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Interview
jeudi 20 mars 2014 10:09

Kyo en interview : "On espère vendre assez pour continuer"

Après dix ans d'absence dans les bacs, Kyo est de retour ! En exclusivité, Pure Charts a rencontré Benoît, Florian et Fabien, sans Nicolas, pour évoquer leur comeback avec "L'équilibre", leur vision de la "Kyomania", leurs craintes et leurs envies, sans oublier l'état du rock et leurs projets... Un groupe serein, bien dans ses baskets.
Crédits photo : DR
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

L'album "L'équilibre" sort dix ans après le dernier, "300 Lésions". Pourquoi un retour si tardif ?
Benoît : Effectivement, ça peut paraître assez bizarre parce qu'à l'époque, on avait dit que ce serait un break assez court. Mais on avait envie de faire ce break pour développer d'autres projets, travailler avec d'autres gens. On avait l'impression d'avoir un peu fait le tour à l'époque. On n'avait pas l'envie, ni la matière, d'enchaîner sur un autre disque. En fait, chaque projet a pris beaucoup plus de temps que prévu, et on s'est retrouvé, on a parlé de faire un nouvel album, et on a eu, tous les quatre, envie de repartir avec Kyo.

Mais on est venu vous chercher ou c'est vous qui avez fait la démarche de revenir ?
Florian : On se voit assez souvent, donc c'est vrai que la question planait un peu tout le temps : « Quand est-ce qu'on se décide à le refaire ? ».

Benoît : On savait qu'on le referait, mais on ne savait pas quand.

Florian : Suivant les planning de chacun, les projets... Quand tu lances l'écriture d'un disque, l'enregistrement, la tournée, ça prend vite deux ou trois ans. Donc là, il y a eu le groupe Empyr, l'écriture pour d'autres, la musique d'un film... Ca prend beaucoup de temps. Ca fait quand même un moment qu'on travaille sur "L'équilibre", ça fait deux ans et demi les premières maquettes. Au bout de six mois, on s'est dit « Ouais, on va en studio ! », et puis finalement on a attendu un peu, on en a refait d'autres, pour être sûrs. On n'était pas pressé par le temps, ça faisait déjà tellement longtemps. Un an de plus ou un an de temps, finalement... On n'était plus à ça près. (Rires)

Fabien : On a fait beaucoup de titres. Une soixantaine.

Benoît : Pour en garder seize.

« On n'était plus sûr d'avoir la flamme »
A l'époque, ça a été compliqué de gérer le succès, les millions de ventes... ? A un moment, c'était trop ?
Florian : Oui, il y a des aspects qui sont un peu chiants...

Benoît : Le trop, c'est surtout le rythme. Plus l'album marche, plus les salles se remplissent, plus elles se remplissent, plus la tournée continue... Après la tournée du "Chemin", on a enregistré "300 Lésions" assez rapidement, puis on a enchaîné une nouvelle tournée. Ça nous a pris beaucoup d'énergie.

Florian : Et il y a beaucoup de promo qui se mêle à ça, ce qui est toujours bon signe, mais du coup tu acceptes tout, parce que tu es content. Mais ça fait cinq interviews avant le concert, trois après... Et puis, on était assez jeunes, on avait envie de profiter du temps libre pour faire d'autres trucs, ce qui est assez naturel. Mais oui, ça a été un peu long.

Donc jamais il n'y a eu de séparation, vous saviez que vous alliez revenir...
Florian : Oui oui. Enfin, après, on n'est jamais sûr de rien. Mais l'idée, c'était aussi de préserver ce truc-là. Quand tu rinces le truc, c'est peut-être plus dangereux que d'arrêter quand tu es content, mais que tu n'es pas sûr d'avoir encore la flamme. Donc c'était pour nous préserver et revenir dans les conditions les meilleures possible.

