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Interview
mardi 05 juin 2012 16:00
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Philippe Uminski : "Je n'essaie pas de sonner comme Jacques Brel"

Après s'être fait remarquer en travaillant pour le compte de Calogero et plus récemment Julien Clerc, le musicien, réalisateur et chanteur Philippe Uminski, se dévoile dans ce qu'il annonce lui-même comme étant son "premier vrai album", "Mon premier amour", bien qu'il ait déjà publié plusieurs disques par le passé. Entre sa propre musique, ses collaborations et son projet de groupe, l'artiste a trouvé le temps de répondre à quelques-unes de nos questions, faisant le point sur sa carrière et restant optimiste quant à la suite qu'il souhaite lui donner.
Crédits photo : Facebook officiel de Philippe Uminski
Beaucoup vous connaissaient uniquement en tant qu'arrangeur et réalisateur plutôt que chanteur alors que vous comptez déjà plusieurs albums à votre actif. Est-ce un aboutissement d'être aujourd'hui remarqué pour votre propre album plus que les arrangements symphoniques de l'album "Fou, peut-être" de Julien Clerc, que vous avez signés ? (Jonathan Hamard, journaliste)
Philippe Uminski : Evidemment. C'est un aboutissement parce que j'ai toujours écrit des chansons depuis mon plus jeune âge. J'ai toujours chanté. C'était quelque chose d'important pour moi. Alors c'est vrai que j'ai toujours mené deux carrières en parallèle. Mais j'ai toujours été chanteur. J'ai commencé dans un groupe de rock il y a une dizaine d'années. J'ai ensuite continué en solo, mais ce que je faisais était vraiment très rock, complètement différent de ce l'on peut entendre sur mon nouvel album. Le succès était plutôt confidentiel parce que j'étais défendu par une major du disque alors que ça aurait dû être défendu par un petit label, parce que c'était du rock. Et parallèlement, parce que j'ai fait mes études au Conservatoire, parce que je savais arranger, et parce que j'ai toujours aimé triturer le son, je suis devenu un petit peu par hasard réalisateur de disques. Et j'ai connu d'énormes succès. Evidemment, dans l'esprit des gens, j'étais plus un réalisateur à succès qu'un chanteur. Le chanteur a disparu derrière le réalisateur. Pour la plupart. Mais pas pour moi.

La précédente major, c'est Warner. Vous êtes désormais signé chez Sony Music. Qu'est-ce que ça change concrètement pour vous ?
J'ai fait mon chemin avec Warner. Ils ont été supers. Je continue d'ailleurs de travailler avec eux en réalisation. Ils me laissaient faire des disques mais ils ne se battaient pas vraiment pour qu'ils aient du succès. Est-ce grave ? Non, je ne crois pas. Je n'étais peut-être pas tout à fait prêt. D'autant que j'ai l'impression là d'avoir un premier album entre les mains. C'est un album que je défendrai corps et âme. Il n'y a plus de distance entre ma musique et moi. Je le concède, je suis prêt un peu tardivement. Tout ce qui précède, je le qualifierais maintenant d'expérimentation ou d'échauffement.

Est-ce que toutes ces expérimentations, je parle là de vos précédents disques mais aussi des travaux sur lesquels vous avez planché pour d'autres, ont influencé de quelque manière que ce soit "Mon premier amour" ? Je pense en particulier à l'album "Fou, peut-être" de Julien Clerc.
Pas exactement. Ayant la chance de travailler pour beaucoup d'artistes, j'apprends énormément de choses auprès d'eux. En ce qui concerne le cas de Julien Clerc, il se trouve que mon album était déjà prêt lorsque j'ai rencontré Julien Clerc. Du moins il n'était pas enregistré encore. Mais toutes les chansons étaient déjà écrites. Avec Julien Clerc, c'était plus de l'ordre de la reconnaissance. On s'est trouvé de vrais atomes crochus. Et en réalisant son disque, j'ai appliqué des principes que je souhaitais pour le mien. C'est-à-dire : le retour à l'orchestre, le côté un peu intemporel, se débarrasser des productions qui durent quatre ou cinq ans. C'est un album qui aurait pu être fait dans les années soixante-dix et qui sonnera encore bien dans dix ans. Ceci dit, Julien m'a beaucoup apporté. Quand je l'ai rencontré, toutes les chansons étaient déjà écrites. Il restait à les enregistrer. Seulement, quand on a quelqu'un comme Julien Clerc devant un micro, on prend la mesure de ce que c'est qu'un interprète. Et ça m'a effectivement poussé à travailler le chant beaucoup plus.

