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Interview
jeudi 03 avril 2014 14:51

Shaka Ponk en interview : "Passer pour des agitateurs, ça ne nous dérange pas !"

Plus populaire depuis le succès de son troisième album "The Geeks and the Jerkin' Socks" (2011), Shaka Ponk joue désormais dans la cour des grands. Deux Victoires de la Musique en poche, fort d'une tournée ayant rassemblé un million de spectateurs, le groupe est de retour avec un nouvel opus, "The White Pixel Ape". Un disque dont la promotion a débuté en fanfare avec le titre "Wanna Get Free", et mis en lumière lors de la cérémonie de la remise de l'insigne de chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres à l'ensemble des membres du groupe, le lendemain de sa sortie. Rencontre avec les deux voix de Shaka Ponk pour leur comeback, Sam et Frah.
Crédits photo : DR.
Propos recueillis par Jonathan Hamard.

Je dois vous appeler chevalier désormais... Comment appréciez-vous ce nouveau grade ? Quand avez-vous été prévenus ?
Sam : Oui ! Il paraît (sourire)
Frah : On oblige seulement nos amis à nous appeler chevalier, pour les embêter (sourire). On a appris la nouvelle il y a un an, juste après notre concert à Paris-Bercy [ndlr : le 5 janvier 2013]. C'est une récompense liée au domaine artistique. Sauf que là, ça ne vient pas du public, ni de la profession. Mais du gouvernement !
Sam : On a surtout été étonné. Je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi ça correspondait. Je crois que personne ne savait en fait. Quand on l'a appris, ça n'avait pas trop de sens pour moi. Mais quand j'ai vu la liste de toutes les personnes déjà décorées, j'ai tout d'abord cru que c'était un malentendu. Puis j'ai découvert une autre liste de personnalités l'ayant reçue, dont Nolwenn Leroy et Sylvester Stallone.... Je me suis dit finalement pourquoi pas (sourire) !

C'est aussi une ouverture pour des artistes comme vous qui sont rarement honorés...
Frah : Je crois surtout que les gens pensent que c'est une distinction qui dépend de ce que tu apportes à la langue française. De ce point de vue là, on n'a pas fait grand chose... Il peut y avoir une sorte de quiproquo. Alors qu'en fait, cet insigne, c'est pour récompenser des personnes qui apportent quelque chose dans le milieu artistique. C'est à ce moment que la ministre nous a expliqué que, nous, avec notre façon de faire, en mélangeant la musique et la vidéo de manière artisanale, nous étions légitimes. C'est vrai que c'est aussi une ouverture vers des artistes comme nous. D'une certaine manière, c'est montrer qu'on ne récompense pas uniquement des artistes de la chanson.

« Il a fallu se faire à l'idée que la profession salue notre travail »
Le choix d'Aurélie Filippetti n'a d'ailleurs pas fait l'unanimité auprès des médias...
Sam : C'est normal ! Je comprends que ça puisse choquer. Je comprends totalement. Pour ma part, il m'a fallu du temps pour intégrer le fait que ce soit légitime. Je comprends parce qu'on est un groupe qui commence à marcher depuis deux ans. Il y a encore beaucoup de gens qui ne nous connaissent pas.
Frah : Qu'on aime ou pas Shaka Ponk, on fait partie du monde artistique. Les gens qui s'offusquent de cette récompense, c'est parce qu'ils y voient quelque chose de noble. Généralement, on donne ces insignes-là à des artistes qui font des choses plus classieuses. Nous, on a toujours été assez agitateurs. Et pas forcément que de talents (sourire) ! On aime bien aller au devant de la critique. Il y a des artistes qui refusent de devenir Chevalier. On aurait pu refuser...

Vous avez pourtant fait l'effort. Vous avez même fait un effort vestimentaire pour la cérémonie !
Sam : Quand même ! On s'est dit qu'on était attendu. C'était de la politesse. On a gardé nos baskets, bien-sûr. Il ne fallait pas qu'on se transforme non plus.
Frah : La ministre est quelqu'un de bien. Elle a organisé cet événement en toute sincérité. Elle l'a fait avec des forces contre elle. C'est à dire qu'il y a des personnes qui ont fait pression pour que ça ne se fasse pas. Mais elle est allée jusqu'au bout. Rien que pour ça, ça valait le coup d'aller récupérer notre insigne. Puis la remercier !
Sam : Quand j'ai entendu les motivations d'Aurélie Filippetti, j'ai été rassurée. J'ai même trouvé ça assez touchant je dois dire. On l'imagine souvent très guindée. En réalité, elle n'est pas comme ça.
Frah : Il y a toujours eu une distance entre les artistes et les politiques. Enfin, surtout pour des artistes qui vont dans les extrêmes comme nous. Il y a une frange de la jeunesse qui ne se reconnaît pas dans la politique, et qui va plutôt vers nous. Quand un personnage politique vient vers nous pour d'autres raisons que pour se faire voir, pour donner son avis sur ce qu'on fait, on ne peut pas l'envoyer chier. Au contraire ! Tous les petits gars qui ne vont pas voter, tu vas pouvoir les rapprocher des politiques, sans leur faire de leçons de morale.