« On sait que c'est dur de vendre des disques »
Vous revenez alors que vous étiez partis sur une note positive : les salles étaient pleines, deux millions d'albums vendus, de multiples récompenses... C'est un risque. Vous n'avez pas la crainte que les gens se disent "Kyo, c'était mieux avant" ?
Benoît : Moi, je me pose la question inverse. Est-ce que ça n'aurait pas été un risque de continuer plus encore ? Quelque part, est-ce que ce n'est pas mieux d'arrêter au moment où ça marche très très bien, pour revenir ? Plutôt d'essayer de garder à tout prix... Le nombre d'artistes qui vendaient des centaines de milliers d'albums et qui ont fini par décliner... Il y en a énormément. Nous, on revient un peu plus sereins. Même par rapport au business de la musique. On sait que c'est dur de vendre des disques, de remplir les salles. On prend beaucoup plus conscience du plaisir de faire le métier qu'on aime faire.

Et ça vous ne fait pas trop peur de revenir alors que le marché du disque n'est pas en très bonne santé ?
Florian : En fait, on n'a pas vraiment le choix. C'est notre métier. Le risque de revenir... Nous, on sait ce qu'on fait. On sort le disque quand on pense qu'il est bon.

Benoît : L'important, c'est de ne pas avoir de regrets. C'est pour ça qu'on s'est pris la tête sur les moindres détails, sur les mixs, les pochettes, les clips... On doit être assez chiants à vivre. (Rires) On est très impliqués parce que ça nous passionne. Donc on a le sentiment, à ce moment-là de notre vie, qu'on a donné le maximum de ce qu'on pouvait faire. Si tu as un sentiment d'inachevé et que ton disque se plante, tu te dis « Si on avait fait ça », là on ne pourra pas se dire ça. Après, évidemment tu as toujours une appréhension, tu te poses des questions : « Est-ce que ça va parler aux gens ? Est-ce que les anciens fans vont s'y retrouver ? Est-ce que des personnes vont découvrir Kyo ? ». C'est le cas d'ailleurs, il y a des jeunes qui pensent que "Le Graal" c'est le premier morceau de Kyo, et sur YouTube, ils vont s'apercevoir qu'il y a plein de clips. Ils vont se dire « Dis donc, ils sont là depuis longtemps. Ils sont vieux ces machins ! ». (Rires)

« En 10 ans, le public est passé à autre chose »
Justement, vous êtes partis longtemps, et aujourd'hui, le public peut vite remplacer les artistes qu'il a pourtant adorés. Vous ne vous êtes pas dit que le public était peut-être passé à autre chose ?
Benoît : En dix ans, bien sûr que si. Ils n'ont pas écouté "Le chemin" et "300 Lésions" pendant dix ans. En tout cas, on voit, par rapport aux deux titres qu'on a livrés, qu'il y a pas mal de commentaires de nostalgie. Ca leur rappelle des bons moments. Ils ont 25-30 ans aujourd'hui, et Kyo, c'était le groupe de leur adolescence. Ils sont contents de nous retrouver.

Découvrez "L'équilibre", clip de Kyo :



L'album s'appelle "L'équilibre". Est-ce que l'équilibre, c'est aussi celui de trouver un juste milieu entre le son de Kyo, son ADN, que le public connaît bien, et l'envie d'évoluer, sans brusquer les fans ?
Florian : C'est toujours un peu ça... Après, tu ne peux pas vraiment calculer. Tu as toujours un peu ça en tête, tu espères que...

Benoît : Par rapport au style, on ne s'est posé aucune question, ou alors beaucoup de questions. Mais on s'est dit qu'on allait partir dans tous les sens. On se disait qu'il ne fallait pas avoir de retenue par rapport à la direction musicale. Pendant dix ans, on a écouté des trucs hyper différents. Quand j'ai fait une maquette un peu pourrie du "Graal", je me suis dit « Est-ce que les copains vont trouver ça bien ? », car ça sortait vraiment de ce qu'on avait pu faire à l'époque. "Le chemin", "Dernière danse" ou "Je saigne encore" qui étaient, un peu plus traditionnellement, des ballades un peu sombres. Là, c'est beaucoup plus dansant. On s'est dit qu'il fallait se lâcher, quitte à faire des trucs pourris, à être ridicules parfois. Au final, quand tu regardes le disque, tu te dis qu'il y a quand même un naturel qui revient.