Ça sous-entend beaucoup plus de rigueur ?
De toute façon, c'est un métier qui demande beaucoup de rigueur. Le milieu de la musique est difficile. Enregistrer un disque, ça paraît assez simple comme ça, mais c'est en réalité beaucoup plus difficile. D'autant que, comme vous devez le savoir, j'ai enregistré "Mon premier amour" en une prise en direct, planté dans le studio avec quarante musiciens. J'ai été obligé de me préparer comme coureur de fond. La première journée, j'ai travaillé pendant quatorze heures. C'est très difficile. Pendant trois mois j'ai travaillé mon chant six heures par jour. C'était indispensable pour mener à bien ce projet.
« Je voulais des émotions qu'on ne se permet plus aujourd'hui avec les ordinateurs. »


Le concert prévu à l'Alhambra, ce sera un simple exercice de routine à côté…
Effectivement (rires). Même si c'est encore une autre préparation !

J'ai cru comprendre que ce projet s'est étalé sur plusieurs années. Il y a eu des mois et des mois qui se sont écoulés entre l'écriture des titres et la parution du disque. Comment l'expliquez-vous ?
En réalité, les chansons ont été écrites très vite. Ecrire un disque, c'est toujours pareil. Il y a tout ce que l'on peut écrire dans un premier temps. Et puis on affine au fil des mois. Et c'est ça qui demande du temps. Mais c'est vrai que l'ossature du disque était écrite en trois mois. Parce qu'à ce moment-là, j'étais comme un robinet qui coule. Ça ne s'arrêtait plus. Les chansons sortaient. J'en ai écrit au moins quarante je crois.

Il y avait donc un besoin très fort.
Il y avait un besoin énorme. Enorme. Il y a ensuite eu des chansons qui sont arrivées au moment de l'enregistrement : "Par les toits" et "Aimer". Ce sont deux titres dont je suis très content d'ailleurs.

Vous me parlez de deux jours d'enregistrement. Il y en a eu un troisième, plus original puisque réalisé en public.
Il y avait deux types d'orchestre en studio : un orchestre pop de huit personnes. On a répété pendant une dizaine de jours avec partition. Parallèlement, je préparais l'arrivée d'un orchestre de trente musiciens. Il fallait donc s'occuper du son pour tout ce petit monde. C'est un travail qui m'a pris une journée. Et ensuite, une autre journée où l'on enregistrait la prise numéro un. Puis la troisième journée qui en réalité n'a duré que deux heures. Nous nous sommes retrouvés à sept heures du soir. Nous avions invité une quarantaine de personnes dont des amis, des journalistes et la famille. Ils circulaient où ils voulaient. Ce n'était pas du tout une ambiance concert. Nous avons servi petits fours et champagne. Nous étions pas loin de cent dans ce studio.

On entend d'ailleurs tous ces invités applaudir à la fin du titre "La vie continue"…
… Exactement. J'avais expliqué avant le début de l'enregistrement que l'on devrait sans doute s'y reprendre à plusieurs fois car j'allais certainement me tromper. On avait bien expliqué que ce n'était pas un concert et qu'il fallait que ce soit vivant. Par contre, nous avions demandé de ne pas applaudir à la fin car c'est un disque de studio. J'ai eu tort de leur dire cela car c'était une forme de castration. Et au bout de trois morceaux, ça applaudissait à tout vendre. J'ai enlevé les réactions sauf sur "La vie continue" parce que je trouvais ça beau.

