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Interview
samedi 07 octobre 2017 15:00

Lara Fabian en interview : "J'aimerais bien travailler avec Sia"

Apaisée, avec l'envie de parler du monde qui nous entoure, Lara Fabian est de retour avec un nouvel album en anglais, "Camouflage". Pour Pure Charts, la chanteuse se confie sur ses ambitions et ses goûts musicaux, dévoile la chanson de son répertoire qu'elle préfère, et laisse la porte ouverte à un retour aux Enfoirés.
Crédits photo : Filip Van Roe
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Pourquoi avoir eu envie d'enregistrer un nouvel album en anglais, "Camouflage", plutôt qu'un en français ?
Parce que c'était le moment. J'ai toujours fait ça dans ma carrière. Les premières chansons que j'ai commencé à interpréter quand j'étais môme, c'était ça. J'ai fait un premier album en anglais en 1999, puis en 2003 et en 2009. Ma carrière a toujours été jalonnée de chansons en anglais, de musiques de films aussi. C'était assez naturel, je ne me suis pas vraiment posé la question. C'était maintenant, je me suis dit que c'était juste et qu'il fallait le faire.

Ça change quelque chose dans le processus créatif de faire un album en anglais ?
Non, en fait, ce qui change ce sont les gens avec qui vous travaillez. Ce n'est pas la langue qui détermine la façon de travailler. Un album en français peut être très différent en fonction de l'équipe avec qui vous travaillez. Là je l'ai fait avec Moh Denebi et Sharon Vaughn, respectivement suédois et américain. Je l'ai fait entre Bruxelles, Stockholm et Los Angeles. Au niveau de l'écriture, le processus est le même. On part d'une page blanche, on s'inspire en fonction des thèmes qu'on veut aborder. Et puis on écrit la musique après.

« D'une culture à l'autre, on s'adapte »
Est-ce que la Lara Fabian qui chante en anglais est la même que celle qui chante en français ?
Oui, bien sûr, c'est la même qui celle chante en anglais, en italien, en espagnol, en russe, en turc... (Rires)

Mais il y a des personnalités particulières qu'on met en avant en fonction des pays... En France, c'est peut-être une facette plus romantique qu'on connait de vous...
Vous avez raison de nuancer que d'une culture à l'autre, on s'adapte un peu aux couleurs. Quand on fait une carrière internationale et qu'on chante en plusieurs langues, on a un peu le devoir de se "caméléoniser". C'est complètement dans ma nature. Je viens de plusieurs origines concrètes, je parle plusieurs langues depuis que je suis petite, j'ai toujours écouté toutes les musiques que mes diverses cultures de ma famille me proposaient. C'est naturel pour moi d'être une seule et même chose tout en chantant en plusieurs langues.

« On est bousculé par une foule de choses terribles »
Vous êtes très populaire en France, est-ce que avez ressenti une pression particulière à l’idée de revenir avec un disque en anglais ?
Je ne fonctionne pas par crainte ou par peur. Je fonctionne par stimulation et par enthousiasme. Je ne me dis pas : "Oh mon Dieu, peut-être que les gens ne vont pas m'aimer parce que je chante en anglais". Je ne crois pas que c'est la langue qui peut provoquer un manque d'intérêt pour un artiste. C'est la musique qu'il fait. J'aurai toujours beaucoup de joie à revenir en français auprès de mes fans francophones, c'est ma langue. Mais ceux qui m'aiment savent que je suis une sorte d'animal polymorphe qui a toujours écrit et chanté en plusieurs langues, et ça ne pose pas de problème en général.

On l'a dit, l'album s'appelle "Camouflage". Est-ce qu'on se cache un peu plus en anglais qu'en français quand on écrit?
Mon précédent album était très autobiographique, c'est vrai. J'aurais pu choisir de faire pareil en anglais mais ce n'est pas le choix que j'ai fait. Sur celui-là, je suis plus une observatrice, une narratrice de ce que l'humanité traverse aujourd'hui. A quel point on est secoué, bousculé par une foule de choses terribles. Je me place plus comme un regard où je propose ma vision des choses.

