sort de vous et de ne surtout pas intellectualiser les choses. »
Un travail collectif donc qui a été, vous le disiez tout à l’heure, enregistré en seulement en dix jours. Etait-ce une nécessité de travailler en si peu de temps ?
Nous, on aime bien travailler dans la pulsion, dans l’instinct. Quand on fait de la musique, on a joué et ça ne devrait plus bouger. On devrait écrire la chanson en l’enregistrant. Ça, se serait l’idéal. Il y a des disques mythiques comme ceux des Beetles et des Rolling Stones qui ont été enregistrés en une seule prise. L’idée, même si ce n’est pas toujours possible, c’est de faire un disque sur l’instinct. C’est vrai qu’avec Matthieu, on aime travailler comme ça. Là, on était parti pour enregistrer cinq titres en huit jours. Et ça a été tellement fulgurant qu’on a enregistré tout l’album en dix jours. C’est vous dire, on a cette espèce de volonté d’aller au cœur du truc sans se poser de questions. Après, on pouvait se planter mais on a fait comme ça. On a d’ailleurs fait plus que onze titres, on en a enregistré dix-sept ou dix-huit. L’essentiel, c’est ce qui sort de vous et de ne surtout pas intellectualiser les choses : il faut aller dans l’émotion. Et on ne peut l’avoir que quand on travaille vite.

Cet album, je l’ai ressenti comme un point d’orgue à la vie, à la votre. Du coup, je me suis demandé si ce n’était pas en quelque sorte votre dernier disque.
Moi, je fais des albums comme si c'était à chaque fois le premier et le dernier. C’est intéressant ce que vous dîtes parce que vous n’êtes pas le premier à me dire ça. Et c’est vrai que j’y pense. Ce n’est pas triste, c’est juste une lucidité que de se dire ça. C’est important pour moi dans ma tête de me dire que c’est peut-être le dernier. Peut-être que non.

Vous parlez de réalité et de lucidité alors qu’'On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime" fait la part belle aux rêves, ceux d’une autre société où les sans abris n’existent pas. Qu’est ce qui aujourd’hui vous fait rêver ?
Je rêve d’un monde meilleur, d’un monde juste. Je rêve qu’il y ait moins d’inégalités, moins d’injustices. J’ai les mêmes espoirs que lorsque j’étais ado.

Et quarante ans après, vous rêvez encore de tout ça, ce qui signifie qu’on ne va pas dans le bon sens…
Oui, vous avez raison. Et puis à la fois, un monde idéal n’existe pas. Mais ce n’est pas parce qu’il n’existe pas qu’il ne faut pas en rêver. Il y en a qui vont dire que je suis naïf. Il doit y en avoir mais je m’en fou : ils ont droit de dire ce qu’ils veulent. Mais j’aime bien les idéalistes moi, ceux qui font gravissent des montagnes par exemple. Tout le monde s’en fou mais c’est le challenge de leur vie.

« le système est méchant. Il est bête. »
Vous parlez même de « système méchant »
Oui, tout à fait : le système est méchant. Il est bête. On est dans un bar d’hôtel super confortable alors qu’il y en a dehors qui crèvent la faim. Le système est égocentrique. Après, il faut essayer de le rendre un peu meilleur avec la contribution de chacun.

Je voulais terminer en évoquant votre participation au "Festival des Nuits de Champagne" à la fin du mois d’octobre. Vous êtes l’invité d’honneur cette année.
En fait, j’y avais déjà participé et en 2005 on m’avait proposé d’être le parrain. Mais à ce moment, je faisais "Le soldat Rose". Ca leur est resté et en 2009, quand ils ont su que je préparais un nouveau disque, ils m'ont contacté. Avant même que l’album soit fini, on a déterminé une date.

On pourra peut-être y entendre les titres inédits enregistrés en même temps que l'album mais qui ne figurent pas dessus ?
Non, ce n’est pas prévu sur scène. Je pense que je les mettrai sur Internet. Il y a des titres que j’aime bien et que j’aimerais partager.

