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Interview
samedi 30 octobre 2021 12:31

Amel Bent en interview : "Revenir au sommet, je pensais que c'était impossible"

Amel Bent est heureuse. Alors que son album "Vivante" est entré numéro un, la chanteuse vient d'annoncer sa grossesse et son retour dans "The Voice" en 2022. En interview sur Pure Charts, elle revient sur sa renaissance artistique, ses doutes, sa relation avec son père, ses filles ou encore sa prise de parole sur la perte de son enfant pour aider les autres femmes. Entretien à coeur ouvert avec une artiste vivante jusqu'au bout des doigts.
Crédits photo : DR
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Ton nouvel album "Vivante" est entré numéro un des ventes, une première dans ta carrière. Qu'est-ce que tu as ressenti ?
Je ne me suis jamais trop attachée aux chiffres et aux charts... En vrai, ça fait 17 ans que je fais ce que je fais et je n'ai jamais été numéro un. Je me suis prouvée que ce n'était pas synonyme de longévité. Ce n'est pas ça qui fait une carrière. Je m'étais détachée de ça, d'autant que les deux précédents albums n'avaient vraiment pas marché et pourtant j'avais fait de belles tournées. Mais j'avoue que quand l'équipe m'a appelé... En plus, ils m'ont dit que j'étais deuxième au début ! (Rires) Mais, quand ils m'ont dit que j'étais première, j'ai hurlé. Mais je crois que c'est surtout par rapport à tout le travail que toute l'équipe a fourni. Tout a changé quand j'ai signé avec Indifférence Prod. Moi, je m'étais faite à l'idée, parce que c'est ce qu'on m'avait dit. Je fais un raccourci mais en gros c'était : "Tu as 17 ans de carrière, tu fais partie d'une autre génération, tu ne vendras plus d'albums, tu ne feras plus de tubes radio, tu ne streameras pas, tu es juste une marque, tu as marqué le paysage français dont tu fais encore partie, c'est très bien, tu vas avoir une longue carrière mais tout ça tu oublies".

« Etre numéro un, je me disais que c'était impossible »
C'est dur à entendre, non ?
C'est pas comme si on m'avait dit que ma carrière était finie ! Mais on m'a dit d'oublier tout ça, et j'avais fait le deuil de certains aspects de ma carrière. Je me disais que ma carrière serait juste différente qu'au début, que ce serait celle d'une chanteuse installée, que j'aurais mon public, que je ferais des tournées mais que ça continuerait comme ça, sans plus quoi. J'étais à l'aise avec ça... En tout cas, je n'étais pas malheureuse. Chez Indifférence, on m'a dit que ces gens-là s'étaient trompés, qu'ils ne savaient juste pas travailler mon projet. Ils m'ont dit que je pourrais entrer numéro un et streamer. Je me disais que c'était impossible !

Ça a été facile de tout déconstruire ?
Au début non parce que tu te poses toujours la question de ce qui est toi, de ce qui ne l'est pas. Mais finalement, c'est quoi "toi" ? Personne ne va venir te taper sur les doigts parce que tu fais un feat avec telle ou telle personne. Ce sont des pressions qu'on se met à soi-même. Ils y sont allés au marteau-piqueur ! Ils m'ont dit que si je continuais dans cette optique-là, là j'allais me manger un vrai mur. Ils m'ont convaincue de me libérer. Ça a été un travail beaucoup plus psychologique plus que sur la forme. Après, il y a eu "Jusqu'au bout" puis "1,2,3", et les premiers chiffres sont tombés, les premiers records. Quand j'ai vu que j'étais en haut des streams, que j'avais un titre que les gamins chantent et que les parents écoutent, qui était le plus diffusé, le plus streamé... Je me disais : "Mais on est en train de parler de moi là ou de mon double maléfique ?" (Rires) Faire cet album en ayant déjà sorti ces deux gros titres, ça m'a enlevé une pression.