Ecoutez le titre "La vie continue" de Philippe Uminski :



Trois jours, c'est rapide pour enregistrer un album complet. Etait-ce volontaire ou par manque de temps ?
C'était totalement volontaire. Réunir comme ça quarante musiciens, c'est quelque chose d'énorme. C'est un coût très important. Et puis il se trouve que je voulais réunir des gens, qu'il fallait aussi qu'il y ait une sono pour diffuser dans la salle en même temps… Donc ça faisait beaucoup de monde et une préparation assez lourde. D'autre part, je voulais aussi retrouver de grandes émotions qu'on ne se permet plus aujourd'hui avec les ordinateurs. Les gens font des disques en bossant six mois chez eux sur leur ordinateur. Et moi qui suis réalisateur, je connais bien le problème. Et je m'ennuie. J'avais envie de me fabriquer de beaux souvenirs et de vivre un grand moment de musique. Je voulais aussi et surtout le partager avec les gens que j'aime. Je voulais leur montrer ce que c'est quand il n'y a pas de mensonges. En réalité, en studio, c'est très ennuyeux. Chacun vient enregistrer sa partie. On doit surveiller des choses complètement idiotes, surveiller que tout est bien calé…

Ne serait-ce pas le résultat d'une certaine lassitude des arrangements et de la réalisation ?
Non, absolument pas. Par contre, il y a quelque chose qui est de l'ordre du manifeste dans ma démarche. En tant que réalisateur, j'ai depuis des années obligé des gens à enregistrer en direct alors qu'ils n'avaient pas l'habitude de le faire. Pas des groupes aussi imposants. Je travaille avec Calogero depuis dix ans. On a pris l'habitude avec le groupe de rock qui est le sien d'entrer directement en studio. Julien, on a enregistré tout le groupe en live en studio puis ensuite l'orchestre. Mais je n'ai jamais réussi à mener un artiste à chanter en direct avec le groupe en studio. Du moins de manière définitive. Ce sont des choses que je voulais faire sauter pour moi. Je ne pouvais commencer par l'appliquer qu'à moi-même. C'est comme si j'étais scientifique et que je voulais tester un vaccin : je commencerais par l'administrer à moi-même.

« J'ai essayé de faire un disque d'adulte, pas de vieux jeune. »
Cette interprétation assez forte en émotion, elle n'est pas sans rappeler celle de Jacques Brel. C'est un artiste qui vous a inspiré ?
C'est un compliment. Mon cœur s'envole. Mais Jacques Brel, je n'arrive même pas au commencement de sa bottine. Mais je n'essaie pas de sonner comme Jacques Brel. On retrouve d'autres chanteurs de la même époque dans mon travail. Nougaro par exemple. Il y a une lecture moderne de ça. Avec Jacques Brel, je partage un truc. C'est dans le cœur. C'est comme un besoin de crier les mots, un besoin de ne pas mentir et même de lyrisme je dirais. Gainsbourg, qui est magnifique, il n'y a pas ce lyrisme-là. C'est parlé, chanté… Il y a une certaine linéarité. Alors que Brel, ça s'emporte. Et moi je m'emporte mais pas pour le copier. Parce que j'ai ça en moi, comme Brel l'avait.

Il y a aussi ce franc-parler. On retrouve dans cet album un aspect brut de décoffrage avec l'emploi d'un vocabulaire très familier. Ça vous vient du Lot-et-Garonne ?
Il y a une sorte de simplicité dans mes textes. Je crois que, à la différence de beaucoup d'artistes aujourd'hui, j'ai envie de faire de la chanson populaire. Je ne fais pas de la musique pour les intellos. J'écris de la musique pour toucher le cœur des gens. J'essaie de m'exprimer simplement. Mais j'essaie de faire en sorte que ce soit poétique en même temps. Il y a aussi ce côté grossier que j'aime beaucoup. Je suis quelqu'un de très gentil mais je suis quand même un mauvais garçon dans l'âme. Je ne suis pas le gendre idéal non plus. Je l'exprime. Brassens, il y avait des gros mots à chaque vers. La vulgarité est très contemporaine et va aussi dans ce sens d'écrire de la musique sans mensonge.



