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Interview
samedi 03 décembre 2016 15:18

Loic Nottet se confie sur "DALS" et son premier album : "Je ne veux pas être une star !"

Un an après sa victoire dans "Danse avec les stars", Loïc Nottet est de retour sur le parquet de TF1, pour la promotion de son nouveau single "Million Eyes". Le chanteur se confie à Pure Charts sur l'aventure "DALS", ses épreuves personnelles et les comparaisons avec Sia. Interview !
Crédits photo : DR
Cette semaine, j'interrompais Loïc Nottet en plein déjeuner express dans une salle de réunion dans les locaux de Sony Music France pour une interview dans le cadre de la promotion de son clip "Million Eyes", visionné plus de 2 millions de fois sur YouTube en quatre jours. Preuve que son retour était attendu. Souriant, enfantin mais la tête sur les épaules, le chanteur s'est confié librement sur son parcours et ses blessures, dévoilant une facette intime et touchante, tout en posant un regard très mature et déterminé sur ses ambitions et sa vision de l'industrie du disque.

Propos recueillis par Julien Gonçalves.

En France, on te connait surtout depuis ta victoire dans "Danse avec les stars" l'an dernier. Tu as hésité avant de participer à l'émission car peu de... ?
Tu peux le dire, on ne me connaissait pas ! (Rires)

« Je ne veux pas être une star ! »
Avec l'Eurovision, un petit peu quand même...
Mais c'est une des raisons pour laquelle je n'étais pas trop chaud pour faire "Danse avec les stars" au début. Je me disais : "L'émission s'appelle "Danse avec les stars", mais je ne suis pas une star". Et je ne veux pas être une star ! Je n'étais pas quelqu'un de connu en France, j'avais peur atterrir dans le casting d'une émission qui demande des célébrités connues. Mais je me suis dit que c'était un peu bête de ne pas y aller. Si c'était pas moi, c'était un autre. Et en plus j'en avais envie car je regardais "Danse avec les stars" chez moi. Et puis ça se passe en France, et j'avais envie de sortir de la Belgique. Je l'ai fait, mais le premier prime je n'étais pas à mon aise. Et quand le casting a été dévoilé, je n'en ai pas voulu aux gens qui disaient que les danseurs étaient plus connus que les stars ! Pour mon cas, c'était vrai. J'avais un peu peur que ça me tue. Et que les gens ne me laissent pas les convaincre.

Tu as réussi !
Oui ! Enfin on a réussi, avec Denitsa.

« Il fallait que je prouve beaucoup »
On se souvient de vos chorégraphies, notamment celle sur "Chandelier" de Sia qui a marqué la saison. Tu avais déjà un certain niveau quand même...
Je dansais déjà oui. Mais je suis quelqu'un de très fainéant, j'y allais comme ça pour me défouler. J'ai appris plein de choses, mais je ne travaille pas vraiment les choses que je n'ai pas naturellement. Je ne prenais pas les cours sérieusement. Pourtant, j'adore la danse. J'aime la création. Quand je suis arrivé à "Danse avec les stars", j'étais dans des conditions de professionnels. Durant les premières semaines, j'avais un peu peur, car personne ne me connaissait, il fallait que je prouve beaucoup. Denitsa me disait : "Tu ne veux pas qu'on fasse une pause ?". Mais je ne voulais pas. Je suis perfectionniste, j'ai tendance à me mettre trop de pression.

Souvenez-vous de la performance de Loïc Nottet sur "Chandelier" :



Tu ressentais la compétition durant l'émission ?
Non, pas du tout. J'y allais pour m'éclater, je m'amusais. Je m'entendais bien avec tout le monde. Je ne suis pas quelqu'un comme ça. Je ne suis pas d'une nature à vouloir que quelqu'un tombe pour y arriver. Je préfère prendre plus de temps pour arriver là où je veux arriver, mais être droit dans mes baskets, plutôt que d'y arriver très vite et d'avoir tué tout le monde sur mon passage.

« J'ai pris le choix de m'éclipser et je l'assume »
En général, quand on fait "Danse avec les stars", on pense un peu au marketing en sortant un single ou un album rapidement pour surfer sur l'exposition et la notoriété qu'offrent l'émission. Pourquoi avoir attendu un an pour revenir ?
C'est pas que je n'ai pas eu envie, mais ce n'était pas prêt. Je ne voulais pas sortir un truc juste pour sortir quelque chose. Je voulais vraiment prendre le temps de faire quelque chose qui me ressemble, qui me corresponde, dire ce que je ressens vraiment, et délivrer un vrai message. C'est ça la musique. C'est pas juste un rythme et une voix. J'avais envie de dire quelque chose d'intelligent, de personnel et de sincère. Ça demande du temps. Et je voulais tout faire tout seul au maximum. Je sais que j'ai eu de la chance d'avoir une équipe qui m'a permis de le faire.