« Je peux me permettre de dire les choses de manière plus cash »
Et finalement, l'album n'est pas si "urbain" que ça. Je m'attendais à un vrai tournant, et finalement c'est très intelligent de varier les collaborations, ça permet aussi de ne pas tourner en rond musicalement.
Oui, c'était un voeu de ma part. Je voulais que l'album reste sur mon terrain artistique, pour m'exprimer. Je ne me dis pas que sur les singles je ne me suis pas exprimée, mais la démarche n'était pas la même. C'était pour renouer avec la radio, la jeune génération etc. Sur l'album, on m'a dit : "Tu fais ce que tu veux". Parfois, j'ai bossé avec Renaud Rebillaud... D'ailleurs, c'est lui qui m'a fait "Ton nom" qui n'est pas du tout urbain, ni vraiment moderne. Donc même lui, je l'ai attiré vers moi. J'ai été chercher Ben Mazué, Nadjee...

Je l'adore Nadjee ! Son EP "Nigredo" vient de sortir...
Je suis absolument fan de cet artiste. C'est un percussionniste de génie. Il écrit, il chante, c'est moderne. Ses harmonies sont incroyables. C'est un Frank Ocean à la française ! Il a un truc vraiment, il se démarque. Je l'adore. Je suis tombée amoureuse de son projet. Je voulais absolument bosser avec lui sur mon album. C'est magnifique ce qu'il a fait sur "A l'infini". Et c'est lui qui a fait l'intro "Vivante" !




J'allais justement t'en parler. Cette introduction, c'est un cri du coeur, tu parles de ton papa, de ta maman, de tes douleurs. Tu mets tout ! Comment on arrive à ce résultat-là ?
En étant juste honnête. J'ai mis ma pudeur de côté. J'en suis au septième album ! Depuis le début, ma démarche a toujours été plus thérapeutique que musicale. C'est toujours ma vie que je raconte. A un moment donné, tu te demandes si tu as tout dit. J'ai tout dit mais je ne l'ai pas dit de la même manière. A 36 ans, je peux me permettre de dire les choses de manière plus cash, d'être plus honnête dans la démarche. Je voulais une intro avec que des punchlines, de ma naissance à aujourd'hui, qui finisse sur une note positive, pour dire que malgré tout, je suis là, je suis vivante. Je l'aime trop. Mes plus proches ont chialé ! Elle donne du sens à tout ce qui arrive derrière.

« Avec mon père, on a renoué d'une façon différente »
Il y a un titre très efficace aussi, c'est "Merci Monsieur", où tu évoques ton histoire compliquée avec ton père. Ça pourrait être un single d'ailleurs !
Ah bon ? Ah non, je suis trop pudique pour que ce soit un single. J'en ai déjà parlé plusieurs fois dans mes chansons de mon père, mais ça a été la plus facile à faire, parce que c'est la chanson de la réconciliation. Je lui dis des belles choses sur ce titre. On n'a plus la même relation aujourd'hui. A défaut d'avoir pu être papa parce qu'il n'était pas là, c'est un papy aujourd'hui qui aime trop ses petites filles. On a renoué d'une façon différente. Ça ne rattrapera jamais ce qu'on n'a pas eu mais on a autre chose aujourd'hui. Je me délecte de ce que la vie me donne, parce que ça aurait pu aboutir sur le néant cette histoire.

Ça l'a touché ce titre ?
Jamais je ne lui demanderais s'il l'a entendue ! Je lui ai offert l'album mais on n'a pas fait de débrief, on est trop pudique dans notre famille. Mais impossible que ce soit un single, je ne pourrais pas le chanter comme si de rien n'était. La charge émotionnelle est trop importante, même si c'est très léger dans la musique. En tournée, ça risque plus d'être un piano-voix par exemple.

« Mes filles auront toujours une chanson à elles sur mes albums »
Il y a aussi la dernière chanson, "J'étais celle", qui est dédiée à tes filles...
Celle-là aussi pas single du tout. (Rires) Je ne sais même pas si je la ferais sur scène. J'avais déjà fait "A mes filles", que j'avais écrite, sur le précédent album. J'avais tout dit dedans ! Là, c'est un autre angle, c'est Ben Mazué, un vrai génie de l'écriture, qui l'a trouvée. Il m'a dit qu'il aurait aimé la faire pour lui mais il ne voulait pas se porter la poisse, en parlant de lui au passé. C'est gentil ! (Rires) C'est vrai que ça fait un peu testament. Mais on ne sait jamais de quoi la vie est faite. A chaque fois que je pars de la maison, je me dis : "Et si je ne rentrais pas ?". J'aimerais bien quand même leur laisser quelque chose. Elles vont se dire : "Ma mère elle a chanté le temps, l'amour, la mélancolie, les amis, la famille, la vie, et elle ne chante pas ses enfants ?". Mes filles auront toujours une chanson à elles sur mes albums.