On vous sent plus apaisée dans les textes, même vocalement… Ça s'entend sur vos premiers singles "Growing Wings" et "Choose What You Love Most (Let It Kill You)". Vous êtes d'accord avec ça ?
Oui, totalement, vous avez raison. C'est un peu le processus normal d'une vie. Il y a une étape du voyage où on s'apaise, où quelque chose en nous se pose.

Regardez "Growing Wings", le nouveau clip de Lara Fabian :



Dans "Communify", vous chantez "Build a bridge, we have to try". C'est en écho au mur de Donald Trump ?
(Rires) C'est drôle, je n'y avais pas pensé... Non, c'est en écho à ce qu'exprime la communication non-violente qui permet de relier les êtres. La métaphore du pont est ce qui nous permet d'unifier les choses, de créer une communication qui nous permet d'être enfin entendu et d'entendre. Se relier les uns aux autres. C'est plus en ce sens-là...

« J'ai écouté "Despacito" tout l'été »
On sent que vous avez eu envie de faire un disque élégant, moderne mais sans tomber dans le piège des sonorités actuelles… L'équilibre a été facile à trouver ?
C'est un équilibre évident. Moh Denebi vient de ce mélange. C'est un génie musical au sens classique du terme, il a un bagage classique, il joue de la guitare, du piano... Son grand amour c'est la musique électro, contemporaine. Pour moi c'est pareil. La musique que j'écoute aujourd'hui, c'est de la musique de mon époque. On a tous les deux eu la volonté de créer un mélange harmonieux et hybride. La volonté c'était de ne pas se déguiser, de bien coller à mon époque sans dénaturer mes racines.

Qu'est-ce que vous écoutez au quotidien ?
J'écoute beaucoup de choses. J'écoute énormément de Pink, Florence and the Machine, beaucoup d'Ed Sheeran, mais pas forcément les tubes. Adele aussi ! Evidemment, je n'y ai pas coupé, comme tout le monde je me suis fait "Despacito" en boucle tout l'été ! (Rires) Zara Larsson aussi que j'ai écouté avec ma petite fille, je l'ai trouvée très chouette. Et j'écoute aussi beaucoup de musique classique.

En quoi "Camouflage" est différent de vos précédents albums en anglais ?
Je ne sais pas, comme les précédents, il colle bien à son époque. Il est bien de son temps. Il mélange le côté organique, acoustique et le côté électro, en respectant le vieux code d'écrire une chanson qu'on peut malgré tout chanter juste avec une guitare ou un piano.

« Sia écrit magnifiquement bien »
En studio, vous vous dites : "Il me faut des tubes" ?
Ce n'est pas bénéfique de réfléchir en ces termes parce que ça bride terriblement la créativité. Si vous commencez à réfléchir à écrire un truc qui va marcher, vous allez forcément écrire un truc qui ne marchera pas du tout. (Rires) C'est la règle ! C'est con mais c'est comme ça. On a voulu faire des chansons qu'on aimerait, nous, réécouter. C'était le premier critère.

S'imposer sur le marché américain, c’est toujours un objectif pour vous ?
Mon objectif ça reste quelque chose de moins concret. Mon objectif c'est rester, durer. Que ce soit sur l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, les pays de l'Est, la France, peut-être les Etats-Unis ou l'Amérique du Sud, comme le Brésil où j'ai une magnifique carrière... Mon focus c'est durer, avoir de la joie sur scène, quelque soit la scène, et espérer unifier un maximum de gens au travers de ma musique. Sans connotation, sans nationalité spécifique.

