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Chronique d'album
samedi 20 mars 2021 13:29

SCH, Justin Bieber, Lana Del Rey : 3 albums au banc d'essai

Pure Charts passe en revue trois albums phares de la semaine. SCH ranime son personnage sur le percutant "JVLIVS II", Justin Bieber rend un verdict favorable avec "Justice" et Lana Del Rey signe un retour en douceur sur "Chemtrails Over The Country Club". Critiques, en quelques lignes !
Crédits photo : Montage Pure Charts

SCH | "JVLIVS II"


Veni, vedi, vici. « Quoi de plus dangereux qu'un prédateur qui s'adapte à l'environnement qui l'entoure ? ». SCH is back avec la suite "JVLIVS II" de son épopée musicale et cinématographique où il campe un mafieux redoutable. Dès l'introduction "Gibraltar", une voix-off nous expose les faits, nous embarquant tout de suite dans l'atmosphère inquiétante et sombre de ces aventures dangereuses. Une voix qui nous accompagne ici et là, au fil de l'album, et donc de l'histoire, pour recentrer l'intrigue et nous accorder une respiration, comme dans un jeu vidéo. Entre deux punchlines acérées et épisodes de violence, le rappeur marseillais incarne JVLIVS, comme s'il lui collait à la peau, se faisant menaçant, sans pitié et boosté de testostérone, sur une première partie plus dark et romanesque, témoin de la part d'ombre du gangster ("Marché noir", "Crack"). Maîtrisant d'une main de maître son récit et son flow sur des productions calibrées, SCH, qui s'amuse avec les couches de voix comme jamais, fait cependant évoluer JVLIVS sur la dernière partie du projet, proposant quelques rares épisodes de vulnérabilité ("Raisons", "Loup noir"). En même temps que le malfrat baisse la garde, l'album s'ouvre aussi musicalement à des titres plus fédérateurs ("Mode Akimbo" avec Jul, "Plus rien à se dire", "Mafia"), un peu en décalage du reste parfois, enrichissant cependant sa proposition, qui appelle à un troisième et ultime album. « Dieu seul sait comment tout ça se terminera ». JG

Ça ressemble à la BO d'un jeu vidéo haletant
A écouter : le captivant "Crack", "Zone à danger", le fédérateur "Raisons", le tube "Mode Akimbo" feat. Jul, "Loup noir", l'excellent "Grand bain"
A zapper : "Parano", plus facile, "Mannschaft" avec Freeze Corleone, qui aurait pu être plus féroce





Justin Bieber | "Justice"


La balance de Thémis. Amour et spiritualité. Si l'on pouvait résumer en deux mots le nouvel album de Justin Bieber, ce serait ceux-ci. Un an à peine après "Changes", qui marquait sa résurrection artistique après plusieurs années d'absence et de déboires sur le plan personnel, la popstar canadienne poursuit sa mue avec ''Justice'', sixième opus sous influence R&B se voulant le reflet de son état d'esprit apaisé. « It's hard to believe I'm the person you think I am » lance-t-il sur le morceau introductif. Oui, Justin Bieber en a terminé de ses démons et est heureux dans sa relation avec son épouse Hailey Baldwin ! Et le chanteur veut le clamer sur tous les toits, d'une manière musicale plus passionnante qu'il ne le faisait sur son dernier opus, assez générique. Ici, l'ex-idole des ados, qui souhaite faire passer des messages inspirants en conviant, par exemple, la figure de Martin Luther King, a trouvé la bonne recette. Il distille, avec générosité, de séduisants singles capables de nous donner l'envie de groover dans nos chambres, confinés : on s'ambiance sur ''Hold On'' et ''Die For You'', aux arrangements rétro clairement inspirés par les récentes digressions 80's de The Weeknd, sur le trio planant ''Peaches'' qu'il partage avec Daniel Caesar et Giveon, l'excellent ''Deserve You'' et ''Ghost'', dont on fredonnera le refrain sans déplaisir sous la douche. L'autre volonté affichée de Justin Bieber est de se montrer plus authentique, avec des ballades dépouillées où il raconte ce qu'il a sur le coeur. De son superbe duo avec Khalid (''As I Am'') à ''Holy'' feat. Chance The Rapper ou ''Off My Face'', les plus sensibles ne résisteront pas à ces déclarations enflammées où Justin Bieber, seul ou accompagné d'un choeur gospel, pose ses vérités sur des notes de piano et quelques accords de guitares. C'est simple et ça fait mouche. YR

Ça ressemble à Justin Bieber qui retrouve son "Purpose"
A écouter : les tubes "Die For You", "Deserve You" et "Hold On", le touchant "Off My Face"
A zapper : "Anyone", aux paroles mièvres




Lana Del Rey | "Chemtrails Over The Country Club"


Springtime sadness. Depuis 10 ans, ses histoires d'amour tumultueuses sur fond de soleil californien ont fait de Lana Del Rey l'une des artistes les plus passionnantes de son époque. Et chacun de ses albums a prouvé qu'elle pouvait se réinventer avec style comme le formidable et acclamé "Norman Fucking Rockwell" (2019). Depuis, la chanteuse est partie dans un trip poétique, marqué par la sortie de son premier recueil de poèmes, qu'elle poursuit ici avec son nouvel album, "Chemtrails Over The Country Club". Prouvant toujours son amour de la poésie et de l'Amérique, Lana Del Rey quitte L.A. pour nous emmener « 80 miles North or South », en voyage dans les grands espaces américains, le tout sur des mélodies plus folk qu'à l'accoutumée. D'ailleurs, cet album est l'occasion d'expérimentations vocales : montant plus que jamais dans les aigus sur "White Dress" avant de l'autotuner sur "Tulsa Jesus Freak", la voix de Lana Del Rey se fait plus limpide, aidée par des arrangements d'une pure sobriété. Car là où "Norman Fucking Rockwell" jouait déjà la carte du dépouillement à l'extrême, "Chemtrails Over The Country Club" va encore plus loin : sur certains titres, seul un piano ou une guitare accompagne son timbre unique. Le problème, c'est qu'à contrario d'un "Norman Fucking Rockwell" multipliant les moments de grâce, "Chemtrails..." se compose de 11 titres trop homogènes pour devenir mémorables. Faiblard à la première écoute, le morceau-titre s'inclut bien à l'album, tout comme "Wild at Heart" (qui ressemble à s'y méprendre à "Love Song"), "Dance Till We Die" et son intermède jazzy ou le formidable "Not All Who Wander Are Lost". Malgré cette homogénéité, Lana Del Rey progresse. Celle qui rendait hommage aux lolitas des années 40 et 50 sur ses précédents disques jette ici son dévolu sur la folk des années 70, dont elle reprend à son compte le "For Free" de l'icône Joni Mitchell. « Les saisons peuvent changer mais nous ne changeons pas » chante-t-elle sur "Yosemite" comme un joli message : elle a beau se réinventer à chaque album, Lana Del Rey restera toujours cette artiste libre et fascinante, qui mène sa carrière comme elle l'entend depuis 10 ans. TB

Ça ressemble à un Lana Del Rey intimiste mais trop homogène
A écouter : les formidables "Wild at Heart" et "Yosemite", "Dance Till We Die" et sa deuxième partie plus jazzy
A zapper : "Dark But Just A Game", "Let Me Love You Like A Woman", trop classique


La rédaction

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