Tu leur feras écouter bientôt ?
Là, elles sont trop petites, 4 et 5 ans. La grande est très sensible, très consciente, et j'ai vécu plus de trucs particuliers avec elle. Elle le dit, elle est trop mignonne. Elle dit qu'on a un fil invisible et magique qui nous relie et qui ne se casse jamais. Elle me dit : "Même quand tu es loin, au travail et moi à l'école, je le sens le fil". Elle est très proche de moi en termes de sensibilité, elle ressent tout. Donc là si elle entend : "Quand ce sera fini de moi mes enfants"... Déjà, elle n'aime pas que j'ai des cheveux blancs, hier elle m'a dit : "Maman, il faut que tu fasses ta couleur, je ne veux pas les voir, ça veut dire que tu es vieille". (Rires) Pour elle, être vieille ça veut dire mourir, aller au ciel. On a une nostalgique-mélancolique née, comme moi ! La petite a plus de joie de vivre, elle est beaucoup plus insouciante, c'est une vraie enfant.


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Depuis ton portrait dans "Sept à huit" où tu évoques la perte de ton enfant et ta nouvelle grossesse, il y a une chanson de l'album que j'entends différemment, c'est "Tourner la tête". Est-ce inspiré par cette épreuve ?
Pas du tout. C'est sûrement la même époque par contre... Après, ce n'est pas moi qui ait écrit les paroles, c'est Slimane et il n'était pas au courant, personne ne l'était. C'était post-confinement, début de "The Voice", un peu choc, comme pour tout le monde... C'est une chanson qui est à l'image de mes moments de spleen, je les vis comme ça, totalement. Quand je dis "Et ce monde qui chante me donne mal à la tête", c'est la vie d'artiste ou les gens qui sont plein de joie, ce n'est pas quelque chose en particulier.

« Quand les femmes vivent le deuil d'un enfant, elles le vivent seules »
Est-ce que tu as hésité à prendre la parole publiquement sur ce sujet douloureux ?
Je suis très pudique, je n'avais rien dit à mes plus proches quand c'est arrivé donc je ne pouvais pas m'imaginer une seconde en parler devant des millions de gens quelques mois plus tard. C'est mon médecin qui m'a donné le déclic. Avec la nouvelle grossesse, j'étais très très paniquée, et je lui ai demandé si c'était normal. Il m'a dit que je ne me rendais pas compte que ce que vivais, une femme sur 4 le vit. Il m'a dit : "Je ne comprends pas, vous, qui avez une tribune incroyable, pourquoi vous n'en parleriez pas ?". Je trouvais ça trop intime. Il m'a dit que ça l'était mais que c'était tellement universel, et qu'il annonçait autant aux femmes que ça allait le faire, que le contraire, dans son cabinet, et ça tous les jours.

Vous avez beaucoup échangé ensemble avant de prendre la parole ?
Il m'a parlé de ce fameux premier trimestre qui est passé sous silence. La société ne te considère enceinte qu'à trois mois. La déclaration de grossesse c'est trois mois. Avant, tu ne peux faire aucune démarche. Alors que c'est très contradictoire avec ce que ressentent les femmes à cette période. Les trois premiers mois, les femmes ont des nausées, elles font pratiquement de la narcolepsie, elles ont mal partout, mais elles n'ont pas le droit de le dire. La société n'est pas prête à l'entendre. Et quand elles vivent le deuil d'un enfant, elles le vivent seules. C'est horrible les séquelles que ça laisse.