Doit-on comprendre que "Mon premier amour" est l'album d'un musicien qui revit son adolescence ?
Non. C'est l'album d'un type qui a beaucoup de temps devant lui, mais qui en a aussi beaucoup derrière. Il y a quelques années, il y a beaucoup de chanteurs qui sont arrivés. Des trentenaires que l'on disait de la "nouvelle scène française". Ils ont raconté leurs premiers cheveux blancs, leur première ride, leur première enfant, leur pizza devant la télé… etc… C'étaient des disques de trentenaires. Moi, j'ai essayé de faire un disque d'adulte, pas de vieux jeune. C'est un disque plein d'espoir mais très désabusé aussi. Malgré tout ce qu'il y a devant, il y a la douleur de tous les ratés. C'est pour cela que je parle beaucoup des films de Claude Sautet. Ces personnages incarnés par Montand, Reggiani, Depardieu. Ces types en milieu de vie, qui ont réussi leur vie… mais qui finalement sont en rupture. Il y a une sorte de méli-mélo dans leur tête : perte de repères, envie d'être encore amoureux… C'est ça que je raconte dans "Mon premier amour"…

De la nostalgie ? Y-t-il comme on croit le comprendre une grande part d'autobiographie ?
Oui. Il y a beaucoup de nostalgie dans ce disque, parce que je raconte toutes mes histoires. Ce n'est pas un personnage. Ce n'est sont que des histoires vécues. C'est ma vie de petit gamin de la campagne, de toulousain. C'est aussi ma vie de provincial qui monte à Paris et ma vie dans la capitale.

Et puis la vie sentimentale…
Oui. Les échecs sentimentaux surtout. Il y a beaucoup de vérité. Je me sers de ce qu'il y a en moi pour essayer de parler aux gens d'eux-mêmes, de ce qu'ils vivent eux. On vit globalement les mêmes choses. On porte les mêmes douleurs. Il y a cette chanson qui est consacrée à cet ami que j'ai perdu qui s'appelle "Autant que je m'en souvienne". C'est une chanson où je raconte qu'un ami s'est suicidé quand je devais avoir vingt ans. Mais je reste très vague. Je sais que cet ami-là, tout le monde l'a eu. S'il ne s'est pas suicidé, il s'est tué en moto en sortant d'une boîte… Bien évidemment, je rends hommage à quelqu'un, mais je voulais que les personnes qui n'ont pas la possibilité d'écrire des chansons pour se soulager de choses puissent le faire avec ce titre. C'est ce que j'essaie de faire dans ce disque : parler de mon intimité pour essayer de la faire résonner dans les autres.

Ecoutez un extrait du nouveau single de Philippe Uminski, "Un temps (C'est la vie)" :


Le single "Mon premier amour", c'est le regret du passé ? C'est le regret de ne plus pouvoir vivre ce que l'on a déjà vécu ?
Je parle de la perte de l'innocence. Je parle du fait que, à présent, moi, à mon âge et tel que je vois la vie, les choses ont changé de goût. C'est tout. Elles sont plus graves, moins pures et plus profondes. Mais je ne regrette pas. Tout ça est passé. En fait, je suis vraiment nostalgique. Je raconte tout ça parce que c'est le sens de la vie. J'ai eu beaucoup de chance dans ma vie. J'ai eu des échecs mais aussi beaucoup de réussite, professionnelle notamment. Mais il y a toujours de l'amertume qui traîne. C'est le temps qui passe et l'on ne peut rien y faire. "Mon premier amour" : c'est un gamin paumé. Je ne sais pas si j'aimerais le revivre. Mais c'est une forme de pureté qui est belle.

Regardez le clip "Mon premier amour" de Philippe Uminski :



Votre actualité ne se limite pas à ce nouvel album. Un projet d'album en groupe est en bonne voie. Avec Calogero notamment. Peut-on en savoir davantage ?
C'est très top secret (rires). C'est un groupe avec cinq chanteurs et musiciens qui chantent et jouent ensemble. Il y a une vraie harmonie vocale. Il y a un album qui devrait arriver dans quelques mois et qui est en très bonne voie d'enregistrement. Calogero est porté par cette envie de partager de la musique avec ses amis. Nous sommes Calogero et moi de grands amis. Ça fait dix ans que l'on travaille ensemble, depuis "Face à la mer". Il se comporte encore comme un adolescent avec la musique. On a toujours l'impression d'avoir quatorze ans dans notre cave à répéter.

