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Interview
dimanche 24 février 2019 13:28

Ava Max en interview : "Sweet But Psycho", le succès, le harcèlement scolaire...

Ava Max cartonne en France et dans le reste du monde avec son tube "Sweet But Psycho". Pour Pure Charts, la chanteuse américaine se confie sur son parcours, le succès, mais aussi les comparaisons avec Lady Gaga ou encore le calvaire du harcèlement scolaire. Interview avec une star montante de la pop !
Crédits photo : Jimmy Fontaine
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

« J'adore ton pull, je peux le prendre pour le mettre sur ma story Instagram ? ». Quand on rencontre Ava Max, on ne peut qu'être emporté par son enthousiasme très américain, sa sympathie immédiate, son large sourire et son look girly. Lunettes roses sur le nez, la chanteuse américaine, en plein tourbillon avec le tube "Sweet But Psycho", se raconte avec franchise, n'éludant pas les comparaisons évidentes avec Lady Gaga au début de sa carrière. Solide, elle est prête à évoluer dans cette industrie et à donner une voix à celles et ceux qui n'en ont pas. Rencontre avec une jeune popstar qui déjà tout d'une grande.

Quel est ton premier souvenir lié à la musique ?
Oh mon Dieu, ce doit être quand j'avais sept ans. Je chantais avec ma mère, elle chantait tout le temps de l'opéra à la maison, donc j'essayais de l'imiter mais je n'ai jamais réussi à aller aussi haut qu'elle ! (Rires) Elle me réveillait le matin et avant d'aller à l'école, on chantait ensemble. C'est ça mon premier souvenir. Après, j'ai gagné des concours de chant sur la côte ouest des Etats-Unis quand j'avais 8 ans, je chantais devant des milliers de personnes. C'était cool !

« Mes parents ont vendu leur maison pour que je réussisse »
Quand est-ce que tu t'es dit "Je veux devenir chanteuse" ?
Vers huit ans. Je savais déjà que je voulais faire ça. Il y a des vidéos de moi petite où je dis clairement que je veux devenir chanteuse. C'est fou ! Je chantais tout le temps du Mariah Carey, Shania Twain ou Céline Dion. Les plus grandes artistes avec des voix incroyables. J'essayais tous les soirs dans mon sous-sol de reproduire leurs plus hautes notes. Je travaillais encore et encore...

Tu n'as pas fait une école de musique pour te former ?
Non, je n'ai pas fait ça. J'ai simplement appris durant les concours de chant. A 14 ans, mes parents ont quitté la Virginie pour la Californie. Ils ont vendu leur maison pour moi, pour que je puisse réussir dans la musique. Je chantais depuis plusieurs années déjà. Ils se sont dit : "Soit on reste ici et il ne va rien se passer, soit on part et on essaie de faire en sorte qu'elle réussisse". Ils sont dingues ! (Rires) Ce sont des immigrés albanais, ils avaient déjà tout quitté et là ils l'ont refait pour moi.

C'est dire s'ils croyaient vraiment en toi !
Oui, à 100%. Je crois que c'est aussi parce que ma mère adorait chanter. Mon père comprenait mais je crois qu'il ne saisissait pas complètement pourquoi elle était tellement derrière moi. Ma mère disait à mon père mais aussi à ma famille : "Il faut croire en elle, ça va marcher". Mais ce n'est pas arrivé à ce moment-là, ça a quand même pris dix ans. Ils sont fiers et heureux maintenant. Mais ça a été dur, les gens nous disaient : "Non c'est nul, on ne va pas vous signer. D'accord, tu sais chanter mais on ne te connait pas, tu es jeune". Plein d'excuses comme ça...

« J'ai essuyé beaucoup de refus »
Tu as essuyé de nombreux refus ?
Oui, beaucoup ! Mais ça ne m'a pas arrêtée, c'est fou. Comme je ne peux rien faire d'autre, je n'avais pas le choix. (Rires)

C'est une industrie difficile à intégrer. Tes parents ont tout fait alors que ça aurait pu ne pas marcher au final...
Oui, je sais, c'est dingue. Ils disaient : "Ça va arriver !". Moi, j'étais là : "Oui oui, si vous le dites". Mais c'est arrivé ! Même si ça a pris dix ans.

