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Interview
samedi 15 avril 2017 12:50

Alma en interview : "A l'Eurovision, je ne veux pas être en bas du classement"

A un mois de la finale de l'Eurovision, Alma, qui représentera la France avec la chanson "Requiem", se confie à Pure Charts dans une interview sans langue de bois.
Crédits photo : Arno Bani
Il y a quelques semaines, Alma s'envolait pour Tel Aviv afin de présenter son titre "Requiem" au public lors du pré-concert Eurovision "Israel Calling". Pure Charts était de la partie. Entre deux événements d'un planning chargé, la chanteuse m'a invité dans sa chambre d'hôtel afin de se mettre au calme pour l'interview. Sur le balcon, par 30 degrés, l'artiste, en bonne copine, se confie avec un naturel déconcertant et toujours le sourire sur sa chanson qui représentera la France à l'Eurovision le 13 mai prochain, me parle d'Amir, raconte les coulisses de cette sélection, revient sur la polémique autour des paroles en anglais, évoque ses adversaires et me révèle son favori. Interview à la cool avec une artiste qui l'est tout autant.

Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Tu as toujours rêvé de devenir chanteuse ?
Non, absolument pas. J'ai grandi dans une famille "normale", où personne n'était musicien ou chanteur. Pour moi, c'était inaccessible totalement, c'était un monde hyper fermé. J'ai fait mes études de commerce. Mes parents ont toujours été là, ils m'ont dit OK car j'avais eu mon diplôme. Donc voilà, changement de vie !

Mais puisque tu n'avais aucun contact, comment ça s'est fait ?
Ça a été des rencontres. La première qui a changé ma vie c'est Edoardo Grassi, qui est devenu le chef de la délégation française de l'Eurovision après. Il m'a proposé de faire "Les chansons d'abord" sur France 2, et sur le plateau j'ai rencontré Nazim avec qui j'ai écrit mon album, et notamment "Requiem". J'ai signé mon contrat chez Warner, sorti mon premier single "La chute est lente" et j'ai retrouvé Edoardo pour l'Eurovision. Ça a pris du temps. Trois ans peut-être.

« J'ai eu du mal à interpréter "Requiem" »
Tu as senti le potentiel de "Requiem" tout de suite ?
Honnêtement, mes chansons préférées sur l'album ce sont les ballades. C'est ce que j'aime, c'est ce qui me touche. Celle-là c'est celle qui m'a posé le plus de problèmes à interpréter. Mais c'est très bien car ça me pousse à sortir de ma zone de confort. Je dois être sur scène sans pied de micro, sans piano, ça me fait explorer une autre partie de moi, que j'ai mais que je n'osais pas trop sortir. Quand tu viens des piano-bar avec 50 personnes et que tu passes à l'Eurovision où tu danses devant 200 millions de personnes, c'est super ! Après, il faudra trouver un équilibre. (Sourire)

Elle raconte quoi alors cette chanson pour toi ?
Je suis très proche de Nazim, on en a beaucoup parlé. Son interprétation à lui, c'est que l'amour est immortel, même après la mort. Pour moi, cette chanson est très positive, c'est une ode à l'amour à la vie. Pourtant, un requiem c'est morbide à la base, c'est une composition pour une messe d'enterrement. Dans les moments les plus difficiles, il faut aimer les gens autour de soi. Si on s'aimait tous, on n'aurait pas toute cette merde dans tous nos pays, tout ce qui nous divise au lieu de nous unir.

Et l'Eurovision, c'est arrivé comment ?
En septembre dernier, j'ai rencontré des manageuses qui ont proposé mon nom à l'Eurovision, sans vraiment me le dire. Elles m'en avaient parlé avant, en me demandant si je voulais faire des émissions spécifiques comme "Danse avec les stars", et moi j'ai dit non. Donc je crois que c'est pour ça qu'elles m'en ont pas parlé, elles avaient peut-être peur...

« Amir m'a dit de profiter de chaque seconde »
Que tu dises non ?
L'Eurovision, je n'aurai pas refusé. Après, c'est de la psychologie. Si le sujet est bien emmené, si on me dit "Ils ont écouté ta chanson, ils adorent", tu te sens flattée. Tu as besoin de gens qui prennent des décisions pour toi dans ce milieu car tout peut basculer, dans le bon ou le mauvais sens, en un claquement de doigts. Quand elles m'ont annoncé avoir proposé mon nom, j'étais hyper contente. En plus je connais bien Amir, j'ai vu ce qu'il a fait, à quel point il a changé l'image de l'Eurovision. J'ai dit oui tout de suite sinon j'aurais été déçue de ne pas le faire. Quand Edoardo m'a appelé en me disant "Chérie, on part à Kiev ensemble !", j'étais tellement contente car je n'étais pas la seule en lice.

Découvrez le clip "Requiem" d'Alma :



Ça ne t'a pas du tout fait peur ?
Ça m'a mis des frissons, des étoiles dans les yeux. Je ne m'en suis pas rendue compte en fait. Amir j'ai vu la charge de travail qu'il avait mais quand il en parle il est émerveillé. C'est du travail mais c'est de la passion.

Amir t'a donné des conseils ?
Il m'a dit qu'il fallait que je profite de chaque seconde, tout ce que ça va m'apporter. Tout ce qu'il y avant aussi, les concerts à Londres, ici à Tel Aviv, à Madrid... C'est une expérience enrichissante.

« Amir a fait un miracle ! »
Et tu arrives à profiter justement ? Car il y a beaucoup de codes, tu as un planning très chargé...
Ça va car on se rend compte quand on est à l'intérieur qu'on est tous pareil. On veut tous prendre du plaisir. Il faut remettre les choses à leur niveau : c'est un spectacle. C'est vrai que tu représentes un pays. Il y aura toujours des gens qui penseront qu'il fallait prendre quelqu'un d'autre. Ça c'est le coté négatif. Mais, en fait, je prends beaucoup de plaisir et les gens sont très bienveillants.