Tu ne t'es pas dit que le public aurait pu t'oublier ?
Bien sûr que si. J'ai pris le choix de m'éclipser, et je l'assume totalement. Je savais les risques. Mais je me serais senti beaucoup plus mal si j'avais sorti un truc qui ne me parlait pas. J'aurais eu la sensation de mentir aux gens, je me serais senti sale. Je n'aurais pas été fier. Je ne veux pas tromper les gens. Si des gens doivent m'aimer, j'ai envie qu'ils m'aiment pour ce que je suis vraiment, pas pour une image que je renvoie et qui n'a rien à voir avec moi.

« J'avais peur de ne pas plaire »
Tu y pensais un peu en studio à l'attente du public ?
Je me posais beaucoup de questions car c'est mon premier album. Je ne sais pas comment on fait ça ! Quand j'écoute un album, ça m'énerve quand j'ai l'impression d'écouter 10 fois le même morceau. Et ça m'énerve aussi quand c'est trop différent, quand c'est trop décousu. (Rires) J'ai essayé de jouer sur tout ça. J'ai voulu tout composer moi-même, comme ça j'étais sûr qu'il y avait une cohérence. Mais quand je composais, je ne me posais pas la question de savoir si ça allait plaire, car l'unanimité n'existe pas. Ça m'aurait empêché d'avancer.

Tu as suivi ton instinct ?
Je me suis concentré sur ce que j'aimais, assez égoïstement. Mais quand le single est prêt, que tu es sur le point de le lancer, là oui on commence à stresser... J'avais peur de ne pas plaire. J'ai pris le risque de partir pendant un an. Est-ce que ça va être à la hauteur de ce que les gens attendent ? J'avais envie aussi de montrer vocalement, tout ce que je pouvais faire. Je ne voulais pas qu'on me compare à un petit chanteur de 20 ans qui est de passage... J'avais envie d'avoir une reconnaissance du milieu professionnel et du public. J'avais envie de montrer tout ce que je pouvais faire car je me suis dit que ce serait ma seule chance...

Ah oui ?
Oui, c'est comme ça que je l'ai pris...

Regardez le clip "Million Eyes" de Loïc Nottet :



Et comment est né ton nouveau single "Million Eyes" ?
Une nuit, en dix minutes. Tout est venu. J'ai une façon de composer un peu bizarre. (Sourire) J'entends les mélodies, j'essaie de les refaire, j'ai enregistré en a cappella en yaourt. Le lendemain, une amie à moi a joué le piano sur l'a cappella. Je suis allé en studio, on a fait la production avec Luc Cox, et seulement après j'ai écrit les paroles. J'ai toujours les titres dès le début, sans savoir de quoi ça va parler. Depuis la nuit où je l'ai faite, elle s'appelle "Million Eyes", mais la chanson m'a parlé après, et j'ai fait le texte.

« J'ai eu des insultes à l'école »
Cette chanson a un univers assez sombre. Dans les paroles, tu évoques des insultes, des jugements, la différence. C'est tiré d'une expérience personnelle ?
Quand j'étais plus jeune oui... Dans la cours de récré ou quand je faisais du foot. Ça ne me plaisait pas, et en plus j'étais pas doué. Je faisais ça pour faire plaisir à mon papa. Un jour, j'ai vu Michael Jackson à la télé et j'ai dit à ma maman : "C'est ça que je veux faire !". On en a parlé à mon papa qui n'était pas vraiment très chaud. A l'époque, si tu faisais de la danse quand tu étais un garçon, tu étais très vulgairement ce qu'on appelle "une petite tapette". Ma maman m'a inscrit en secret à mes premiers cours de danse. J'ai bien aimé. Un jour, je l'ai dit à mon papa, je lui ai imposé ça, j'ai arrêté le foot. Je ne faisais rien de mal, je ne tuais personne ! Il est venu me voir à mon premier spectacle de danse et il a compris. Et ça a été pareil pour le chant... Mais j'ai quand même fait "The Voice". Je me suis rendu compte que la musique était très importante pour moi.