« Je reçois des milliers de messages, j'étais en larmes »
Tu as eu une prise de conscience ?
Oui, j'ai pris conscience que, parfois, ce qui touche au très intime est très universel. Et c'est un peu ma démarche dans mes chansons quand je parle de choses intimes mais en étant persuadée que ça va toucher d'autres gens, profondément. Je n'ai pas eu le sentiment que c'était pour rien. Aujourd'hui, je regrette encore moins car depuis je reçois des milliers de messages, de témoignages, de merci. J'étais en larmes, et je me disais : "Mais comment ça se fait qu'on ne s'est jamais parlé de tout ça ?". C'est 25% des femmes ! C'est énorme. Et ça n'arrive pas qu'une fois, parfois, elles ne retombent pas enceintes derrière. Et tu culpabilises... Je me dis que s'il y a des gamines et des femmes à qui ça arrive, et qui voient que quelqu'un à la télé en a parlé... Surtout avec le message d'espoir derrière.




Tu avais prévu d'en parler dans "Sept à huit" ?
De base, ce que je voulais annoncer, c'est ma grossesse, parce que ça commence à se voir. C'est moi qui ai demandé à en parler. Je l'ai vécu devant tout le monde il y a un an, personne ne pouvait rien voir. Pourquoi je partagerais mon bonheur et pas ce que j'ai vécu ? Alors que ça va beaucoup plus aider que de dire que je suis enceinte. C'est une bonne nouvelle mais c'est pour moi, ça ne change rien pour les gens. Je voulais que ça ait le même impact que quand le médecin m'a parlé, quand il m'a dit que je n'avais rien fait, que ce n'était pas de ma faute. Et c'est ce qui se passe, et je suis ravie. Je veux aider mes soeurs, on traverse les mêmes douleurs plus ou moins, et personne n'en parle ! On est dans une société ultra moderne et tu n'as même pas un pont pour en parler. J'avais même honte de dire ce qui était en train de m'arriver. C'est vu comme un échec, quelque chose qu'on ne doit pas dire. Bah si ! Quand tu le dis, ça fait du bien. Ça m'est arrivé, ça arrive à plein de femmes, derrière il faut retrouver la force et l'espoir. Je suis trop fière de l'avoir fait. J'ai eu peur avant, je l'avoue.

« Si je n'avais pas été dans "The Voice", je l'aurais peut-être plus mal vécu »
J'ai été hyper touché par ton témoignage, ça m'a fait penser à des proches et je me suis rendu compte à quel point c'était tabou, la violence de vivre ça et de retourner bosser, comme si ça n'existait pas.
Mais oui ! Les femmes vont bosser, on leur donne un cachet... Elles n'ont pas dit qu'elles étaient enceintes donc elles ne vont pas dire qu'elles sont en train de perdre leur bébé. Elles vivent ça en toute normalité. Ce sont des douleurs horribles. Tu fermes ta gueule en fait, tu prends un Efferalgan et tu attends que ça passe. Psychologiquement, c'est violent, et puis, tu sais ce qui est en train de se passer. Les gens ne se rendent pas comptent... J'ai vu 2-3 messages, c'était des mecs bizarrement, qui disaient : "Ça va, un foetus ce n'est pas un bébé". Mais quel rapport ? Tu portes la vie, tu le ressens dans tout ton corps. Ça n'a pas d'importance. Tu sens que tu as un truc en toi et à un moment tu as un vide. T'es mal, t'es malheureux, c'est horrible. Mais voilà, j'ai partagé mon expérience et ça permet d'en parler, de se sentir moins seule.

Il y a une phrase qui m'a marqué, c'est quand tu dis que tu vivais ce drame personnel et que tu devais tourner "The Voice", en te disant "Show must go on". Ce métier n'est pas déshumanisant parfois ?
Au contraire, si je n'avais pas été dans ce fauteuil, devant ces gens, qui m'ont donné tellement d'énergie, d'émotions, peut-être que je l'aurais vécu beaucoup plus mal. Je faisais ce que j'aime, entourée de gens que j'aime. J'étais dans la musique, avec des voix, des musiciens. Je ne pouvais pas être mieux entourée à ce moment-là. Chez moi, j'avais mon mari qui me rattrapait à chaque fin d'enregistrement, et on a vécu ça ensemble. Je comprends que le décalage soit ouf mais finalement, heureusement que j'étais au contact de ce que j'aime le plus au monde, la musique, les voix. Ça m'a nourrie, ça m'a occupé l'esprit, j'avais le coeur qui était ailleurs.