D'autant que vous avez commencé tous les deux dans un groupe de rock.
C'est vrai. C'est ce qui fait sans doute qu'on est tout fou. On n'est pas calculateur. Tout est affaire de passion. Parfois c'est bien, parfois c'est moins bien. Là, on crée un projet. Nous sommes tous de grands amis. Nous avions tous ce rêve de faire un groupe d'amis. Vous savez, le seul groupe, ce sont les Beatles : ils jouent ensemble, ils s'aiment... C'est une histoire d'amour et d'amitié. On a tenté notre chance et je dois dire que je trouve ça assez génial. Vous en entendrez parler très vite.

D'autres projets avec Julien Clerc ?
Nous travaillons avec Julien Clerc sur un nouveau projet de tournée à suivre à l'automne. Ça n'a rien à voir avec la tournée symphonique. C'est quelque chose de différent et original encore : une autre formule. Nous avons décidé de reprendre sur scène un répertoire beaucoup plus pointu, des chansons rares et des chansons qui ne sont pas connues du grand public.
la Redaction
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Ecoutez et/ou téléchargez le nouvel album de Philippe Uminski, "Mon premier amour".
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Superlolo1991
le 06/06/2012, 11:55
Citer
Un album que, moi aussi, je défendrai corps et âme. Une véritable claque !!!
Invité
le 06/06/2012, 13:09
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"un gamin pommé" ? Tombé dans les pommes ?
Invité
le 06/06/2012, 19:29
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il se prend pour Brel le gamin, qu'il reste a sa place
Invité
le 06/06/2012, 21:25
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il se prend pour Brel le gamin, qu'il reste a sa place