Aujourd'hui, ton papa te soutient ?
Maintenant, oui, tout va bien, ils sont super contents et fiers aussi. Ce que je reproche parfois à mon papa c'est que c'est dommage qu'il ait du attendre la reconnaissance des autres pour y croire lui-même. Alors que ma maman y a cru dès le début. Mais bon les mamans, c'est différent... (Sourire)

« Ce que j'apporte n'est pas nouveau »
On peut comparer ton single "Million Eyes" avec les univers de Sia et Marina Kaye. Tu les accueilles comment ces comparaisons ?
Je suis flatté ! Mais je ne pense pas que Sia serait contente qu'on dise ça sur un petit jeune de 20 ans ! (Rires) Je ne le prends pas mal car inventer quelque chose musicalement aujourd'hui, c'est quasiment impossible. Tout a déjà été fait. Tout le monde s'inspire de tout le monde. J'écoute Sia, Lana Del Rey... J'aime bien ce qu'a fait Marina Kaye. Je serais hypocrite de dire que ce que je fais est totalement différent. C'est dans le même univers. Je ne le prends pas mal. J'ai conscience que ce que j'apporte n'est pas nouveau musicalement, c'est de la pop à voix, à émotions, car j'aime quand il y a des vrais messages. Mais je n'invente rien. Ce que j'ai à moi, c'est ma voix. Et encore, certains pourront peut-être voir des similitudes avec d'autres... (Rires)



En tout cas, le visuel est très important dans ton clip. C'est obligatoire pour toi pour un artiste de proposer un package ?
Je pense que c'est important. Aujourd'hui, l'image c'est 50% du travail. Moi en tant que client, j'aime bien acheter un produit qui est plus que de la musique. Quand dans ses clips, un artiste a des vêtements bizarres ou un concept autour de son album. Adele n'a pas besoin de ça, mais c'est l'une des exceptions. Les gens sont demandeurs de plus aujourd'hui. Et il y a tellement de concurrence qu'on est obligé de se démarquer des autres. Jain par exemple, on la voit, on sait que c'est elle, et ça j'aime bien. En ce qui concerne mon l'album, tout est fait, les maquettes sont terminées, il ne reste plus qu'à finaliser tout ça. Pour moi, chaque détail compte, même dans les prestations live.

J'ai lu que ton album est prêt...
Oui, on met le vernis... Pour le printemps 2017.

« Il n'y aura pas de titres en français sur mon album »
Est-ce qu'il contiendra des titres en français ?
(Sourire) Non. C'est la grande question qu'on me pose tout le temps ! (Rires) Mais je comprends, car ma langue c'est le français. Le yaourt quand j'écris est toujours anglais. C'est du au fait que j'ai jamais écouté de la pop en français. J'ai toujours été attiré par la culture et la langue anglaise, les films, les séries... Je ne sais pas pourquoi. Et puis c'est plus facile de dire certaines choses dans une langue qui n'est pas la notre. Comme une espèce de protection. J'aurais plus de mal à chanter une chanson comme "Million Eyes" en français devant mes parents. C'est par pudeur...

On te connait surtout sur des titres lents. Il y aura des titres énergiques ?
Oui ! "Million Eyes" est l'une des seules ballades de l'album. Les autres sont plus pêchues. J'aime danser donc c'était important de retrouver ça sur la tournée qui arrive. Il ne faut pas s'attendre à un album avec que des "Million Eyes". Je parlerai beaucoup de la tolérance, de la société, comment je perçois le monde. Il y aura encore beaucoup d'allusions à des choses personnelles. Je voulais dire tout ce que je ressentais, très honnêtement. Je préfère encore perdre un mois mais livrer un vrai message plutôt que de combler une mélodie avec des mots qui ne veulent rien dire.

« Je ne suis pas très fan des comédies musicales »
On t'a proposé des projets à la sortie de "Danse avec les stars" ? Une comédie musicale par exemple ?
Euh non. (Rires) Je ne suis pas vraiment un fervent adepte des comédies musicales. Après, j'aime beaucoup certains films musicaux comme "West Side Story". "Les Misérables", si on regarde bout par bout car 3 heures de film, c'est trop long ! (Rires) Il y a des passages très beaux. Je ne suis pas adepte des comédies musicales, mais il y a de belles choses. J'ai vu "Le Roi Soleil" à Bruxelles, c'était magnifique. Ça dépend de l'univers. Il faut que ce soit cohérent avec ce que je suis. Je ne me verrais pas incarner un personnage clownesque par exemple !

Et un spectacle avec Marie-Claude Pietragalla, c'est en projet ?
Disons qu'à la sortie de "DALS", elle m'avait dit de ne jamais m'arrêter de danser et que si j'en avais marre de chanter, elle serait là. Il n'y a rien de concret... Mais j'aimerais bien travailler avec elle sur le clip d'une de mes prochaines chansons. On a essayé de bosser ensemble sur "Million Eyes", elle était pour, mais malheureusement avec les emplois du temps, ça ne s'est pas fait. J'aimerais bien remettre ça. C'est une personne que j'admire beaucoup. Sa poésie me parle.
Julien GONCALVES
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