Dans d'anciennes interviews, tu disais te poser la question de comment concilier vie de maman et chanteuse, car tes deux filles sont nées pendant ta pause. Là, tu vas assurer la promotion de l'album, "The Voice", la tournée en 2022...
C'est vrai que la première, j'étais complètement en pause, du test de grossesse à son entrée en crèche à deux ans et demi. La petite est née et quatre jours après, j'étais dans le fauteuil de "The Voice Kids", donc j'ai commencé à bosser quand elle est née. Pour le troisième ou la troisième, je ne sais pas encore, eh bien on va travailler ! Ce n'est pas une maladie. Tout le monde est au courant dans mon travail, on organise autour de ça les déplacements, on sait qu'il ne faut pas abuser. C'est un challenge comme un autre. Je veux le prouver à moi-même mais aussi à toutes les femmes. Dans la société, quand elles ont des gros postes, quand elles sont carriéristes, on les regarde avec déception quand elles annoncent qu'elles sont enceintes. Non ! Pourquoi ? Tu ne perds pas en intelligence.

« "The Voice" m'a aidé dans plein d'aspects de ma vie »
Oui et le talent ne s'évapore pas...
Ce n'est pas sensé t'handicaper. Je veux aller au bout de mon histoire. Je ne cherche pas à accoucher sur un plateau télé, mais je m'arrêterai quand il faudra. J'ai des mois devant moi... Si ça se passe bien comme les deux premières... J'ai dansé jusqu'à mon neuvième mois, je me suis éclatée ! Après, il y a un suivi particulier. Et puis, je suis aidée, j'ai un super mec, ma mère, ma belle-mère, toute ma famille, une super équipe, ça va ! On ne va pas rester dans des sociétés archaïques où la femme est enceinte donc elle arrête tout, il faut qu'elle aille dormir. Je n'ai pas envie de dormir ! Je suis bien, je suis dans une des plus belles périodes de ma carrière. Je dis ça mais j'en suis pas encore convaincue mais je vais le faire ! Après je ferai le quatrième et je ne me poserai plus de question ! (Rires) Non, je rigole !

C'est officiel, tu seras de retour dans "The Voice" en 2022. Pourquoi avoir dit oui à nouveau ?
Je ne me suis même pas posée la question. Déjà la fois d'avant je ne m'étais pas posée la question... Ça fait longtemps que je ne me pose plus la question. J'aime trop ! Je ne le vis pas comment une case à cocher. Vraiment, je suis attachée à cette histoire de "The Voice". D'autant plus que je ne voulais pas le faire. Mon premier rendez-vous, j'ai quand même reçu les producteurs chez moi par correction, pour leur dire non. Je ne voulais pas le faire. Et ça s'est transformé en : "Mon fauteuil !!!". (Rires) J'aime trop. C'est trop nourrissant. J'ai grandi avec "The Voice", j'ai appris à formuler ma pensée, à aller à l'essentiel dans ce que j'ai à dire aux gens. Ça m'a aidée dans plein d'aspects de ma vie.

C'est-à-dire ?
L'exercice pour le cerveau, il est compliqué. Tu reçois une espèce de charge émotionnelle et tu dois la transformer en mots très très vite. Il faut que ce soit clair pour tout le monde, il faut que ce soit pertinent parce que les gens n'ont pas de temps à perdre, c'est une émission de télé. Et, en même temps, il ne faut pas que tu perdes ton identité, que tu restes drôle. En tout cas, personnellement, j'aime rire...

On sent que ça marche bien entre vous quatre !
Je m'entends trop bien avec eux, je suis trop contente que ce soit le même quatuor. On a trop hâte ! Dès le premier jour, on a su. Comme on dit, la mayonnaise a pris tout de suite. J'ai juste dix kilos de plus mais bon ! Ce sera pas pour cette saison la tenue Mugler, sauf s'il me fait du sur-mesure ! (Rires)
Julien GONCALVES
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