« Quand j'ai entendu les motivations d'Aurélie Filippetti, j'ai été rassurée »
Donc c'est un acte politique !
Frah : Non, ce n'est pas un acte politique (sourire) ! Ce que je veux dire, c'est que la politique et la musique sont tellement éloignées que, quand il y a un rapprochement sincère, nous, Shaka Ponk, on ne doit pas refuser d'y contribuer. Là, c'était le cas. Aurélie Filippetti était sincère. Et puis, finalement, ça ne va pas changer la face du monde non plus !
Sam : Aux Victoires de la Musique, c'était pareil. Il a fallu se faire à l'idée que la profession salue notre travail.

Crédits photo : ABACA
Vous êtes d'ailleurs repartis avec le trophée du DVD musical avec "Geeks on Stage" cette année. C'est un prix qui compte pour vous ?
Sam : Pour moi, c'est toujours surprenant de remporter un prix... Ce DVD, on y tient beaucoup. C'est vrai qu'il y a eu un travail graphique très important dessus. Il a été stylisé. Ça représentait la tournée. Et donc beaucoup de souvenirs. Je n'ai jamais eu l'impression de mériter quoi que ce soit. Surtout dans l'art ! C'est subjectif. Je trouve toujours ça un peu déplacé la compétition. J'essaie de prendre ce qu'on me donne. C'est encourageant qu'un groupe ayant galéré pendant longtemps soit un peu mis en lumière. Ça peut aussi motiver des groupes qui galèrent toujours. Ça peut créer un semblant d'espoir.
Frah : Ce qui est étonnant, c'est qu'il s'agit d'un votre de pros. On a toujours eu un certain soutien de la part du public. Quand on participait à des concours, même des petits trucs, jugés par le public, on se démarquait. Mais quand il y avait un vote de pros, on dégageait en deux secondes. De gagner aujourd'hui aux Victoires de la Musique, on se dit qu'il s'est vraiment passé un truc.

« On allait sponta- nément dans un registre plus sombre »
Comment appréhendez-vous la critique de manière plus générale ?
Frah : Pendant longtemps, on s'est fait snober par les maisons de disques et les gros tourneurs. On ne voulait pas de nous. On était catégorisé "hors-sujet". Alors, du moment où on a commencé à gagner, on s'est dit que quelque chose avait changé. Soit ils avaient compris ce qu'on faisait, soit ils commençaient à aimer. On était sûr d'au moins une chose. Ils avaient enfin écouté et regardé.
Sam : Soit ils ont pété un câble ! Ou bien pris beaucoup de drogues (rire) ! Mais, je dois avouer que le fait qu'on déplaise, ça ne me dérange pas. On a connu une telle haine sur les réseaux sociaux... Je ne dirais pas qu'on fonctionne avec ça, mais on est habitué maintenant (sourire).

Le prochain trophée que vous briguez, c'est celui de l'album rock de l'année ?
Sam : Ce qui compte pour moi, c'est de pouvoir continuer à faire de la scène et de prendre plaisir à faire ce qu'on fait. On s'en fout d'y retourner une troisième fois.
Frah : Comment ça on s'en fout (sourire) ! On se marre bien quand même !
Sam : Nous, on pense avant tout à s'éclater. Ce qui nous arrive après, ce sont des cerises sur le gâteau qui, d'une certaine manière, nous encouragent à continuer.
Frah : La vraie récompense, c'est de voir les gens qui s'éclatent après avoir bossé pendant des mois, après avoir tout recommencé à zéro. Quand on allume la salle et qu'on voit toutes les têtes des gens, on savoure. On passe du temps à les regarder. C'est le meilleur !