Comme sur le titre "L'équilibre"...
Benoît : Oui, il rappelle aux gens le Kyo d'avant, un peu à la "Je saigne encore", mais on ne s'est pas dit qu'on allait le faire pour les fans de l'époque. C'était une prod de Fab, j'ai écrit un texte très vite dessus car ça m'a vachement inspiré. Et donc quand tu fais la tracklist finale, tu te dis que celle-là, elle procure une émotion particulière, donc tu la mets.

« Quand j'ai vu Beyoncé sortir ses 17 clips, j'étais jaloux »
C'est pour cette raison que vous avez sorti deux titres en même temps ? Pour que ceux qui ont pu être déroutés par "Le Graal" se raccrochent à la deuxième "L'équilibre", qui sonne plus comme du Kyo d'avant ?
Fabien : Oui, mais c'était aussi pour montrer un peu l'éventail de l'album. Ils sont assez représentatifs des styles qu'il y a sur le disque.

Florian : C'est peut-être l'un des avantages d'internet aujourd'hui, tu peux donner un peu plus de richesse. Tu n'es pas que sur un seul single, tu ne parles pas que d'une chanson, alors que tu en as fait seize. Alors, oui, ça pouvait être risqué de sortir deux titres en même temps, ça aurait pu brouiller les pistes... Mais là, c'était intéressant d'en profiter. On est très fiers de l'ensemble, et en montrant les deux, on est plus sereins sur le jugement que peuvent avoir les gens.

Benoît : A la rigueur, si ça ne tenait qu'à nous, on aurait balancé plus de choses, mais on n'a pas les moyens des Américains. Quand j'ai vu Beyoncé sortir ses 17 clips, j'étais jaloux, c'est vraiment ce que j'avais envie de faire. Même Lana Del Rey, je crois qu'elle avait cinq singles sur le net avant de sortir son disque. Ca ne se faisait pas du tout avant, je trouve ça hyper cool. Tu dis aux gens : « Voilà, il y a toutes ces chansons-là, si ça vous plait, vous achetez le disque ». Là, c'était un peu un truc comme ça...

Florian : Là, c'est la version française... (Rires)

Benoît : Avec que deux clips ! (Rires) Mais c'est déjà vachement bien. Deux clips, ça coûte un peu de sous. C'est aussi l'avantage d'être en major. Des idées on en a plein, mais pour les réaliser, il faut un label qui te suit. Et on a cette chance.

Crédits photo : DR
Et comment ça se passe avec la maison de disques sur le choix des singles ? Vous avez déjà choisi les prochains, peut-être ?
Benoît : On est en plein dedans ! (Rires)

Fabien : Ce n'est pas décidé, mais on se demande...

« On aimerait faire un duo sur "Nuits blanches" avec un artiste international »
Quand on écoute "Nuits blanches", on se dit que c'est un single évident...
Benoît : Ca fait partie des titres sur lesquels on hésite... Il y a "Poupées Russes", "Nuits blanches", "Enfant du solstice" et "XY".

Florian : Mais ce sera peut-être plutôt "L'équilibre", le prochain single radio. Ca dépend des médias, s'ils décident de switcher sur ça ou un troisième. Pour le choix des singles, il y a toujours une petite liste qui se retrouve devant, et après il y a des discussions. On est assez ouvert aux propositions. Si tous nos partenaires pensent que c'est un autre titre, on peut se remettre en question. Si vraiment on est sûrs de nous, on va insister et avoir le dernier mot. Mais on aime être dans le dialogue. Ca n'a jamais été vraiment un problème.

Benoît : On aimerait bien faire un featuring sur "Nuits blanches", peut-être avec un artiste international.

Florian : On lance un appel ! (Rires)

Vous aimeriez enregistrer ça avec qui ?
Benoît : On ne sait pas... Comme 90% des morceaux, c'était en yaourt, et le passage en français, c'est toujours un exercice qui demande pas mal de boulot. Et particulièrement "Nuits blanches", qui s'appelait "Losing You", et qui marchait super bien avec le refrain en anglais. On se dit que ce serait cool de le faire.