Etre l’invité d’honneur de ce Festival, c’est chanter avec le Grand Choral de 900 personnes. C’est la première fois ?
Non, j’avais déjà chanté avec une chorale de 300 personnes. Mais là 900 personnes, c’est beaucoup plus impressionnant. Les gens à Troyes sont très chaleureux d’après mes souvenirs. Ils ont vraiment envie de communier lors d’un spectacle.

Et bien merci d’avoir bien voulu répondre à mes questions.
C'est moi qui vous remercie.

la Redaction
Retrouvez l'actualité de Louis Chédid sur son blog officiel
Visionnez l'intégrale du concert de Louis Chédid au "Festival des Nuits de Champagne" à Troyes (31 octobre) en cliquant sur ce lien.
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Invité
le 05/11/2010, 15:11
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Merci pour cette interview d'un artiste authentique , dont les chansons sont de vrais petits bijoux.Je l'ai découvert en 2002 grâce notamment à la chanson "Bouc bel Air " .L'album était dans la lignée de la chanson.C'ets ce qui m'a amené à aller le voir sur scène .Ce chanteur ne fait pas de bruit et j'ai l'impression qu'il intéresse à peine le grand public et les jeunes générations.D'ailleurs on le voit bien : je suis la première à laisser un commentaire alors que l'article est paru hier ...si les gens prenaient la peine de s'intéresser , ils aimeriaent , mais le problême est qu'il sont attirés par les daubes commerciales.
Il a écrit une chanson très réussie antiraciste" Anne ma soeur Anne ".
Invité
le 05/11/2010, 18:14
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J'ai eu l'occasion de voir le spectacle de Troyes (sans le grand choral) mais le concert nous a laisser voir un Louis Chedid heureux et chaleureux, de superbes chansons du nouvel et des anciens albums. Je recommande donc cet album.
Invité
le 06/11/2010, 11:04
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il ressemble à Brassens
Invité
le 11/11/2010, 14:47
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Has been.
Invité
le 24/09/2012, 10:57
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Je pense qu'il faut entendre la de9-colonisation de l'imaginaire dans le meame sens que la de9-croissance. Non pas une re-colonisation, mais une ttaentive de sortie de l'he9te9ronomie, pour une approche plus autonome de nos imaginaires. Attention, pas l'autonomie de la raison se pensant elle-meame dans sa propre consommation tautologique. Non l'autonomie de la cre9ativite9 imaginaire : non pas consommer des signes, mais devenir le sujet du discours, le se9miothe8te et le se9mioclaste. Exactement ce e0 quoi la critique critique aspire. Je vous cite: Il faut au contraire promouvoir une pense9e de la destitution syste9matique de tout ce qui a quelques connivences avec la me9diocrite9 et la bassesse quotidienne de l’obsce9nite9 marchande . Je pense que la de9-colonisation ne vise pas autre chose que la sortie de la merde.Les exemples de simplicite9 volontaire dans la revue n'ont pas de valeur prescriptive ni substitutive. Ce ne sont pas des mode8les e0 re9pe9ter mais des expe9riences qui illustrent des ttaentives d'autonomie. Quant aux rapports entre l'ici et l'ailleurs, certains architectes comme Yona Friedman ont travaille9 sur les enseignements que peuvent nous donner, e0 nous occidentaux, l'anarchie urbaine des bidonvilles. Je pense notamment e0 ses analyses sur l'architecture de survie .N'est-ce pas le critique critique qui verse dans la position surplombante (universaliste?) en statuant a priori sur les re9ussites/e9checs imaginaires d'initiatives politiques concre8tes? Ne vous condamnez-vous pas toujours au me9ta-discours critique? Je m'explique: on peut toujours reprocher e0 l'autre sa grossie8rete9, lui indiquer qu'il peut plus et mieux . Salutaire initiative. Mais ne reste-t-il pas pour autant le seul e0 avoir les pieds dans la merde? Que son raffiot soit sommaire certes, mais surnage-t-il?de9croissamment vf4treSP
Invité
le 25/09/2012, 00:38
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Invité
le 25/09/2012, 23:31
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Invité
le 27/09/2012, 11:50
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Invité
le 27/09/2012, 23:24
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