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Chronique d'album
vendredi 31 mars 2017 11:30

"Selfocracy" : Loïc Nottet se livre sur un premier album intense (critique)

Loïc Nottet fait le grand saut en publiant son premier album "Selfocracy", un an et demi après sa victoire dans "Danse avec les stars". Porté par "Million Eyes", le disque, aussi sombre qu'intense, révèle une personnalité torturée et un talent brut. Critique !
Crédits photo : DR
C'est la télévision qui a permis à Loïc Nottet de se révéler au grand public. D'abord dans "The Voice" en Belgique en 2014 avant qu'il soit sélectionné pour représenter son pays au Concours Eurovision de la chanson l'année suivante. Il terminera en quatrième position grâce à "Rhythm Inside" et un univers visuel déjà marquant. Quelques mois plus tard, le chanteur impressionne les Français et remporte haut la main la sixième saison de "Danse avec les stars". Pourtant, son premier album "Selfocracy", entièrement chanté en anglais, débute par une mise en garde sur le petit écran et la célébrité : « Maman m'a dit de ne pas m'approcher des miroirs. Car il paraîtrait qu'un jour, un jeune garçon aurait perdu la vie en s'y regardant trop ». Avant d'ajouter : « Les miroirs nous déforment, ils font éclore en nous des égos hors normes. Egoïste. Egocentrique. Voilà aujourd'hui ce qu'ils reflètent de l'homme ».

Loïc Nottet ne s'interdit rien


Une vision (trop ?) sombre de notre société et de notre monde ("Poison", "Cure") qui se confirme tout au long de ce disque cinématographique où Loïc Nottet, à la fois homme et enfant, se confronte avec sa voix puissante et ses productions musclées à la dureté des relations humaines et de notre époque. Alors qu'il assume sa différence et raconte la violence des critiques dans la ballade déchirante "Million Eyes", l'artiste évoque nos démons communs avec rage sur "Mud Blood", le nouvel extrait éclatant de "Selfocracy", et dénonce les sept pêchés capitaux dans "Team Eight" avec une énergie impressionnante (et une sublime dernière note perçante). Souvent avec un véritable sens de la mélodie malgré une couleur ombrageuse, dans la veine du répertoire de Sia (le superbe "Mirror"), Loïc Nottet s'amuse aussi à jouer sur les contrastes, comme lors de "Dirty", qui débute avec quelques notes d'une boîte à musique alors qu'il raconte ensuite son enfance douloureuse à l'école.

Regardez le clip "Million Eyes" de Loïc Nottet :



Sans sujet tabou, Loïc Nottet ne s'interdit rien, comme le montre le troublant "Whisperers" où il privilégie ici une atmosphère mystérieuse, quasi religieuse, en parlant de la mort, ou le single potentiel "Hungry Heart" avec ses riffs de guitare lumineux, et même "Poison", titre pop-rock électrisant sur lequel il communique avec sa conscience (durant plus de six minutes !), en trafiquant sa voix à l'extrême et en intégrant un couplet rap. Preuve qu'à seulement 20 ans, Loïc Nottet est déjà capable de grandes choses.

Avec "Selfocracy", où sa voix et son interprétation restent les atouts majeurs, Loïc Nottet a pensé un album concept articulé autour des épreuves et des critiques. Très sombre et chargé de thèmes lourds, il manque d'un peu d'éclat et de positivité pour captiver sur la longueur. Mais Loïc signe ici un premier essai percutant.
Julien GONCALVES
Toute l'actualité de Loïc Nottet sur son site internet et sa page Facebook.

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