Pourquoi ne pas avoir enregistré un ou plusieurs titres en anglais pour l'album, si ça sonnait si bien ?
Benoît : Je ne sais pas, on ne s'est pas vraiment posé la question. Ca m'avait tellement manqué d'écrire en français... C'est une idée dans nos têtes.

Et si vous aviez le choix, vous aimeriez l'enregistrer avec qui ?
Florian : Fiona Apple, Ellie Goulding...

Fabien : Beyoncé ! (Rires)

Benoît : J'aime bien la chanteuse de CHVRCHES (Lauren Mayberry, ndlr). J'adore ce groupe, et elle a une super voix. C'est une idée qui trotte...

En tout cas, Kyo s'est arrêté alors que le rock se portait plutôt bien. Aujourd'hui, dix ans plus tard, la dance est partout, et le rock a un peu disparu. Est-ce que vous ça vous met une pression particulière ?
Benoît : Tu peux le voir comme ça... Dans la musique, il y a beaucoup de cycles. On se dit que justement, ce n'est pas un mauvais moment. Ce sont juste des intuitions. La dance a pris le pouvoir, mais il n'est pas impossible que les gens aient envie d'autre chose...

« On écoute moins de rock dur qu'à l'époque »
D'ailleurs, l'album est moins rock que le précédent. Les grosses guitares sont plus en retrait, sauf sur "Récidiviste". Vous avez dû vous adapter pour ne pas être en décalage avec ce qui est diffusé actuellement ?
Florian : Il y a des titres comme "White Trash" et "Poupées Russes" qui sont un peu lourds...

Mais on est loin de "Contact" par exemple...
Florian : Oui, il y a moins un aspect néo-métal comme il y avait un peu dans "300 Lésions". C'est un peu volontaire, oui. On a réécouté des trucs, on a redécouvert des choses un peu différentes, comme les années 80. Nous, on était jeunes, ça ne nous touchait pas. Les années 80, pour nous, c'était Satan ! (Rires)

Benoît : On a commencé avec les Guns and Roses, Nirvana, Pearl Jam... C'est vrai que Depeche Mode ou The Cure, c'était juste avant, et nous, ça ne nous intéressait pas du tout. On ne comprenait pas. Et on a redécouvert à quel point ce sont des groupes magistraux. Mais ce n'est pas vraiment réfléchit, mais on n'écoute plus les mêmes choses qu'avant. Moi, j'écoute beaucoup de musiques de films, du hip-hop, Flo, il écoute des trucs folk-rock, Fab et Nico, ils écoutent des trucs différents. On écoute moins de rock dur qu'à l'époque.

En parlant de tendances, d'évolution musicale, "Le Graal", comme d'autres titres ("Nuits Blanches", "Enfant du solstice" ou "XY"), sont plus pop, il y a même des synthés. On a pu évoquer un son à la BB Brunes ou Indochine, version 80's. Vous en aviez conscience en studio ?
Benoît : Pas vraiment. On a mis des couleurs de synthés qui sont très marquées et typiques des années 80. Mais il y avait déjà cet aspect sur "Le chemin", mais c'était plus transparent. C'est un style qui est beaucoup revenu donc les gens ont pris l'habitude de les pointer. Après, à la base BB Brunes, c'était du rock des sixties...

Découvrez "Le Graal", le clip de Kyo :



Comment vous accueillez les comparaisons ?
Benoît : On est assez admiratifs de BB Brunes. Ils ont fait une belle reconversion. Ils sont partis de bébé rockeurs, et ça ne nous touchait pas trop. Mais ils étaient les meilleurs. Maintenant, ils font de la variété française, avec une écriture qui est vraiment pas mal. Adrien est assez doué. Après, il y a plein de gens qui détestent BB Brunes. Il y a des commentaires de fans de Kyo qui disent « Ne comparez pas ça à BB Brunes, putain ! Vous êtes complètement malades ! ». Comme quoi, tu es toujours le con d'un autre. (Rires)

Florian : C'est marrant, avant, il n'y avait pas un groupe français qui sortait un disque pop-rock, sans qu'on dise que ça ressemble à Kyo. Et maintenant qu'on revient, on nous fait des comparaisons (Rires)

Benoît : Oui, mais je trouve ça normal. Comme le titre est différent de ce qu'on faisait à l'époque, les gens se posent des questions...