Certains artistes pensent que faire l'Eurovision peut être un risque. Si Amir ne l'avait pas fait avant toi, tu aurais quand même dit oui ?
Je ne sais pas car je me dis toujours que tout arrive pour une raison. Je l'aurais quand même fait si on m'avait sélectionnée, sinon j'aurai trouvé un autre moyen d'arriver à faire ce que je voulais. Après, risqué ou pas risqué, c'est à toi aussi de transformer l'essai. C'est un moyen de pouvoir t'exprimer devant beaucoup de gens, de rencontrer des médias, d'autres artistes... Après, c'est toi qui gères.

A un mois de la grande finale de l'Eurovision, tu ressens la pression ?
Je ne réalise pas encore, je pense. Les concerts qu'on fait avant dans le cadre de l'Eurovision c'est quand même à la cool. En arrivant, ça va être un gros choc pour tout le monde. Mais on a eu trois mois pour se préparer, on connait notre chanson, on sait ce qu'on doit faire. Je vais avoir beaucoup de répétitions en rentrant. Une fois que tout est calé, il n'y a plus qu'à !

Ecoutez "La chute est lente" d'Alma :



Tu as un esprit de compétition ?
Oui grave. J'ai fait beaucoup de compétitions quand j'étais plus jeune en gymnastique. Quand on s'engage dans un concours, surtout à cette échelle, on ne veut pas être en bas du classement. C'est une chance unique dans une vie. J'aimerais faire du mieux possible. Mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne sais pas ce que je peux viser. Regarde, l'an dernier, la gagnante n'était pas du tout favorite ! Tout peut se jouer le jour J. C'est pour ça que je ne me positionne pas du tout sur ce que je vais faire. Je vais faire le mieux possible pour ne pas avoir de regrets. Après si ça a plu tant mieux, sinon je rebondirai d'une autre manière.

Amir on en parle beaucoup mais est-ce que ce n'est pas une pression supplémentaire finalement ? Car la barre est haute !
Il a tellement fait un miracle... Mais je décide de ne pas le prendre comme une pression. Au contraire, ça me tire vers le haut. Regarde l'accueil des gens cette année ! Souvent les gens me disent que c'est la deuxième année consécutive que la France propose un truc de ouf. Il a a tracé un chemin positif, je n'ai qu'à m'engouffrer dedans. Après ce n'est pas moi qui décide, ce sont les gens qui votent !

« Personne ne me fait peur »
Tu chanteras le 13 mai prochain devant 200 millions de téléspectateurs. Tu rêves d'une carrière internationale ?
A la base, j'écrivais mes chansons en anglais. J'ai beaucoup voyagé dans le passé, j'ai vécu dans plusieurs pays. C'est quelqu'un chose qui m'attire parce que j'aime la diversité. J'adore aller à la rencontre des gens donc j'aimerais bien mais c'est un rêve qui est très très lointain. Déjà à l'échelle de la France, des pays frontaliers, tu peux essayer de te développer. J'ai dans le coin de ma tête, un jour, de faire des chansons en anglais. Mes parents vivent aux Etats-Unis. Tout va dépendre de ça. Je ne sais pas, si ça se trouve je vais finir 25ème à l'Eurovision, et je vais décider de tout arrêter et de partir aux Etats-Unis ! (Rires)

Le fait que tu chantes quelques mots en anglais dans "Requiem" t'a valu pas mal de critiques. Tu leur réponds quoi ?
Si tu regardes, 90% des chansons à l'Eurovision sont en anglais. Moi ma chanson est en français et il y a 10% en anglais. Je suis complètement en osmose avec ma décision. Il faut les toucher ces 200 millions de téléspectateurs ! Si les gens aiment la chanson mais ne comprennent rien, ils ne vont pas voter pour toi. Alors que si tu entends quelques mots, que tu les reconnais et que quand je la chante tu te dis "Tiens, je connais, je peux chanter", ça change tout. C'est une façon d'aller séduire un plus large public.

« Ma favorite ? La Belgique »
Il y a des adversaires qui te font plus peur que d'autres ?
On peut se dire que ça nous fait peur et qu'on ne peut pas les dépasser... Mais encore une fois, l'an dernier, la victoire était une surprise. Peut-être que l'Italien (Francesco Gabbani, ndlr) va gagner comme les bookmakers le prédisent mais ça ne s'est pas quasiment jamais vu. Ce ne serait trop facile. Je préfère ne pas y penser en fait. Leurs chansons sont super, ma chanson aussi. Tout va se jouer le jour J. Personne ne me fait peur. Ça n'altère pas la confiance que je mets en moi et dans l'équipe qui m'accompagne pour porter ce projet.

Tu as un favori toi parmi les autres candidats ?
J'aime bien la chanson de la Belgique (Blanche qui chante "City Lights, ndlr). Elle est très belle. Ce n'est pas dans les codes de l'Eurovision, il n'y a pas d'envolée lyrique... C'est quelque chose que je pourrais écouter chez moi.

Et que tu pourrais interpréter ?
Ah oui, carrément !

Et niveau scénographie, tu peux me dire ce que tu vas proposer lors de la finale ?
Je sais que je vais être toute seule sur scène, avec trois choristes cachés. Il y aura une scénographie avec des écrans derrière moi. On est en train de voir comment ça va marcher. Voilà pour l'instant. On va commencer les répétitions bientôt. Et puis ça va s'affiner. Si ça se trouve, il y aura un danseur ou pas.

Julien GONCALVES
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Alma en interview
05/05/2017 - Alma ...
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