Madonna est une icône majeure de la musique pop pour qui le qualificatif de star prend pleinement son sens. Fascinée très tôt par Marilyn Monroe et Donna Summer, elle étudie la danse classique avant de partir tenter sa chance à New York où elle travaille comme serveuse et pose pour des photos de charme. En pleine explosion disco, elle danse et chante pour le prince français du genre, le fameux Patrick "Born to be alive" Hernandez. Soutenue par plusieurs DJs new-yorkais, elle enregistre son premier morceau, "Everybody", en 1982, suivi d'un album et assure même la première partie du groupe post-punk et funky A Certain Ratio. Le single suivant, "Holiday", devient un immense tube international. Avec l'album et le single "Like A Virgin" produit par Nile Rodgers de Chic en 1984, Madonna devient une superstar à part entière. L'irrésistible "Into The Groove" qui figure sur la bande originale du film "Recherche Susan Désespérément" est un nouveau succès. "Like A Prayer" la consacre définitivement reine des années 80 au grand dam des puritains américains. Aguerrie au métier du disque, elle fonde son propre label, Maverick, signe un contrat de distribution faramineux avec Warner, qui lui permet de produire des artistes qu'elle affectionne personnellement comme Me'Shell NdegéOcello, The Deftones et Alanis Morissette. Le succès commercial installé ne suffit pas à la madonne qui cumule un désir de reconnaissance artistique avec une curiosité naturelle pour les nouveaux courants musicaux. Ainsi elle s'oriente vers la scène des dj's anglais et s'entoure de Nellee Hooper de Massive Attack et Björk qui réalisent en 1994 L'album "Bedtime Stories", une préfiguration du R'n'b contemporain. Elle collabore ensuite avec l'ex Torch Song William Orbit (producteur du "Pop Satori" d'Etienne Daho) sur "Ray of Light" en 1997. Trois ans plus tard, le son électronique de "Music" rencontre un succès phénoménal. C'est l'oeuvre d'un certain Mirwais, tête pensante de Taxi Girl (Daniel Darc) qui s'embarque à nouveau dans la co-production de l'album suivant "American Life" en compagnie de Jacques Lu Cont de Zoot Woman et Les Rythmes Digitales, un échec commercial dû à la censure des medias américains, en effet la madonne s'en prenait à l'intervention en Irak via une imagerie paramilitaire cynique. On la croyait échaudée, la voici de retour en 2005 avec une bombe à destination des pistes de danse. "Confessions on the dancefloor" renoue avec la formule disco pop qui avait construit ses premiers succès en club. Après une tournée gigantesque, Madonna, toujours en quête de fraîcheur lorgne du côté du hip hop et des producteurs r'n'b en vogue. Son "Hard Candy" 2008 a été réalisé par une équipe constituée deTimbaland, Justin Timberlake et Pharell Williams des Neptunes.