je pense la même chose, un peu trop la grosse tête déjà..
Invité
le 07/06/2012, 10:11
Citer
C dingue comme il n'a pas de charisme aucune prestance
Certainement un bon réalisateur mais faut savoir parfois reste à sa place, j'ai
Vu quelques live je trouve cela pas bon surtout sur le fait qui
Dégage rien .....
Les titres de l'album sont pas mal mais trop public telerama branche...
Et puis cette façon dinterpreter comme Brel sonne faux et le dérange plus que tou
Donc je n'achète pas et n'irais pas au concert .
Ah oui restons modeste car il semble avoir un peu le grosse tête pour rien.
Superlolo1991
le 07/06/2012, 10:53
Citer
C'est faux, les amis, ce que vous dites sur Brel, la grosse tête, le manque de charisme... Il a cette intonation et le franc parler (ou franc chanter) de Brel, mais il dit lui même ne pas être au commencement de sa botte; il faut lire l'article. Quant au charisme, au contraire. Il a cette manière assez naturelle de conter ce qui nous est d'ailleurs tous plus ou moins commun (écoutez "Par Les Toits" et "Le Provincial" si vous n'habitez pas dans une grande ville. Comme il le dit aussi, écoutez "Autant Qu'il M'en Souvienne" si vous avez jadis perdu un ami très proches, "Mon Premier Amour" pour la déception amoureuse... Sa place est aussi face au micro, croyez moi
Superlolo1991
le 07/06/2012, 10:54
Citer
Sans compter que c'est de l'artisanal, c'est à dire qu'il n'arrive pas les bras croisés à chanter ce qu'on lui donne. Et le talent, l'artistique, il est LA
Invité
le 07/06/2012, 11:02
Citer
Et ben c'est là qu'on voit qu'il en faut pour tous les gouts en musique! Heureusement d'ailleurs.
Dire qu'il n'a pas de charisme me laisse assez perplexe! Vu tte l'interprétation qu'il met dans ses chansons... d'ailleurs ca s'entend rien que sur le CD! Il y a une véritable présence. Surtout avec cette manière de prononcer les mots avec violence et urgence... C'est rempli d'émotion!
Bref pour moi c'est un véritable coup de coeur cet album! L'impression de réentendre de la très bonne chanson française, avec de beaux textes et une magnifique musique orchestrée! Il y a un véritable ensemble entre la musique, le texte et l'interprétation!
Quant à la référence à Brel on ne peut guère le lui reprocher, lorsque tous les articles qui sont écrit relativement à son album y font référence. Relisez l'interview, il précise pourtant qu'il considère "ne meme pas arriver au commencement de sa bottine". Alors la grosse tête....
Invité
le 07/06/2012, 23:59
Citer
J'ai relu avec attention les différents articles ici et là,j'ai aussi lu attentivement le peu de commentaires à cet article,j'ai écouté l'album,visionné sur scène et je suis désolé de dire que cette intonation à la Brel est insupportable et certainement calculé ce n'est pas possible autrement,il souffre d'un réel manque de charisme je suis d'accord avec le commentaire plus haut car en visionnant des live j'ai pu voir combien il ne dégage rien,les textes sont bons la réalisation bonne mais cela manque cruellement de contraste de matière de personnalité pourtant il semble pas jeune plus dans la quarantaine mais ses yeux ne racontent rien ni sa voix d'ailleurs.
Je vais certainement être très dur mais cet album aurait certainement connu une autre dimension avec un autre artiste même inconnu.......sorry mais je le pense vraiment.
Je précise que je viens de voir que c'est son troisième album!!!! d'ailleurs il,précise que celui la est le vrai drôle de raisonnement...
Superlolo1991
le 08/06/2012, 21:19
Citer
J'ai relu avec attention les différents articles ici et là,j'ai aussi lu attentivement le peu de commentaires à cet article,j'ai écouté l'album,visionné sur scène et je suis désolé de dire que cette intonation à la Brel est insupportable et certainement calculé ce n'est pas possible autrement,il souffre d'un réel manque de charisme je suis d'accord avec le commentaire plus haut car en visionnant des live j'ai pu voir combien il ne dégage rien,les textes sont bons la réalisation bonne mais cela manque cruellement de contraste de matière de personnalité pourtant il semble pas jeune plus dans la quarantaine mais ses yeux ne racontent rien ni sa voix d'ailleurs.
Je vais certainement être très dur mais cet album aurait certainement connu une autre dimension avec un autre artiste même inconnu.......sorry mais je le pense vraiment.
Je précise que je viens de voir que c'est son troisième album!!!! d'ailleurs il,précise que celui la est le vrai drôle de raisonnement...


Je me répète, je trouve qu'il a sa personnalité sur cet album, ce qui sert un certain charisme, différent de Brel d'ailleurs (qui avait du charisme par d'autres particularités).

Après, qu'entendez vous par autre dimension?

Enfin, comme il le dit, ce n'est pas son premier album, mais ça l'est "pour son coeur". Il faut comprendre que ses autres albums manquaient de maturité et souffraient d'un manque de défense de la part d'une maison de disque. (il avait un label, mais qui faisait peu de pub).

Après, je comprends que cet album puisse être absolument détesté, mais cette détestation est aussi la raison pour laquelle ce même album peut être absolument adoré. Je ne cesse de m'écouter tous les titres, je les trouve formidables.
Superlolo1991
le 08/06/2012, 21:22
Citer
ATTENTION je n'en veux pas aux comm' disant qu'ils n'aiment pas cet album, surtout quand ils en explique les raisons. C'est cela qui me rend heureux: cet album créé la "polémique", le débat en tout cas DONC ne laisse pas indifférent. Je le dis pour expliquer mon propos sur le fait qu'il puisse être adoré comme détesté. Il faut juste, je pense, s'enlever de la tête le fait qu'il veule imiter Brel, d'autant plus que c'est faux.
Invité
le 10/06/2012, 13:46
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Ceux qui essaient de ressembler a ce qui existe déjà, ne font jamais long feu. Un certain Frederic Lerner en a joué en imitant jusqu'au intonation un certain Goldman le talent en moins. Quelqu'un sait ce qu'il devient? Tout est dit!
Invité
le 03/12/2012, 22:40
Citer
bravo mon philou... chapeau haut !!!

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