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Chronique d'album
dimanche 17 février 2013 13:51

Indochine : "Black City Parade", un album de rock puissant

Après plusieurs mois de silence radio, Indochine remet le couvert avec un nouvel album, "Black City Parade", fruit d'un long travail de maturation en studio dans différentes villes comme New York, Berlin et Tokyo. La bande de Nicola Sirkis nous embarque dans son univers à la fois sombre et lumineux, fait de fantasmes, de discriminations et d'espoirs.
Crédits photo : DR.
« Nos maîtres sont morts, nous sommes seuls ». C'est ainsi que s'ouvre le nouvel album d'Indochine, "Black City Parade". Un titre qui annonce tout un programme, sombre et lumineux à la fois. Successeur de "La République des Météors", qui avait laissé un goût amer dans la bouche de certains fans, ce douzième opus devrait mettre tout le monde d'accord. Pour la simple et bonne raison que le groupe est parvenu à jongler entre ses influences new wave qui l'ont fait connaître dans les années 80, le phrasé singulier de Nicola Sirkis qui fait qu'on aime ou pas Indochine, et des sons modernes, voire électro sur certaines pistes. Le meilleur exemple de cet effort de rassemblement est sans aucun doute le titre "Belfast", aux allures de tube dance. De quoi faire danser le public, comme au bon vieux temps, à l'époque de "Canary Bay", "L'aventurier" et "3ème sexe".


Des refrains qui résonnent comme des slogans et porteurs d'espoirs


C'est justement le succès de "3ème sexe" qui a inspiré au groupe le titre "College Boy". Evoquant indirectement l'homosexualité et les difficultés d'intégration de la différence, ce morceau met en relief une guitare que l'on retrouve sur la presque totalité des 17 titres de "Black City Parade". « Leur monde ne m'aime pas. Souvent, j'ai de la peine quand j'entends tout ce qu'ils disent derrière moi » chante le frontman qui se veut néanmoins optimiste. « J'ai le droit » clame-t-il. Les refrains écrits sous forme de slogans sont porteurs d'espoir et sont toujours aussi percutants, même si les onomatopées sont un peu redondantes sur certains titres.

Entêtants, les claviers et les sons synthétiques habillent les maux de Nicola Sirkis tandis que les guitares énervées imposent un tempo relativement rapide. C'est en quelques mots la trame reprise pour la plupart des nouveaux titres du groupe. De la génération sacrifiée en attente d'un avenir meilleur, Indochine se fait le porte-drapeau lorsqu'il évoque "Le messie", celui qui nous sauvera. Porte-drapeau, peut-être. Mais Nicola Sirkis chante aussi sur des refrains plus personnels, comme sur le single "Memoria" qui pourrait s'adresser à son défunt frère, ou dans le titre "Europane ou le dernier malheur" où il avoue que « les démons reviennent ». Alors, oui, nous sommes seuls face à nous-mêmes nous dit Indochine, « nos maîtres sont morts ». Mais à nous d'écrire la suite, suggère le groupe.


Du quotidien sont nés des « états d'âmes »


"Black City Parade" a nécessité 14 mois de travail, durant lesquels 40 titres ont été écrits. Seuls 17 ont été enregistrés et mixés par Shane Stoneback entre Paris, Berlin, Bruxelles et New York. "Black City Parade" s'inspire des déambulations de la formation trentenaire dans ces grandes villes, mais aussi de Tokyo et Belfast. Du quotidien sont nés des « états d'âmes » mis en musique. Pas de duos sur ce nouveau disque mais quelques collaborations. Lescop a apporté sa pierre à l'édifice en co-signant le texte de "Trafic Girl". Tom Smith, du groupe The Editors, a également mis la main à la pâte pour la chanson "The Lover".

Avec "Black City Parade", Indochine revient avec ce qu'il sait faire de mieux : un rock puissant teinté de touches new wave faisant de chaque morceau de petites pépites modernes et rétro à la fois. Jouant sur les paradoxes, le groupe livre l'un de ses meilleurs albums, et prouve qu'après trente de carrière, il est encore capable de se renouveler sans se trahir.


Jonathan HAMARD
Pour en savoir plus, visitez leur site internet officiel d'Indochine et leur page Facebook.
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