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C'est dit !
samedi 19 décembre 2020 11:24

GIMS trop bling-bling ? Il répond aux critiques sur l'argent : "Je ne me pavane pas"

GIMS aime l'argent et ne s'en cache pas. Dans une longue interview pour "Paris-Match", le chanteur revient sur son enfance difficile et donne son avis sur les clichés véhiculés par le rap, lui qui fait souvent l'objet de critiques pour son côté bling-bling.
Crédits photo : Bestimage
Pourquoi les rappeurs s'affichent avec des billets verts et des grosses cylindrées dans leurs clips ? Alors que le hip-hop reste le genre musical le plus plébiscité en France, comme en atteste la liste des artistes les plus streamés sur Spotify en 2020 dominée par Ninho, Jul et Maes, l'un des poids lourds du rap français, GIMS, livre ses réflexions personnelles dans une interview accordée à Paris-Match. Retraçant son parcours, l'interprète des tubes "Immortel" et "Dernier métro" avec Kendji Girac évoque le racisme dont il est encore victime en France avant de revenir sur ses débuts avec Sexion D'Assaut, qui fera son grand retour l'an prochain pour une tournée événement. « Au début on veut juste monter un groupe, faire de la musique, on ne veut pas délivrer de messages, on ne se prend pas au sérieux » se souvient GIMS, satisfait d'avoir joué un rôle dans l'évolution des mentalités concernant la musique hip-hop, désormais considérée par les médias traditionnels. « Elle commence seulement à l'être. Il y a eu du progrès mais on peut comprendre que ça fasse peur. Certains rappeurs, je ne voudrais pas que mes enfants les écoutent. Tout comme ces mêmes rappeurs ne voudraient pas que leurs propres enfants les entendent ! » confie-t-il, lui qui revient à un son plus rap avec son nouvel album "Le fléau".

"Les Congolais sont bling"


L'occasion d'un échange sur les clichés véhiculés par le rap, qu'il entretient lui-même même s'il ne se range pas dans la catégorie "hardcore". "Sapés comme jamais", GIMS dit assumer son côté bling-bling : « Je suis congolais. Les Congolais sont bling à la base, même ma mère est bling sans le savoir ! On aime ce qui brille, on aime l'or, les bijoux, les fringues... Je ne pouvais pas y échapper. Et je trouve que pour un Congolais, je ne suis pas très bling » estime le chanteur, qui assume en revanche gagner beaucoup d'argent. « La France est le pays du luxe par excellence. Regardez par la fenêtre, on est à côté de la place Vendôme, de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, pas loin des Champs-Elysées, l'avenue la plus chère au monde. Les Français c'est la classe, c'est les sapes. Mais quand on le met en avant, ce n'est pas validé. Je ne comprends pas. Il ne faudrait pas montrer ce qu'on a de luxueux alors qu'on est au pays de Cartier, de Vuitton ? » s'interroge-t-il.


Et de rappeler que derrière cette image de strass et paillettes, il y a des actions dont les médias ne font pas écho : « Je donne aussi, j'ai des associations avec mon frère Dadju. OK tu peux être bling mais il faut le justifier. Redonner c'est une forme de reconnaissance. Je ne pense pas que ce soit quelque chose de mal de prendre un avion privé ou de s'habiller chez Hermès, et je ne me pavane pas en disant : "Regardez j'ai ça et ça vaut cher" ». D'autant que la France « crée les armes pour le succès » souligne-t-il, citant « le Festival de Cannes, les fashion weeks, les maisons de luxe ».

"Mes lunettes suscitent beaucoup de mystère"


Savourant sa réussite après une enfance difficile, entre fuite du Zaïre et « adolescence bazardée » en foyer, GIMS reconnaît toutefois qu'il existe une dichotomie entre son train de vie à Marrakech et la réalité des familles qui économisent de l'argent pour venir l'applaudir en concert. « Dans les Zénith c'est la vraie France, c'est M. Tout-le-monde. Ces gens viennent parce que la musique les transcendent, parce qu'ils veulent oublier certaines choses. Et ils veulent voir l'artiste. Je sais que je suscite beaucoup de mystère avec mes lunettes » confie l'artiste, qui aurait, selon les bruits de couloirs, refuser de participer à "The Voice" comme coach car on lui demandait de retirer ses lunettes fétiches pour la caméra. Devenu papa au mois de mars, GIMS termine l'entretien en rendant hommage à sa compagne et mère de ses enfants : « L'avis de Demdem est d'une puissance... Je la consulte sur tout, tout le temps, toujours, pour les clips, pour ma manière de m'habiller, pour voir si ça sonne ou pas. Et pour les enfants, bien sûr ».

Yohann RUELLE
Retrouvez Gims sur sa page Facebook et son compte Instagram.
Ecoutez et/ou téléchargez la discographie de Gims sur Pure Charts.

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