« J'essaie actuellement de faire un morceau pour Birdy (Benoît) »
Pour cet album, est-ce que ça a été compliqué de se réinventer, de reprendre du service ?
Benoît : Non, car justement on avait retrouvé cette énergie et cette envie, qui nous avaient fait défaut, il y a dix ans. Au contraire, c'était hyper excitant.

Florian : La difficulté, c'était peut-être de rassembler toutes ces idées de sons, de dessiner une direction cohérente.

Vous avez travaillé avec Mark Plati (The Cure, Robbie Williams, Alain Bashung...). Comment ça s'est fait ?
Benoît : C'est notre éditeur, qui nous a soutenu depuis le début, qui avait cette idée-là. On l'a rencontré en face du Nouveau Casino, car il faisait le son live de As Animals. On a dîné avec lui, il a écouté des maquettes, il a kiffé et, vu le CV, on était hyper contents. Je ne m'attendais à ce qu'il soit aussi investi. Il prend même des nouvelles en ce moment pour savoir comme ça se passe.

Florian : Il a beaucoup donné. Il y a des titres qui ont eu douze versions de mixs. (Rires) Il a tenté toutes nos idées, toutes nos envies.

Fabien : Il a aussi joué de la basse sur une partie de l'album. Notre bassiste historique joue le reste, mais il n'était pas disponible tout le temps. Ca donne différentes couleurs. Il a joué un peu de piano aussi...

« Travailler avec One Direction ? Au premier abord, ce serait non »
Benoît notamment, tu as écrit et composé pour beaucoup d'artistes (Johnny Hallyday, Emma Daumas, Amel Bent, Jenifer, Le Roi Soleil...). Tu as d'autres projets de ce type ?
Benoît : J'essaie actuellement de faire un morceau pour Birdy. Je pense que ça a bien marché pour elle. (Rires) Je pense qu'il va y avoir une longue liste d'attente, mais je vais tenter ma chance.

D'ailleurs, le boys band One Direction va travailler avec le groupe rock Kodaline sur son prochain album pour gagner en maturité. S'ils venaient vous chercher, vous diriez oui ?
Florian : Au premier abord, pas forcément, mais après...

Benoît : Personnellement, je dissocie vachement mon nom de celui de Kyo. Avec Kyo, on a une ligne directrice, et on ne veut pas forcément la mélanger à d'autres choses. Après, en tant qu'entité individuelle, je trouve de l'intérêt dans tout type de musique. Je ne connais pas bien One Direction, mais je vois à peu près ce que c'est. Je peux être fasciné par le fait... Pourquoi cette chanson, que tu as l'impression d'avoir entendu 450.000 fois, elle cartonne et pas une autre ?. Il doit y avoir un savoir-faire, une magie qu'on ne s'explique pas. C'est intéressant.

« On a pensé faire un duo avec Stromae »
D'ailleurs, Stromae et Indila sont les artistes phares du moment. Vous aimeriez écrire ou composer pour eux ?
Benoît : Tu veux parler de Jacques Brel et Edith Piaf ? (Rires) Ce sont des artistes qu'on respecte. Indila, je connais très peu, à part le single, dont le titre me rappelle fortement quelque chose ! (Sourire) Je trouve ça hyper intéressant, le clip est beau, je comprends que ça plaise, mais c'est peut-être un peu moins notre sensibilité. Stromae, c'est le rêve de tout artiste d'avoir une identité si forte. Il n'y a aucun autre artiste qui lui ressemble. Il a l'air assez fou. Tout le monde aime, les gosses et les seniors. Je n'écoute pas mais j'ai une profonde admiration.

Florian : On avait pensé à un moment de tenter un duo avec Stromae...