Comme vous le dîtes, les compteurs ont été remis à zéro. Quand est-ce que vous avez recommencé à travailler sur ce nouveau projet d'album et de spectacle ?
Sam : Il n'y a pas réellement de point de départ. On est souvent en création. Peut-être quand on a eu un vrai arrêt lors de l'accident de Frah, quand sa jambe a lâché. On a dû annuler toute une partie de la tournée fin 2012. C'était un arrêt brutal.
Frah : C'était la première fois que le cycle tournée/enregistrement/conception de vidéos était interrompu. Et pas forcément au bon moment ! Puisque, après Bercy, en janvier 2013, on devait enchaîner sur une tournée à l'étranger. On devait revenir ensuite en France pour d'autres plans. Mais on ne dira pas lesquels (sourire) ! Tout ça pour dire que c'était fait pour continuer. On commençait déjà à l'époque à bidouiller du son. Et puis cet accident ! On s'est retrouvé en l'espace d'un instant d'un étant d'excitation permanente à... silence ! On a pris conscience que ça pouvait arriver.

Et puis il y a eu ce fameux lieu où nous nous trouvons aujourd'hui...
Frah : On s'est dit effectivement qu'il fallait se trouver un lieu, installer un fond vert, une cabine de batterie... On voulait pouvoir tout faire sur place sans avoir à bouger. C'était quelque chose de nouveau pour nous. Moi, j'avais mal et les autres ont finalement commencé à accuser le coup de la fatigue de la dernière tournée. Dans ce contexte-là, on a fait du son et des images. Mais tout se passait dans une ambiance assez sombre, dans un état d'esprit hyper dark.
Sam : C'était le spleen d'après tournée je pense. On s'est rendu compte qu'on allait spontanément dans un registre plus sombre que d'habitude.
Frah : C'est parce qu'habituellement on composait dans un climat d'euphorie.
Sam : C'était comme enfermer des gitans dans un bunker !

« On s'est demandé si les Shaka d'avant n'étaient pas morts »
Mais vous étiez quand même satisfaits du résultat ?
Frah : Oui. On avait même beaucoup d'idées. Mais il y avait quand même un truc qui nous plombait tout le temps. On s'est demandé si les Shaka d'avant n'étaient pas morts. Au bout d'un moment, on s'est posé et on s'est avoué qu'on n'allait pas bien, qu'il y avait un problème... On a donc fait un break. Tout le monde est parti pendant trois semaines. On n'avait pas fait ça depuis huit ans. Vacances !

Crédits photo : DR.
Comment se sont passées les retrouvailles ?
Frah : Très bien ! On s'est tout de suite remis à écrire et à tourner. Mais on est parti dans une autre direction. Ce qui fait qu'on s'est retrouvé avec beaucoup de choses. Clairement, on a discerné deux périodes vraiment différentes, dans l'état d'esprit. La première période où on est au bout du rouleau, mais on a de bonnes idées. La seconde, où on est content de se retrouver. On voit les choses plus clairement. Puis, à côté de ça, on voit les deadlines arriver. Il y a une tournée qui approche. Donc il faut se décider. On se dit qu'on ne va rien jeter, qu'il faut peut-être garder les meilleurs morceaux des deux périodes...

« On n'a pas encore trouvé l'idée pour faire un Stade de France »
Et finalement, l'idée de publier deux albums l'emporte.
Frah : Deux albums qui se caractérisent par un côté assez noir pour l'un et un côté plutôt blanc pour l'autre. On n'a pas décidé de sortir le blanc en premier parce qu'il est plus happy, mais parce qu'on était tout simplement dessus. On s'est dit qu'il valait mieux enchaîner. Mais l'idée de publier deux albums ou un double-album n'a pas été très bien accueilli par notre équipe au début.

C'est vrai que les double-albums et les projets en deux volumes qui se suivent à quelques mois d'intervalle, ça peut faire peur au public. "Est-ce qu'il n'y aura pas des titres plus faibles" ? "Un volume moins bon que l'autre" ?
Frah : Certains ont dit que c'était trop de matière pour les gens. Alors, décision a été prise que, théoriquement, "The White Pixel Ape" sort au printemps, et le second sortira plus tard, en fonction de la demande. Peut-être à l'automne. Peut-être dans un an. Quand on sentira que les gens veulent le "Black", on pourra le donner. Mais, en attendant, on a encore le temps de le peaufiner.

On peut donc légitimement imaginer que la première partie de la tournée couvrira la sortie de l'album blanc et la seconde partie de la tournée, les Zénith prévus en fin d'année, sera l'occasion de présenter l'album noir.
Frah : Ça peut être ça ! Ce sera surement ça d'ailleurs. Mais on n'est pas encore fixé.
Sam : On est encore en pleine réflexion. On ne sait pas comment organiser tout ça, ni quels titres ont va chanter à Bercy.
Frah : En tout cas, on chante déjà des titres du "Black" sur scène en ce moment. C'est à dire que le public découvre des titres en live avant qu'ils sortent.