Pourquoi ne pas avoir tenté des télé-crochets comme "The Voice" ou "American Idol" ?
J'ai toujours voulu le faire ! Mais mon frère, qui me manageait depuis petite, m'a dit : "Tu sais quoi ? Tu ne devrais pas faire ce genre d'émissions, tu devrais essayer de faire comme "Baby One More Time" de Britney Spears. Et sortir de nulle part. Pour que les gens se disent : "Mais qui est cette fille ? D'où vient-elle ?". Donc je me suis dit : "Ok, il a raison, je ne vais pas faire ça, ce ne sera pas mon parcours". Plein de gens le font mais je n'en pouvais plus des concours. Je n'ai pas arrêté d'en faire ! Donc j'ai commencé à écrire.

Regardez le clip "Sweet But Psycho" d'Ava Max :



Comment tu as découvert ton univers ?
J'ai écrit ma première chanson à 14 ans. Jusque là, je ne faisais que chanter. Et c'était incroyable pour moi d'avoir réussi à le faire. Jusqu'à 18 ans, j'ai enregistré quelques chansons mais tout le monde s'en foutait. Vers 20 ans, j'ai rencontré quelqu'un qui a cru en moi. C'était Cirkut (hitmaker de Katy Perry, Rihanna, Britney Spears, ndlr). Il m'a dit : "Ok je vais te prendre sous mon aile".

Comment on en arrive à travailler avec un énorme producteur comme Cirkut ?
Je l'ai rencontré à son anniversaire, je lui ai chanté "Happy Birthday" alors qu'on devait juste traîner dans le coin. Le pur hasard. C'était écrit, je pense. Je n'y crois toujours pas.

« On se doutait que "Sweet But Psycho" était spéciale »
Et donc maintenant ton titre "Sweet But Psycho" est un tube un peu partout...
C'est vraiment une sensation bizarre pour moi. J'ai travaillé si dur pour en arriver-là. Mais tu ne sais jamais si ça va vraiment marcher un jour...

Tu sentais un potentiel en enregistrant la chanson ?
Oh oui ! On se doutait que la chanson était spéciale. On a mis un an et demi pour la sortir. On ne savait pas quand la sortir, je n'avais aucun fan, ce n'était pas le bon moment donc on a attendu jusqu'en août dernier. Le succès de "Sweet But Psycho", c'est insensé. L'entendre à la radio, ça me fait toujours un truc. Depuis toute petite, j'imaginais avoir ma tête sur des affiches, de passer à la radio. Mais tu ne peux pas savoir avant le sentiment que ça fait quand ça arrive vraiment. Mais maintenant ce n'est plus prioritaire pour moi, c'est génial d'avoir tout ça, mais je veux que ça continue, sortir de nouvelles chansons, créer encore et encore. J'adore ça.

Comment est née la chanson ?
Oh la la, cette chanson, c'était un puzzle. J'ai écrit un petit bout, une autre personne a complété puis une autre... Je n'avais jamais écrit une chanson de cette manière. Normalement, j'écris un texte, une autre personne regarde et on finit ça ensemble. Aussi, je fais pas mal de mélodies, car c'est mon truc, j'aime arriver avec des concepts, et après on fait appel à un auteur. Sur celle-là, on a reçu par email depuis la Norvège un petit extrait de la mélodie du refrain. (Elle se met à chantonner l'air de "Sweet But Psycho") C'était tout, juste un petit bout. On s'est dit que c'était vraiment cool. Avec mon amie Madison, avec qui j'ai écrit la chanson, on parlait des filles qu'on dit dingues alors que ce sont les mecs qui les rendent comme ça ! (Rires) Au début, c'était tout doux. (Elle chante à nouveau) Et Cirkut a produit tout ça, il a accéléré le tempo et on a fini d'enregistrer les couplets et le refrain avec Madison en studio. Tout est parti d'un petit son ! C'était intéressant.