Benoît : On a toujours plein d'idées de featurings mais, à chaque fois, ça ne se fait pas, on est à fond dans notre album, et on en oublie l'extérieur. Et je crois que, artistiquement, c'est mieux de concevoir une chanson comme un featuring dès le départ, d'avoir envie de travailler avec un artiste en particulier, et de faire la chanson avec lui. Plutôt qu'il vienne poser après coup. Je trouve ça un peu plus factice.

Mais visiblement, vous allez le faire avec "Nuits blanches"...
Benoît : (Rires) Oui, parce qu'on avait envie de le faire dès le départ, et qu'on l'a pas fait. Pour le moment !

Florian : Je crois qu'en duo, il pourrait traverser les frontières.

Vous rêvez d'une carrière internationale ?
Florian : Non, pas du tout ! (Rires)

Fabien : Oui, comme on a écouté pas mal de groupes anglo-saxons... Se faire un petit concert à Londres ou ailleurs, ça fait un peu rêver.

Benoît : Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit pas mal d'artistes français qui chantent en anglais, qui marchent pas mal, et qui se disent « On va s'exporter. On chante en anglais - et on l'a fait pour ça d'ailleurs », et qui ne s'exportent pas du tout. Et ceux qui s'exportent, ça va être Zaz ou Stromae. Je me dis que l'opération pour s'exporter, ce n'est peut-être pas celle qu'on imagine ! Mais, avoir sa musique écoutée par le plus grand nombre, ce serait génial.

Vous parliez du "Chemin" tout à l'heure, vous avez des nouvelles de Sita ?
Florian : Pas vraiment, ça fait un moment qu'on n'a pas de nouvelles. (Rires) Je crois que ça va. (Rires)

Benoît : Tu ne sais pas ! Pourquoi tu dis ça ? (Rires)

Florian : Non, mais elle était une sorte de jurée dans "The Voice" là-bas, elle a fait une comédie musicale. Elle est assez connue, respectée.

Fabien : En tout cas, on en garde un bon souvenir !

Souvenez-vous du tube "Le chemin" de Kyo et Sita :



Aujourd'hui, avec du recul, qu'est-ce qu'il reste de Kyo, époque premier album, sorti en 2000, avant le succès ?
Benoît : Ce n'est pas celui que j'écoute le plus. Disons que... Comme 90% des gens, j'ai toujours l'impression que "Le chemin", c'est le premier. Et que celui d'avant, c'était le baptême. Notre identité, on l'a trouvée sur "Le chemin". Ce qu'il reste... On joue "C'est ma faute" sur scène, c'est une chanson que les fans aiment beaucoup.

Dans "Poupées Russes", vous chantez "J'ai l'impression d'être là où il faut être". Finalement, ça vous définit bien aujourd'hui ?
Benoît : J'ai l'impression. En plus, les retours qu'on a ne sont pas mauvais. Quand l'album sortira, on sera fixés si c'était le bon moment ou pas. (Rires)

« Nos ambitions en termes de ventes ne sont pas énormes »
Les deux précédents albums ont été des succès, "Le chemin" a même franchi le million... Vous appréhendez les chiffres de vente du nouvel album ?
Florian : C'est vrai que le marché n'est pas le même que pour "300 Lésions". On avait fait plus de 100.000 en première semaine...

Benoît : Autant dire qu'on ne va pas faire ça avec "L'équilibre". (Rires) On ne va pas viser ça. On s'est tenu au courant de l'état du marché, donc nos ambitions en termes de ventes ne sont pas énormes. Après, il y a encore des artistes qui arrivent à péter des scores complètement improbables, alors parfois on se dit « Pourquoi pas nous ? ». Et puis après, on se raisonne. Mais on n'en a aucune idée, en fait.

Florian : Le truc, c'est qu'il faut que ce soit quand même assez pour garder un peu d'intérêt, notamment auprès des médias, et pour pouvoir continuer à faire des choses, une belle tournée, un prochain album...

Benoît : Oui, c'est vendre assez pour continuer à faire le seul truc qu'on sait faire : écrire des chansons. (Rires)



Découvrez 3 raisons d'aimer le nouvel album de Kyo.


Julien GONCALVES
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