« Les Shaka Ponk, ce n'est pas "Le Roi Lion" non plus ! »
Chanter à Paris-Bercy, vous l'aviez déjà fait l'an dernier. Avez-vous imaginé aller plus loin cette fois-ci ? Faire plus fort encore avec cette nouvelle tournée !
Sam : Franchement, je ne pense pas. Je crois qu'on n'a toujours pas digéré notre premier Bercy. Je ne pense pas que ce soit la grandeur d'une salle qui compte. Je trouve que c'est dangereux de raisonner comme ça, de chercher à toujours faire plus...
Frah : Les Shaka Ponk, ce n'est pas "Le Roi Lion" non plus ! On veut que ça reste un concert de rock. Donc, si on tape dans des trucs géants, comme le Stade de France pour prononcer le nom, on va être obligé d'étirer des choses et de les rendre beaucoup plus pharaoniques. Mais là, je pense qu'on va aller un petit peu trop loin et on va se casser la gueule.
Sam : Les concerts sur écrans, c'est frustrant.
Frah : Donc, pour l'instant, je n'affirme rien. Mais on n'a pas encore trouvé l'idée qui nous donnerait l'envie de faire un Stade de France. On n'a pas encore trouvé la formule pour pouvoir le faire et que ça reste Shaka Ponk.

Regardez le nouveau clip de Shaka Ponk, "Wanna Get Free" :



Musicalement, comment avez-vous abordé ce "White Pixel Ape" ? On retrouve toute l'énergie de Shaka Ponk mais quelques titres plus inattendus comme "Heal Me Kill Me". C'est une pause. on respire.
Sam : C'est toujours difficile de décrypter les inspirations de tel ou tel morceau. Il y en a qui vont plus vers l'électro, d'autres qui sont plus dans le metal. "Heal Me Kill Me", c'est un slow un peu plus pop qui, je le comprends, peut dérouter au premier abord. Mais je t'assure qu'on ne l'a pas fait en imaginant que ça pourrait être un single pour l'été.
Frah : S'il y a bien un truc qui caractérise le groupe, c'est qu'on ne se dit jamais qu'il faudrait partir dans une direction ou une autre pour répondre à une demande ou rentrer dans des cadres. On est six. On écoute tous des choses totalement différentes, en allant même dans les extrêmes pour certains. Donc il peut nous arriver de composer des morceaux un peu jazzy, qu'on n'entendra jamais sur un album de Shaka Ponk. Pour "Heal Me Kill Me", on a voulu essayé de mettre des violons.
Sam : C'était la première fois qu'on se retrouvait en studio avec des violonistes. On a essayé. On a trouvé que c'était très joli. C'était un simple essai. On a senti que ça plaisait à tout le monde. Donc on a validé.

« Le duo avec Skip The Use, c'est dans les tuyaux »
Êtes-vous d'ailleurs conscients que vous popularisez certaines formes d'arts visuels et musicaux ?
Frah : Oui. On le voit pendant nos concerts, où différents publics se côtoient. Notre grande fierté, ce sont avant tout les familles. Pas les enfants qui vont en concert avec leurs parents ! Mais les ados avec leurs parents. Et ça, ce n'est pas quelque chose de commun dans l'histoire du rock.

C'est un groupe qui vous ressemble de plus en plus. Skip the Use a récemment confié que vous travaillez ensemble sur un duo. On peut s'attendre à le découvrir sur le "Black" album ?
Sam : Non, ce n'est pas prévu. Après, je dirais quand même que rien n'est décidé. Ça peut se greffer dessus.
Frah : C'est surtout un problème de planning. On veut faire un truc ensemble.
Sam : Mais on veut le faire bien !
Frah : Mat Bastard, c'est un fonceur ! Il bosse tout le temps. Il a toujours beaucoup d'idées. Il est du genre à se pointer demain s'il le fallait pour enregistrer un morceau. Nous, on est plus du genre à prendre notre temps pour faire les choses... On aime bien y réfléchir avant. Pour l'instant, tout ce que je peux te dire, c'est que le duo avec Skip the Use est dans les tuyaux.
Jonathan HAMARD
Pour en savoir plus, visitez tv.shakaponk.com ou la page Facebook officielle.
Ecoutez et/ou téléchargez la discographie de Shaka Ponk sur Pure Charts.
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