Trois petits gars de Berkley soutiennent la thèse qu'il n'y a pas plus énergique que le punk seventies pour exprimer son rejet de la société. Ce postulat semble toujours valable près de 20 ans après l'explosion des Sex Pistols et de The Clash, lorsque Billie Joe Armstrong (chanteur, guitariste), Mike Dirnt (bassiste) et Al Sobrante (batteur remplacé ensuite par Tre Cool), publient leur premier opus en 1989, un EP intitulé "1000 hours". Un succès conséquent au sein du milieu alternative hard core californien qui encourage la formation dans la réalisation d'un premier véritable album "1,039/Smoothed Out Slappy Hour". La réussite commercial de "Kerplunk" le second album sur un label indépendant, attise la curiosité des majors companies, sans doute excitées à l'idée de dénicher un futur Nirvana. En 1994 sort "Dookie", une déflagration sonore largement entretenue par le robinet à clips MTV. Avec plus de 8 millions d'exemplaires d'albums vendus aux Etats-Unis, Green Day à l'instar de Pearl Jam popularise le metal punk, remet au goût du jour quelques vieilleries garage rock (The Ramones) et conçoit, sans le savoir, la bande sonore idéale prisée par les jeunes gens adeptes de sports extrêmes. S'ensuit un parcours en dents de scie néanmoins ponctué de quelques éclairs de succès, comme le confirme l'accueil en 2004 chaleureux du dernier "American Idiot". Un adage à retenir à propos de la philosophie green daysienne : punk à lunettes égale punk à grosses roulettes.