J'ai pensé parfois au côté aérien de Sia en écoutant votre album. Vous aimeriez travailler avec elle ?
Merci beaucoup pour le compliment. J'aime beaucoup cette femme, je trouve qu'elle écrit magnifiquement bien. Ce serait chouette de faire des sessions d'écriture avec elle. Qui sait ?

Regardez le clip "Choose What You Love Most (Let It Kill You)" de Lara Fabian :



Vous chantez "Nobody's perfect" sur "Perfect". Quel est votre grand défaut ?
L'impulsivité. Mais c'est génétique, ça ne va pas se régler ! (Rires)

Vous avez dit récemment dans une interview : "Je chanterai toujours, j’écrirai toujours mais je vais arrêter de faire la toupie autour du monde. Je vais me poser quelque part et je vais transmettre". Vous pensez déjà au jour où vous mettrez un terme à votre carrière ?
Non mais ce que je voulais dire c'est qu'à un moment donné, forcément ça doit se calmer. A un moment donné, on a envie de cultiver sa famille, son enfant. Etre toujours dans les valises, parfois c'est un peu déconcertant. Je n'arrêterai pas de voyager du jour au lendemain, ça va se faire progressivement. Mais à un moment, je vais décider de ne partir que 40 ou 50 jours par an, à peu près.

« Ma chanson préférée ? "Pas sans toi" »
26 ans après la sortie de votre premier album, qu'est-ce que vous vous dites sur le chemin parcouru ?
Je me dis quel beau voyage, et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? (Rires)

Si vous pouviez changer quelque chose, ce serait quoi ?
Rien ! Car chaque élément fait ce que je suis aujourd'hui. Si je changeais un seul élément, même une seule chose sur laquelle après coup je m'étais rendue compte que je n'aurais pas dû la faire, ça modifierait tout le reste... Il y a une magnifique chanson de Streisand qui dit "I wouldn't change one thing on my way to me" et je le pense aussi.

Votre chanson préférée de votre répertoire ?
En français, ce serait "Pas sans toi"... "Immortelle" aussi. Et en anglais, "Broken Vow".

Et il y en a une que vous n'aimez plus trop chanter ou dont vous vous êtes lassée ?
Non... En principe, je chante vraiment tout avec plaisir. Je déplore parfois qu'on ne chante pas les chansons qui ont fait un album, on chante surtout les hits. Un show c'est maximum 2 heures, donc parfois on doit faire des choix qui excluent des chansons magnifiques d'albums mais qui ne sont pas sorties en singles. C'est peut-être la seule chose. Un jour, je ferai peut-être un concert avec les chansons que j'aime tellement mais qui ne sont pas des hits.

« J'aimerais bien revenir dans les Enfoirés »
Vous avez comme projet de monter une école de chant, avec la transmission comme motivation. Vous allez commencer à le faire déjà dans "La Voix" au Québec. Et en France alors ?
La première fois qu'on m'a demandé, c'était pour la première édition, et j'avais une tournée de 80 dates, je ne pouvais rien faire. Cette fois-ci, on m'a demandé et ça fonctionnait avec mes dates. Ça a toujours été une question de planning. Mais si ça avait été la France, j'aurais dit oui aussi !

Vous auriez pu participer à ce genre de télé-crochet quand vous débutiez ?
Bien sûr ! Avec plaisir, si ça avait existé. C'est une vitrine extraordinaire. Après il faut prendre tout ça avec un grain de sel et se souvenir de pourquoi on fait les choses.

Quelle coach allez-vous être ?
Comme je suis. Honnête, généreuse et très empathique car c'est ma nature. Je ferai tout pour être aussi bienveillante que possible tout en étant juste.

Votre dernière participation aux Enfoirés remonte à 2005. Vous avez envie de revenir ?
Je serais ravie de refaire ça. J'aimerais bien. Tout est possible !

Julien GONCALVES
Pour en savoir plus, visitez larafabian.com et sa page Facebook officielle.
Ecoutez et/ou téléchargez le nouvel album de Lara Fabian sur Pure Charts.
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