Crédits photo : Abaca
Calogero fait une pause bien méritée. Le chanteur travaille actuellement sur son sixième album, revigoré par l'accueil triomphal réservé à son dernier projet "Les feux d'artifice". Propulsé en tête des ventes grâce à "Un jour au mauvais endroit" et "Le portrait", le disque a séduit plus de 700.000 Français. « Chaque album est différent, il ne faut jamais que ça se ressemble, mais après j'ai mon style. Avoir du style, je pense que c'est le plus important. Et je crois que j'ai mon style » a-t-il indiqué, assurant qu'il proposerait de « nouvelles collaborations ». Une bonne nouvelle mais c'est une ancienne chanson qui le rattrape aujourd'hui.
"Ils croyaient qu'on allait lâcher prise"
Attaqué en justice par Laurent Feriol pour avoir plagié "Les chansons d'artistes", déposé à la Sacem en mars 2002, afin de créer sa magnifique ballade "Si seulement je pouvais lui manquer" (2004), Calogero a été condamné en appel l'an dernier à vers 80.000 euros de dommages et intérêts. « Ça a été un combat difficile, avec des milliers d'euros laissés en expertises » avait réagi la victime, tandis que l'interprète de "Avant toi" n'a jamais pris la parole à ce sujet. Afin de contester le verdict, Calogero a déposé un recours devant la Cour de Cassation mais l'artiste vient d'être condamné en troisième et dernière instance, comme le rapporte Sud Ouest.
Pour la justice, « Calogero a partiellement repris les notes » du refrain des "Chansons d'artistes". « Pour moi, c'est évidemment une très grande satisfaction. En face de nous, on avait forte partie. Je pense qu'ils croyaient qu'on allait lâcher prise, parce que, pour eux, l'argent n'est pas un problème » s'est félicité l'ingénieur du son Laurent Feriol. Son avocat, Maître Aran, a également jubilé, fier d'avoir « démontré que la justice n'est pas toujours du côté des puissants ».