« Je n'aime pas me comparer à qui que ce soit »
On lit beaucoup de comparaisons entre toi et Lady Gaga...
Oui, je pense que c'est parce qu'on est blonde et qu'on fait de la pop. Elle est incroyable, j'adore "Alejandro" qui est une de mes chansons pop préférées. J'ai grandi avec ses titres, tout comme ceux de Katy Perry ou Gwen Stefani. Je savais qu'on allait me comparer avec quelqu'un, on veut souvent comparer ou opposer les popstars donc c'est pour ça qu'il n'y en a pas tant que ça. Toutes n'arrivent pas à aller plus loin à cause de ça. Mais je n'aime pas me comparer à qui que ce soit. Avec Lady Gaga, qu'on a aussi beaucoup comparé à Madonna, on sonne peut-être un peu pareil mais on est différentes, notamment dans la façon dont on chante. On est tous différents ! Mais bon, c'est normal, et puis avec les prochains titres, on va voir d'autres facettes de mon univers.

Tu chantes sur le dernier album de David Guetta. Comment ça s'est passé ?
Il est tellement sympa ! A la base, j'avais écrit cette chanson, "Let It Be Me", au piano, et mon label l'a envoyée à David Guetta. J'ai reçu un email me disant qu'il aimait beaucoup et qu'il voulait l'avoir sur son album. Je n'en revenais pas ! Evidemment, qu'il pouvait la mettre sur son album ! Tant que je restais sur le titre. (Rires) Car je débutais... Cirkut et lui ont bossé sur la production, ils en ont fait quelque chose de complètement différent. David Guetta est vraiment humble, je l'aime beaucoup.

Ecoutez un extrait de "Let It Be Me" :



Tu as seulement 25 ans. Le succès, ça te fait peur parfois ?
Franchement, non. J'ai commencé tellement jeune. Si j'avais signé à 14 ou 18 ans, peut-être que ça aurait été différent, car à l'adolescence on fait tous un peu n'importe quoi, on se rebelle. Mais j'ai passé ça. Maintenant, je suis dévouée à mes fans. Et puis je ne sors pas dans des bars, je ne bois pas d'alcool, je ne fais pas ce genre de trucs.

Tu peux m'en dire un peu plus sur ton premier album ?
J'ai vraiment hâte ! Il est fini, on l'a terminé pendant les vacances de Noël. En deux semaines, avec Cirkut, on a fait le tri parmi toutes les chansons. Il y en avait beaucoup ! Et on en a fait de nouvelles. Il y en aura 14 au final. Il sortira, j'espère, au début de l'été. Le prochain single "So Am I" arrive en mars.

« J'ai été victime de harcèlement scolaire »
Il sera différent de "Sweet But Psycho" ?
Oui. Cette chanson est pour mes fans. Et pour celles et ceux qui ont été victimes de harcèlement à l'école. Ça parle de ceux qui ne rentrent pas dans les cases, dans les normes de la société, et qu'il faut briser ces codes pour créer son propre chemin. Je dis que si tu te sens différent, tout va bien se passer.

Le harcèlement, c'est quelque chose que tu as vécu ?
Oh mon Dieu, oui. J'ai été virée de mon collège en cinquième car j'étais harcelée. Ils m'ont virée car ils rejetaient la faute sur moi. Alors je suis allée dans une école chrétienne mais ils ne me laissaient pas chanter autre chose que des chansons sur Dieu. Mais moi, je voulais chanter Mariah Carey, Whitney Houston ou Alicia Keys ! J'adorais chanter les chansons religieuses aussi mais je voulais faire autre chose. Mais ce n'était pas bon selon eux. Même vestimentairement, je ne collais pas à ce qu'ils attendaient. Ma mère l'a compris et elle m'a sortie de là. Je n'étais acceptée nulle part, en fait. Quand je suis revenue au collège d'où j'avais été renvoyée juste avant, ça a été pire car j'étais revenue et les élèves m'ont harcelée encore plus. Ça a vraiment été l'enfer. Finalement, on est parti en Californie, je n'ai même pas passé mon brevet. J'ai continué l'école à la maison.

Tu prends ton succès comme une revanche ?
Je ne veux pas le prendre comme une revanche mais ça fait vraiment du bien de réaliser enfin ce dont j'ai toujours rêvé.

Quel est ton plus grand rêve ? Que veux-tu accomplir ?
Je veux juste chanter, être sur scène et poursuivre mon rêve en aidant les autres. C'est cliché quand je le dis comme ça, mais je veux aider grâce à ma musique. Je veux venir en aide aux personnes qui dorment dans la rue, je veux faire partie d'associations. C'est mon but final.
Julien GONCALVES

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